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Dimanche 22 octobre 2006

Pas de mocassin Choucou aujourd'hui, le Jardinier épuisé se repose. Mais une petite histoire remontée du fond du blog que personne n'a lu, je pense.

Je vous l'ai dit, on m'habillait comme une fille

Mon papa c'est celui qui a la cigarette




L'histoire que je vais vous conter est assez répandue en Provence.
Les chasseurs de l'époque, chassaient vraiment, c'était une source de protéines animales non négligeable, surtout pour ceux qui n'était pas agriculteur et qui n'avaient pas d'animaux de basse cour.
Bref, le gibier était abondant mais les fusils pas très performants, c'étaient encore des fusils à chiens qui se rechargeaient par la bouche avec poudre, grenaille et bourre.
Tous ces éléments étaient introduits au fur et à mesure des coups de feu.

Aujourd'hui pour  Guiseppe la chasse était très bonne, des grives par dizaines passaient au dessus de sa tête. Bien que piètre tireur sa gibecière  était presque  pleine, mais les munitions commençaient à baisser, surtout les plombs, mais Guiseppe pensait aux nombreux pâtés que Joséphine sa femme allait pouvoir réaliser.(ben oui, niet congélo)
Tout d'un coup la grenaille de plomb vint à manquer, zut et re zut, je ne peux pas vous transcrire les injures en italien qui suivirent.
Mais Guiseppe n'était pas à court d'idée, avec son gros couteau il arriva à arracher les clous de ses semelles, les souliers étaient tous cloutés à l'époque, c'est vrai le projectile était assez  peu adapté, mais cela fonctionnait un peu et quelques autres grives vinrent s'ajouter aux autres.
Giuseppe en était quitte pour rentrer pieds nus, il ne fallait pas abîmer les chaussettes et il serait quitte pour faire ressemeller ses chaussures.
Les clous vinrent aussi à manquer. Il se rappela qu'il lui restait de vielles pois chiches sèches au fon du "carnier", bon se dit-il, on verra bien.
Il venait juste de recharger avec des pois chiches lorsque un chevreuil passa à portée de tir.
L'occasion était trop belle, mais extraire les pois chiches d'un fusil à bourrer était impossible, il aurait pu mettre les boutons en fer de sa vareuse, mais trop tard.
Il épaula, ajusta et tira en visant soigneusement la tête. L'animal perçu quelques picotements et parti à toute allure.
Giuseppe désolé d'avoir râté ce gibier de choix,  quitta son poste et rentra avec sa "cargaison de grives" pieds nus à la maison, les souliers autour du coup.
Le lendemain matin au café il raconta sa mésaventure en provençal mélangé de français et d'italien.
Ce fut une franche rigolade pendant de longues minutes, personnes croyait Giuseppe, le "chasseur aux pois chiches".
Chaque fois qu'il venait boire son café il y avait droit : oh tu gardes toujours tes pois chiches dans les poches on sait jamais". Bref il supporta cela toute une année.
Cet automne là il jouait aux cartes le dimanche se faisant chambrer comme d'habitude. Tout d'un coup un chasseur entra et s'écria "je viens de voir le chevreuil de Giuseppe"
- et alors ?
-Bé il y avait deux plantes de pois chiches à la place des bois sur la tête.


Certains rient encore d'autres sont "morts" de rire ce jour là à force de s'estrasser* . Personne ne cru le chasseur, et Giuseppe qui croyait sa délivrance arrivée par cette nouvelle, en reprit une "couche" ce jour là. Depuis cette blaque fait le tour du Var.


*S'estrasser : se tenir les côtes de rire


par jupiter publié dans : La cachina commentaires (24)    ajouter un commentaire

Samedi 21 octobre 2006

La suite comme promis

Mon, arrière grand père paternel : il Padrone

Résumé :

La première fois que choucou avait fait cela le jardinier avait un peu pleuré, car il croyait que choucou venait de prendre le large définitivement. Mais non, choucou revenait toujours.
Donc lorsque le malfaisant ouvrit la porte choucou bondi vers la forêt.
- ben merde alors ! il a senti venir le coup, pas folle la guêpe, mais je t'aurai, en plus tu me facilite la chose , je n'aurai pas à te traîner.
Il parti donc à sa recherche, mais cela se corsa, choucou était parti bien plus loin que d'habitude et il tomba sur  le territoire d’un gros mâle d'une centaine de kg, malgré ces petites pattes il parvint à échapper à ce monstre, mais celui-ci le coursait toujours.
Le mari à Fine se dit je vais faire une beau doublé avant la nuit, il mit deux belles balles dans son vieux calibre douze et épaula, il pensait déjà aux bonnes daubes, aux gigots bien tendre de choucou, aux multiples boites de pâté.
Il était prêt !!

