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Dimanche 28 septembre 2008
Quelques objets assez anciens mais qui servent encore , cela parait folklorique, mais pourquoi ne pas s'en servir. C'était leur usage premier autrefois.

Les fameuses bouteilles mystère : il ne faut pas se tromper.Les denrées dans les bocaux sont ainsi protégées des mites. Bien qu'inoffensives elles bouffent tout, et en plus se raillent de nous, mort aux mites-railleuses

La cruche mystère. Un très fort Calvados (cadeau d'un normand de passage ,
dort dans ses entrailles) attention c'est du très très fort. Bientôt elle sera vide,
mais quand ? Elle pèse autant vide que pleine, c'est vraiment trompeur.

Un joli beurrier authentique en argile et à double parois
Les deux trous servent à mettre de l'eau l'été, afin que
l'évaporation de l'eau à travers les parois d'argile poreuse
crée un semblant de fraîcheur.Je l'utilise à sec et je
 le met dans le frigo, c'est juste que c'est plus  beau
 qu'un morceau de papier alu 
 
par jupiter publié dans : Remontons le temps commentaires (25)    ajouter un commentaire

Mercredi 27 août 2008
LA FUSTE* DE CABASSE

Bon Dieu que cette paillasse  est dure se  dit lou gran Zé en se réveillant il faudra que je la remplume  avec de la bonne paille un de ces jours.
Zè, diminutif de joseph était un homme robuste et très rustre qui louait ses bras pour tous les ouvrages , aussi bien agricoles et de  bûcheronnage , que pour les travaux du bâtiment.

normal_bicyclette

En ces années 50 le boum immobilier  était encore  aussi loin que Mars, nul ne se doutait de ce qu'il allait arriver. Alors on retapait doucettement afin que les maisons ne s'écroulent pas complètement.
Les travaux de maçonnerie étaient essentiellement à visée agricole ou du rafistolage de maison. Point de grands travaux, juste quelques emplâtres de ci de là. Beaucoup de paysans faisaient ces travaux tout seul ou aidé par un manoeuvre, et vous savez il fallait faire "petit", c'est à dire pas cher. On travaillait comme des tchapacans* car personne n'avait appris. Faire appel à un maçon  , couquin dè sort, cela coûtait cher, il fallait casser la pignatte pour le payer.


Donc Zé ce jour là devait aider un paysan du village de Cabasse à poser une fuste entre deux murs pour consolider un cabanon qui menaçait de s'écrouler. Il était un peu en retard car il était passé au bar se jeter quelques rouges dans le gosier, à l'époque le vin était encore considéré comme aliment pour les travailleurs de "force".


Il arriva sur le chantier où il trouva le "patron" en train de se taper son déjeuner matinal sorti de son carnier*, quelques oignons blancs, du pain et un morceau de lard, et la bonbonne de rouge évidemment.

v_1042

Le café on connaissait pas , ici tout carburait au rouge pas cher. donc Zé en profita pour se "charger" un peu en prévision du travail de la journée.
Il fallait faire deux trous face à face pour introduire une poûtre, ce que ces deux couillons ne savaient pas c'est qu'il fallait faire un trou plus profond que l'autre afin que la fuste ait le débattement nécessaire pour porter également sur les deux murs.
Le paysan avait coupé une belle pible* bien droite et plus longue qu'il ne fallait, car il couperait ce qui serait en trop.

Old_wood_posts_cross

Lei traou ben fa mé la massette et mé l'aiguille* (les trous bien fait avec la massette et l'aiguille) il fallut faire renter cette poutre. Fan de pute , pas de mètre pour mesurer.
Cela n'aurait pas trop changer la choses car les mètres pliants en bois sont toujours amputés sur leurs dix premiers centimètres (bizarre constatation mais c'est bien vrai),  la faute aux accrochages répétés, alors  le système métrique et bé il n'est pas trop juste ici , cela dépend 96, 88,ou 94 cm peut être, et cela était source de bien de calculs compliqués pour arriver à "tout faux" en général. Même ceux qui avaient  le Certificat d'étude en poche ils étaient mal barrés avec des mètres de ce genre.
Qu'à cela ne tienne, nous avons les mesures anciennes, lou pan (empan*) lei dès (les doigts) la tible (truelle) et la martelette, et puis la ficelle.

Merdarum pas de ficelle.

Et voici ces deux ensuqués, un par l'alcool et l'autre  de naissance , sans doute  qui essaient de mettre cette fuste en place.
- oh zé combien il faut en couper ?
- per lou moument , une martelette, une tible quatre dei, et enca paou (pour le moment , une martelette, une truelle quatre doits et encore un peu)
Encore un peu représente les millimètres je pense !
Et zou un coup de loube* per enléva lou mouceou (pour enlever le morceau)
- fan de chichourle elle encore trop longue
Et re-zou  maï * un coup de loube.

loube_031

Tchilin, tchilin*, ils se rapprochaient avec des mesures bien à eux , genre encore un poil de couille et c'est bon.
A la fin la fuste entra, mais au moment de la poser dans les trous , Le paysan était court, il tira un peu et c'est le coté de Zé qui sorti du trou.
- Oh maistre, es un paou fouar aco  cresi qué la fuste es un paou courtou deï deu cousta. (oh maistre* c'est un peu fort ça, je crois que la poutre est un peu courte des deux cotés)

Cette histoire alimenta longtemps tous les Bars , Caroulets* et autres maldisants du coin.

