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Jeudi 2 novembre 2006

Comme je ne sais pas si je  serais encore ici au printemps qui nous attend, je vous conseille cette petite recette. Mettez y tout l'amour que vous avez et vous aurez un petit délice.

Tout d'abord pleins de petits coeurs en pâte de coings pour vous toutes
et tous. Pour les amateurs la recette est


Cette recette n’a rien d’original, mais c’est un régal en Provence, une recette de famille qui se réalise à la fin du printempse à cause de la venue de ces légumes seulement à cette période. Les légumes qui composent ce petit ragoût, sont de première importance. Ils doivent être frais, et jeunes, ils conditionnent à eux seuls la qualité gustative de ce plat rustique mais délicieux.

petits artichauts violets de Provence du jour    

6 toutes petites carottes 6 cm environ arrachées toutes fraîches du jardin, rincez-les seulement, ne pas lever la peau

4 ou 5 lardons (facultatif, mais à faire blanchir)   

2 pommes de terre moyenne nouvelle, ou quelques petites rondes

1 oignon blanc moyen   

1 gousse d’ail frais pelée écrasée avec le plat du couteau   

Une toute petite branchette de thym (attention pas de laurier) 

1 demi citron (pour empêcher les fonds de noircir)   

1 poignée de petits pois primeurs (garder quelques fanes tendres)

  

1 petit cœur de laitue   

Sel, poivre  

Si les artichauts cueillis ont quelques pucerons (absence de pesticide), plongez-les dans une bassine d’eau additionnée de vinaigre 

Emincez finement un oignon blanc et faites le revenir doucement dans une cuillère d’huile d’olive.

 

Tournez les fonds d'artichauds correctement, coupez-les en quatre, citronnez-les et réserver dans de l’eau fraîche , mais pas trop longtemps tout de même

 

Mettre dans le poêlon les petits pois écossés, les pommes de terre coupées en morceaux (grosseur d’une noix),  les morceaux d’artichauts, les carottes, la branchette de thym, la gousse d’ail écrasée sommairement, les lardons   

Saler légèrement  

 

Ajouter 3 ou quatre cuillères d’eau et faire suer doucement à couvert 7 à 8 minutes environ  

 

Couvrir d’eau tiédie (attention pas de bouillons ou de fonds, les légumes seuls suffisent à donner leur plein arôme) un petit doigt seulement au dessus des légumes ;  

 Ajouter le cœur de laitue et quelques fanes de petits pois dont vous aurez au préalable retiré la petite peau extérieure, avec le coin de l’ongle, ou en cassant simplement la fane à son extrémité et tirer la peau comme le fils de haricots verts  

Laisser cuire doucement à découvert, surveillez les légumes en les piquants, ils ne doivent pas fondre, se sont des légumes délicats.   

Rectifier l’assaisonnement.  Poivrez

 Dans une petite assiette préparer une petite liaison avec le jus de cuisson, un peu de farine et une minuscule noisette de beurre.   

Lier le tout délicatement.   

C’est tout.   

 

Si vous ne pouvez avoir la chance d’avoir ces légumes extra frais, faites pour le mieux avec ceux du commerce, le résultat est très différent. Mieux, faites vous inviter par des personnes qui la réalisent encore ainsi.  

 

Comme je suis un peu étourdi (genre oubliez les cerises dans un clafouti, c'est vrai), je peux avoir oublier un ingrédient, signalez-le moi s’il vous plaît. 

 

par jupiter publié dans : Spécialités provençales commentaires (22)    ajouter un commentaire

Dimanche 29 octobre 2006
Mon petit papa apprenti, à gauche
Il faut un chou blanc bien dur, on le coupe en quatre et on le fait blanchir dans une marmite d'eau salée.
On fait cuire le chou à part (pendant ce temps on s'occupe de la viande) et on l'égoutte à la fin de la recette. (C’est un peu brouillon, mais ce sont des notes prises sur le vif, et que je n'ai jamais mis au clair)
Pour la viande on peut prendre du veau, de l'agneau ou du chevreau.
Couper la viande en petits morceaux et les faire revenir dans une cocotte, avec de l'huile d'olive.
Hacher un oignon et le faire revenir avec la viande qui est déjà un peu frite.
Ajouter l'ail et du persil haché, un verre de vin blanc;
Lorsque le vin est en partie évaporé, on saupoudre d'un peu de farine et on tourne de façon que tous les morceaux de viande soient bien enrobés de farine.
On verse un bol de bouillon, ou de l'eau avec un cube de poule au pot, lorsque le liquide est chaud on sale, on poivre, et on laisse cuire à feu doux.
On passe au chou qui en principe doit être cuit, on l'égoutte, et on le découpe en morceau assez gros.
On prend alors un plat à gratin en conséquence, dans lequel on dispose, une bonne couche de chou et une bonne couche de blanquette, et on recommence l'opération jusqu'à épuisement des ingrédients.
On passe le plat au four 200/220 pendant un bon quart d'heure (tu essayes de comprendre entre un bon quart d'heure et une petite demie heure, ici c'est toujours comme ça. Ou tant que ce n'est pas cuit, avec ça on est avancé).
Cela fait partie des plats très économiques, à l'époque ou il y avait les choux dans le jardin et les chevreaux dans la colline. Stop j'arrête ce n'est plus de la cuisine c'est de l'histoire provençale et là il y en à des kilomètres
Estèbe peux à la rigueur reconnaître, c'est un hôtel très renommé dans les années trente.
A  Megève , oui , mais son nom
par jupiter publié dans : Spécialités provençales commentaires (14)    ajouter un commentaire