 

Le doigt sur la gâchette, les deux cartouches toutes neuves dans les canons, il sentait déjà le cochon rôtir.
Clac, Clac ?????
- putain de merde, c’est quoi ce merdier ! Elles ont toutes neuves. Ohhh non !
Ce couillon c’était dans sa précipitation trompé de fusil, c’était celui qu’il devait mener en réparation à Marseille.

Les deux sangliers avaient un coude à angle droit en entendant seulement ces deux clac, ils ne sont pas si bêtes et ataviquement savent à quoi correspond se bruit, métal contre métal = fermeture de culasse = fuyons.

Finit la course poursuite, les deux sangliers courraient droit devant en faisant du bois (les sangliers en fuite ne regardent plus rien, ni genêts, ronce taillis, murets, fil de fer)Vous ne me croyezpas  pour les non initiés un sanglier peu courir à 35 ou 45 km/h et cela pas mal de temps, vous pouvez largement compter en kilomètres.
L’autre avec son couteau essayait avec son couteau d’ouvrir ce putain de fusil afin de sortir les cartouches. La crosse entre les cuisses il forçait avec ses deux mains.
Ce qui devait arriva, le coup parti, je vous laisse imaginer la suite avec le recul du fusil.

Au passage il se fit brûler les cuisses, arracher le pantalon, et bien roussir les roubignolles. Le fusil alla finir sa course dans un gros buissons d’arnavets (je ne connaît pas la traduction mais il faut savoir que les épines de ces impénétrables arbustes sont recourbées et acérées, genre ne me quitte pas), les ronces sont du doux gazon à coté de cette plante.
L’autre sautait sur place et essayait de voir l’état de son appareil reproducteur.
Ce con de fusil, il reviendrait le chercher après.
C’est donc en marchant les jambes écartées cul nu, qu’il rentra en faisant d’innombrables détours. Il approchait de chez lui, lorsque de bien entendu il tomba sur quelqu’un, et en plus une connaissance.

- éh bé, tu viens de te faire ……… que tu marches comme ça, ils étaient plusieurs ? oh putain ils t’ont piqué le pantalon en plus ! tu veux que j’aille chercher ta femme ?

- casse toi connard ! je me démerde.

- bon, bon ; je te laisse mais je sais pas si tes figues tiendront jusqu’au village elles sont vraiment pénèques (figues très mures plissées et très sucrées, prêtent à tomber au sol).

- casse toi se sont mes figues, ça regarde que moi.

- dommage que je n’ai pas un appareil photo, cela aurait fait un beau souvenir pour rigoler au bar.
Il échappa de peu à la pierre qui lui était destiné, et se cassa pour de bon,histoire de raconter au village à sa façon, l’histoire à s’estrasser (mourir de rire) pour de bon, avant que le grand mutilé n’arrive.
Bien entendu il y avait pas mal de gens qui le guettait au village, son histoire se raconte encore aux alentours, sa femme partit avec un beau mascle (bel homme mâle) car les outils de sont mari ne fonctionnaient plus.

Notre jardinier connu cette histoire que quelques jours après. Sa cuite terminée il remonta vers son cabanon.
Il comptait trouver du réconfort auprès de son Choucou, car les animaux restent fidèles quoiqu’il arrive.
La première chose qu’il aperçu fut la porte de l’enclos ouverte.
Il appela Choucou, pensant qu’il n’était pas loin, mais rien, pas de bruit, il pris la gamelle et tapa dessus, Choucou connaissait bien ce bruit, rien encore. Malgré la nuit il chercha partout, appela, en vain.
Au petit matin il finit par s’endormir au pied d’une matte (petit bosquet d’arbustes). Le soleil déjà haut le réveilla, il entreprit de gravir les petits sommets des plus proches collines pour que son appel porte plus loin.
Il imaginait le pire, toujours le pire, il fit le tour de tous les coins où les braconniers posaient leur vilaines « laçades », redoutant à chaque fois de trouver son choucou étranglé.
La faim, la soif le tiraillaient, mais il continuait. L’être humain a des limites, il se résolu à entrer dans la première bastide qu’il aperçut.
Il n’était même plus sur le territoire de sa commune, à vrai dire il ne savait plus rien, le soleil avait tapé fort ce jour là, la déshydratation avait fait le reste.
Sur le coup la vieille en noir le pris pour un clochard qui fait la route, mais non il n’avait rien sur lui, ni bâton ni gourdes, rien !
C’était juste une chose maigre. Elle appela son mari et le  posèrent à l’ombre. Il faisait pitié à voir, son état était critique, le mari jugea qu’un médecin était nécessaire.

On ne faisait pas venir un médecin pour rien, avant, ça coûtait des sous.

 
… / …
 
 
par jupiter publié dans : La cachina commentaires (22)    ajouter un commentaire

Vendredi 20 octobre 2006
Grosses excuses pour les visites aujourd'hui j'ai travaillé très tard, bises à tout le monde


Miracle il pleut, enfin du mauvais temps !