Depuis lorsque les choses se présentent mal on dit : coumo la fuste dé Cabasse, couilloun


La génération McDO, Malboro, Carambar , Laser et Net  ne connaitra  pas ça, mais va apprendre à connaitre Sarko, et là c'est mal aussi.


*Fuste : poutre de chêne pour les riche et en  résineux pour les pauvre
*Carnier : en général gibessière en cuir, mais qui servait à tous les usages
*Pible : peuplier

*Empan : mesure ancienne mais encore employée en Provence, distance représentéepar la main grande ouverte entre l'extrémité du pouce et du petit doigt, environ 20 cm
*Loube : scie à deux mancherons à la lame souple , peux s'utiliser pour refendre des planches ou abattre de gros arbres
*Maï : encore
*Tchili-tchilin : doucement , pas vite mais surement
*Maistre : ici n'est pas employé comme maître , mais putôt comme  "oh, l'homme"
*caroulet : lieu où se rassemble des personnes tous les soirs pour "papoter" de tout et de rien , mais qui vous "habille" vite fait  (je ferai un article sur les caroulets qui disparaissent)

par jupiter publié dans : Remontons le temps commentaires (26)    ajouter un commentaire

Jeudi 14 août 2008

Je ne vois plus personne, ma porte et mon volet commence à manquer de peinture

Moi on m'a juste laisser une gouttière, je suis juste bon à ramasser un peu d'eau de pluie , et c'est pas beau en plus

Et alors ne vous plaignez pas, je suis en train de mourir


Pensez un peu à moi, aussi, voilà ce qui vous attend, et mon propriétaire passe à coté de moi , tout fier sur son tracteur sans me jeter un regard.
Je préfère, car le jour où il me regardera ce sera pour me raser et pas pour me reconstruire
par jupiter publié dans : Remontons le temps commentaires (32)    ajouter un commentaire

Lundi 28 juillet 2008
Potage aux Arapèdes (potage de misère du bord de mer)
 


Je vous conseille d'attendre que les estivants soient partis pour ramasser quelques arapèdes et faire ce potages de "pauvre".

D'habitude je les fais aux vinaigre, froides, en entrée (c'est meilleur), pour cette fois c'est un copain qui m'a demander de faire ce plat que plus personne ne mange il me semble? C'est en potage qui a un goût spécial et qui ne plaira sans doute pas à certains d'entre vous.

Ramassez les arapèdes dans les zones aux eaux claires et non polluées, je sais ce n'est pas très facile, mais en méditerranée, il n'y a pas de marée et il faut se mouiller les pieds en plus. Ramassez les petites vous verrez pourquoi. Mieux, faites les rammasser par votre copain en le flattant un peu, qu'il est le meilleur et qu'il n'a pas froid au yeux ??? et aux pieds

 

Donc pour environ 1 kg de ces petits coquillages très attachants,' un peu comme les hommes politiques qui ne veulent jamais foutre le camp) il vous faudra :

Quelques pommes de terre, fichtre elles sont chères et vraiment pas terrible
Un bel oignon
Un autre oignons parce que je n'ai pas de poireaux
Un bon bouquet garni, il y en a plein la colline et il faudra juste la ficelle
De l'huile d'olive anglaise*
Du poivre

Un peu de vin blanc sec
Un bouchon en liège

Pour le sel on verra

Laver les arapèdes à grande eau, les plongez dans de l'eau bouillante légèrement vinaigrée
Récupérez la chair et les sécher sommairement. 

Mettre dans le congélateur pendant 3 semaines minimum !!!! Ben oui c'est un coquillage coriace, ou alors les battre dans un solide torchon avec un bon bâton rond comme il faisait avant, pendant quelques minutes.

Dans une bonne casserole, je me demande un peu si vous cuisinez avec de mauvaises casseroles, mettre un peu d'huile d'olive et faire sauter les oignons émincés, légèrement les blondir, puis ajouter les arapèdes préalablement décongelées, si celles-ci se collent sur les parois de la casserole c'est qu'elles ne sont pas mortes.

Faire un peu revenir, non cela ne veux pas dire ramener à la vie, le tout, et arrosez avec un gros quart de vin blanc. le reste vous pouvez le boire en cachette.

Coupez les pommes de terre en très petits cubes, cela dépend de la grosseur de votre gosier et ne regarde que vous, il existe des mesure-gosier dans tous les bons commerces.

Jetez les pommes de terre non passées à l'eau, pour garder l'amidon qui fera un peu liant, dans la même casserole, bé oui pas à coté.

Ajoutez un joli bouquet garni, avec la ficelle neuve.

Poivrez., couvrir d'eau et mettre le bouchon en liège, lorsque le bouchon sera cuit les arapèdes le seront aussi (théorie du poulpe, non vérifiable).

Rectifiez   à souhait en sel ou autre chose qui vous plaît. 

Potages, si on peut dire, à manger entre amis qui connaissent, c'est très iodé.



N'oubliez pas le pain,
il calera un peu










* arapèdes : appelé berniques ou patelle, quelqu'un qui veut pas lâcher, genre homme politique qui s'accroche à son poste
* huile d'olive anglaise : mes voisins anglais cueillent leurs olives et montes leur huile en Angleterre' après quelques cadeaux à leurs amis anglais, ils redescendent le reste d'huile et me le donne car ils ne sont pas très amateur, bizarre, mais c'est comme cela toute les années
par jupiter publié dans : Remontons le temps commentaires (42)    ajouter un commentaire

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