Lundi 9 octobre 2006

 

8 belles pommes de terre à purée

2 œufs durs + 1 jaune pour la mayonnaise

8 beaux cornichons

1 boîte de thon au naturel

1/2 poignée d’olives noires

Quelques câpres au vinaigre

Quelques cuillères à soupe d’huile d’olives

Un peu de lait si besoin est (pommes de terre trop farineuses par exemple)

Sel, poivre et une pointe d’aïl  

Cuire les pommes de terre avec leurs peaux

Faire durcir les œufs

Dénoyautez les olives et les hacher grossièrement (si si vous pouvez leurs dire des grossièretés)

Coupez 6 cornichons (c’est paillard la langue française, Corps Nichons) en quatre et les hacher finement) les deux autres serviront pour la décoration.

Egouttez le thon et l’émietter

Prendre un bon saladier en verre

Ecalez les œufs durs et les écraser finement avec une bonne fourchette (le choix de la fourchette et très important)

Par alternance vous allez écraser les pommes de terre pelées encore chaudes, mettre un peu d’olives, de sel (attention les olives noires sont salées), de poivre, de câpres, de thon, d’huile d’olives, et toujours mélanger  le tout jusqu’à épuisement des pommes de terre, si c’est trop compact ajoutez un peu de lait.

Tassez bien dans le saladier.

Mettre au frais

Râpez avec une râpe à muscade un moitié de gousse d’aïl dans un petit saladier  et montez une mayonnaise pas trop relevée en sel, réserver au frais

Prendre une spatule de professionnel, sortir le saladier du frigo et décollez soigneusement tour le tour du pâté, la spatule doit épouser le contour du saladier et démouler sur une assiette assez large.

Si vous n’avez pas de spatule convenable, avant de mettre au frais le saladier, huilez l’intérieur d’un autre saladier et transvasez le pâté tiède dans celui-ci le démoulage en sera facilité.

Décorer le pâté qui a une forme de dôme avec les deux cornichons coupez en lamelles fines et quelques olives noires entières, mais je vous laisse le soin de le décorer à votre façon.

Servir avec la mayonnaise aïlée, vous pouvez même faire une aïoli. 

 

Ma grand-mère le faisait, ma mère aussi, et moi je ne sais toujours pas comment cela s’appelle ni la provenance de cette recette toute bête.


Aco es un estanque fam*  

 *ça c’est un coupe faim   Estanquer = arrêter

par jupiter publié dans : Spécialités provençales commentaires (19)    ajouter un commentaire

Mercredi 4 octobre 2006

 La Brandade de Morue (source Gustave Garlin 1889 et Reboul) 

 

Il faut de la bonne morue pas trop trempée et bien écaillé, la faire dessaler  une nuit (12 heures dans de l’eau fraîche) auparavant.

Faire cuire en démarrant à froid, enlever l’écume et au premiers bouillons retirez-la du feu.

Enlever soigneusement toutes les arêtes, mais il vaut mieux laisser la peau qui aide à la réalisation de cette recette.

Mettez tous vos morceaux bien triés dans une casserole et réservez la au chaud.

Dans deux autres casseroles maintenez au tiède (c’est important) du lait, et de l’huile d’olive.

Commencez par mettre avec la morue, une cuillérée d’huile, puis travaillez fortement avec une cuillère en bois, de façon à bien écraser les morceaux contre les parois de la casserole.

Ajouter de temps en temps et petit à petit, une cuillerée de lait et une d’huile, alternativement.

Tourner constamment la cuillère en bois.

L’origine du nom brandade vient de (branler ou brandir).

Quand la préparation commence à devenir crémeuse et que l’on ne distingue plus de morceaux la préparation est terminée.

Attention, il faut avoir une chaleur modérée sous la casserole, autrement l’huile se sépare de la préparation. Le lait et l’huile qu’on ajoute  doivent être tiède.

Les morceaux doivent être bien broyés au début.

Il faut manier continuellement la cuillère sans avoir peur de forcer.

On peut piler la morue au mortier avant de la mettre dans la casserole, c’est plus facile.

Assaisonnez raisonnablement avec,  poivre blanc, un jus de citron, une pointe de muscade râpée et de l’ail ; certain mette un morceau de zeste de citron finement râpé.

Rectifiez en sel, mais attention goûter avant, ne pas oublier que c’était de la morue salée.

On peut dresser dans une assiette avec des croûtons frits.  

Il y a bien sur d’autres façons de réaliser de la brandade, en voici une, certes pas la plus facile.  

Certains mettent quelques lamelles de truffes, en farcissent des vol-au-vent, ou des fleurons en feuilletage, mais là on s’éloigne de la cuisine provençale familiale.

En réalité c'est assez compliqué à réussir, mais c'est la vraie recettes

par jupiter publié dans : Spécialités provençales commentaires (8)    ajouter un commentaire

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Le Gavot : la plupart des régions de montagne, quelques vallées italiennes.
Le Rhodanien : le long du Rhône et la Camargue.
Le Maritime : de Marseille au fleuve Var. Au Nord, jusque vers Castellane.
Le Nissart : le comté de Nice, du fleuve Var à Menton.
Source : Notre aimable Nadine de Trans

 

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