Pour me faire pardonner une petite recettes de pâtes de coings, admirez la mise en page bâclée, les photos minables et la recette approximative, Non je rigole pour la recette !!!!  Je sais vous attendez la suite du  petit Mocassin Choucou, mais il faut que je l'écrive, si vous voulez en savoirplus en attendant, je vous conseille ce site qui résume très bien la vie d'un petit marcassin élévé au biberon, histoire semblable à mon petit Choucou


Faire cueillir les coings par vos amis, c'est
beaucoup plus facile et gardez votre énergie
pour la recette.
Faire peler les coings par des petits doigts musclés,
les peler (oui je sais certains laisse la peau), et les
couper  comme vous voulez. Mettre un demi verre
d'eau dans une marmite et faire cuire à votre
convenance. Yapasplussimple.
Egouttez-les dans une passoire
Les réduire en purée avec  un infâme truc
en plastique vert.
Pour obtenir une purée bizarre
Pesez et remettre à cuire dans une marmite
avec son même poids de sucre
Faire réduire, touillez avec un cuillère en
bois jusqu'à obtenir une certaine résistance
puis versez l'épaisseur d'un grois doigt dans
 un joli plat provençal à touriste, ou dans
 de simples assiettes plates, c'est plus simple.
Laisser "prendre" pendant deux ou trois jours
selon le climat, puis la retourner et faire encore
sécher le temps qu'il vous plaira pour obtenir
la consistance qui vous convient, fermez la porte
et gardez la clef sur vous, on sait jamais !
Vous allez obtenir ça.Ou, si vous avez de la patience ça!!
Ouille le coup de flash.
Ce sont celles de l'année dernière.
Si les petit rats ne les mangent pas.
Bizarre ces coings passent par toutes les couleurs !



par jupiter publié dans : La cachina commentaires (24)    ajouter un commentaire

Jeudi 19 octobre 2006
ca c'est moâ, bon j'ai un peu grandi, mais je suis plus bête aussi

Le jardinier avait déjà préparé son mensonge tout au long du chemin.
- oh, cafetier de mes deux donnes moi un bon coup de fine* !
- ça vas pas t'é malade ? on te croyait mort!
- non il faut que je décrasse l'intérieur.
- sans dire; mais l'extérieur aussi.
- quoi quécejejé !!
- non rien, fit le retors commerçant.
- bon elle vient cette gnôle, il faut que je démonte la tronche, cette garce est partie enfin !
Il était arrivé à glisser sa phrase mortelle, comme il voulait.
- qué garce , glissa la loi?
- tu sais bien ce que je veux dire!
- non ! il y avait une femme chez toi, pas possible!
Le plancher craquait et l'air croustillait de plaisir en attendant la suite. Ah si les murs des Bars pouvaient parler.
- ah bon tu savait pas ? premier verre cul sec.
- tu veux rire ou quoi ? une femme chez toi laisse moi rire, t'a vu comme té fait et à quoi tu ressemble, "semble un pouar" (tu ressemble à un porc, mais porc en provence veux dire sanglier)
Deuxième verre, celui la c'était pour reprendre vraiment des force.
Tout le monde s'estrassait* de rire.
Toine lui porta le coup de grâce.
- pour moi tu couchais avec une truie (je ne vous met pas le mot en Provençal car c'est difficile à prononcé et à écrire) dans l'état que tu es je vois que ça.
- au fait c'est une porcasse* le sanglier que tu gardes (insulte suprême) ou c'est un pouar* ?
Toute sa minable mise en scène s'écroulait . Il avait la tête échauffée par les deux verres de fine dont il n'avait pas l'habitude.
- je te dis quelque chose lorsque tu vas espincher* les lavandières se laver à la "Fouan d'Amour" (fontaine d'amour), sale bordille, et quand tu vas voir Finette lorsque son mari est à Marseille.
Oh putain, merde ! il y avait le mari de Finette dans le bar ce jour là !!!!
... / ...
En provence il en faut plus que cela pour se battre, les insultes sont très courantes et quasiment dans le language de tous les jours, et ça ce n'est pas des blagues.
Juste un petit apperçu pour ne pas trop choquer.
"Oh putain de con, merde j'ai oublié la clef"
Bon passons cette apparté qui pourrait faire un article plus tard.

- je sais ce que fait ma femme et je te réserve une surprise Toine, enfin une demie surprise , à force de te ballader soi disant dans la colline et de mettre des laçades (collet de braconnage) fait gaffe de ne pas te prendre dans une grosse laçade à sanglier, tu serais beau avec la langue bleu et les yeux cavés par les agaces (pies) , et y  aurait pas beaucoup de gonzesses pour ton enterrement , charogne !

Des mots , toujours des mots. Tout compte fait le mari de Fine  ne se mouillait pas du tout, ces laçades tous le monde peux en mettre, et par cette manoeuvre le Toine serait bien embêté pour se promener sans faire attention dans la colline.
D'un coup sa fureur contenue tomba sur notre pauvre jardinier.
- et toi vieux pourraque (pire que sale et sentir mauvais) ça te regarde ce que fait ma femme, occupe toi de ta truie, vieille brêle.
Notre pauvre jardinier était presque content d'avoir planté ce merdier, mais il était un peu empêgué (saoul), un peu, faible est le mot. Il voulut dire une méchanceté de plus mais il s'écroula sur le parquet.
Le cafetier en avait vu d'autres.
- oh , vous pouvez pas le sortir il pue , et l'assoir à l'air, ça lui fera du bien , et à moi aussi vu qu'il consomme plus aussi, merde alors!
Et, hop, dehors il se retrouva, mais pas en état de rentrer chez lui, il s'escaffagna  (intraduisible) comme un merde, dans les caisses de vin vides.
Pendant ce temps à l'intérieur la température montait, mais le cafetier savait désamorcer les crises.
- putain , tous les deux , vous avez finis oui ! ou alors vous continuez dehors,  ya des gens qui veulent être tranquilles ou jouer aux cartes peut être, merde alors ! allez je sers une tournée générale !
Merde alors ! était assez courant dans sa bouche.
Rien de tel pour ramener le calme, mais il étaitcertain que les deux finiraient par se taner ou se tuer, ils prirent la porte chacun de leur coté et bien sur plus question de se croiser dans les rues, c'est comme ça encore ; et cela sera une autre histoire.
Les autres à l'intérieur continuèrent leurs bavardages , bien sûr, sur le dos de Fine et autres. Vous m'avez compris* (expression très usuelle ici)
Le mari de fine qui avait pris la honte à cause du jardinier alla de ce pas jouer un tour de con pendant que l'autre cuvait.
Il prit sa pétrolette son fusil et monta au cabanon du jardinier !
Ouais on ne sait jamais avec ces sales bêtes, et puis je me faire un sanglier bien dodu, car je suis sûr qu'il le nourrit mieux que lui même.
Mais il faut que le l'attrape et que je le tirasse bien loin pour le tuer et qu'il ne trouve pas de traces de sang.
La journée baissait et l'ombre commençait à tout masquer.
C'était un temps idéal, il n'emporterai que les bons morceaux pour ne pas trop se charger, le reste aurait vite disparu, avec tous les charognards qui rodent la nuit.
En arrivant la haut il tomba sur un vrai foutoir, l'intérieur ressemblait à une renardière et sentait lou felun  (odeur de fauve prononcée), mais c'était l'enclos du sanglier qui l'interressait.
Depuis qu'il pesait environ 35 kg , le jardinier avait fait un enclos grillagé pour choucou, en effet celui ci faisait trop dégâts lorsqu'il était libre dans la maison.
Choucou couchait donc dehors avec une petite avancée de tole ondulée pour s'abritter des rares pluies.
Sa porte avait un simple loquet sans cadenas quelconque, pourquoi faire d'ailleurs !
Bonne pâte comme tous choucou vis arriver cet homme comme un visiteur, en poussant avec son groin contre la porte il lui fit comprendre qu'il voulait sortir en promenade, comme le jardinier l'avait habitué.
Notre petit cochon connaissait les heures mieux que nous, et l'absence de son maitre lui paraissait bizarre.
Tout les soir, le jardinier ouvrait l'enclos , et choucou partait à fond de train vers la colline toute proche, et quelques minutes après revenait se blottir contre son maitre, Pourquoi ? mystère.
La première fois que choucou avait fait cela le jardinier avait un peu pleuré, car il croyait que choucou venait de prendre le large définitivement. Mais non, choucou revenait toujours.
Donc lorsque le malfaisant ouvrit la porte choucou bondi vers la forêt.
- ben merde alors ! il a senti venir le coup, pas folle la guêpe, mais je t'aurai, en plus tu me facilite la chose , je n'aurai pas à te trainer.
Il parti donc à sa recherche, mais cela se corsa, choucou était parti bien plus loin que d'habitude et il tomba sur  le territoire d' un gros mâle d'une centaine de kg, malgré ces petites pattes il parvint à échapper à ce monstre, mais celui-ci le coursait toujours.
Le mari à Fine se dit je vais faire une beau doublé avant la nuit , il mit deux belles balles dans son vieux calibre douze et épaula, il pensait déjà aux bonnes daubes, aux gigôts bien tendre de choucou, aux multiples boites de pâté.
Il était prêt !!


.... / ...
par jupiter publié dans : La cachina commentaires (19)    ajouter un commentaire

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