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Vendredi 10 août 2007
Milles merci à toutes et tous, vous êtes tous très gentils de me soutenir le moral.

Vous vous demandez comment je vais pouvoir  écrire une histoire drôle , alors que le moral est en dessous de zéro? Tout simplement parce qu'écrire m'occupe l'esprit et m'empêche de broyer du noir.

 9 août 18 heures un énorme feu vient de se déclarer sur la commune de Vinon sur Verdon, le panache traverse entièrement le département , du Verdon au Maures

Le Salaire de la Peur 1/2

Petite historiette ayant pour référence le célèbre film en noir et blanc de Henri Georges Clouzot avec Yves Montant et Charles Vanel.
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Ce jour là, il fallait que je m'occupe les mains et l'esprit, alors quoi de mieux que de faire une soupe au pistou qui prends beaucoup de temps. Me voici donc parti pour une bonne matinée d'épluchage et de touillage, mais en cours de route , vu mon frigo vide, il a fallut que j'improvise une fausse soupe au pistou, n'ayez crainte , c'est bon tout de même, les estivant s'y casseraient le nez, ou plutôt la bouche.
Merdum mon basilic était tout pâle , minable, c'est normal je n'arrose plus rien. Faire du faux basilic cela est assez difficile. Trouver du basilic dans les bois ça c'est impossible même pour un blagueur,. Vous avez plus de chance de tomber sur une mini plantation de cannabis.
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Basilic, basilic ? En plus j'en avais fait une grosse gamate*, presque pour un régiment. Bref la soupe était cuite depuis longtemps et point de basilic. Cette cogitation m'avait mené au alentour de 18 heures , et oui on réfléchit lentement dans le midi. Soudain un petit neurone caché me dit:
- jupi, ton collègue le confiturier , il a plein de basilic.
Pinaise, c'est vrai, en plus du bon vrai basilic qui sent bon, et pas du basilic de serre. Mais je me voyais mal me pointer en disant:
- Salut je te pique un peu de basilic parce que j'ai fait une soupe au pistou etc.... et en plus il aime cette soupe.
Bon, allez autant monter la soupe au pistou chez lui et la manger en famille , c'est mieux. Et vas y que je cale la marmite dans le coffre de ma petite AX  toujours vivante, et hop en route Simone .
Ah, oui, vous vous dites : elle est bien rouge cette soupe ? ben ouais, comme je n'avais plus de tomates j'ai un peu trop forcé sur le coulis.
Et c'est quoi à coté Giandor ? c'est du chocolat Suisse ramolli par la chaleur de la soupe et du temps. Voilà vous savez tout.
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Zou, on va y aller doucement, et voila que je me rappelle que j'habite à la pente, aïe ; aïe,
Molo jupi, vas doucement comme disait Killy en 1968. Bè, doucement avec tous ces enfoirés de touristes qui roulent au milieu, ho ici les routes sont étroites counas*
Traversée du village épique, slalom entre les piétons, puis côte pendant 6 km. Je roulais comme sur des oeufs, en essayant de pas faire un bouchon , vitesse maxi 25, le temps était lourd et déjà j'escoulantais*et une odeur de soupe commençait à poindre
Tut, tut !!!
- Et merde! passe couillon avec ton 4x4 plein de roues, oh je transporte quelques choses de fragile Môa.
Et c'est à cet endroit de ce périple que m'aparu le Seigneur, non la similitude avec le Salaire de la Peur, Vanel suant assis sur la mort.
Qôa, la soupe au pistou c'est pas dangereux ?
Ho , les haricot ça pètent !!! même en noir et blanc
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5 kilomètres plus loin un éclair de lucidité éclaira mes pauvres neurones affaiblis,
- Con, tu pouvais la mettre dans la cocotte minute !!
Ben mouais , on est con dans le midi.
6 kilomètres , ouf ! quoi ouf ? et le chemin en terre, la vache . Il y en avait que 50 mètres, mais 50 mètres dans les cailloux c'est beaucoup pour une soupe .
Crac, crac, première pierre, l'Ax encaissa le choc pour la première fois ! oui , je vois vous vous dites jupi va nous faire sur 50 mètres le chemin de croix de Jésus.
Meuhhh, non! c'est juste pour vous faire comprendre que ces 50 mètres allaient être aussi long que les six kilomètres auparavant.
Oui; jupi est bête , il aurait pu arrêter la tuture et porter la marmite à la main.
Tout d'un coup je vois le collègue qui arrive et me demande
- t'as crevé que tu vas si doucement, oh putain t'es malade tu coules l'eau !
- et non, con, c'est cette putain de soupe au pistou, en plus ton cheming est pourri de trous, (notez que les trous ne sont que des bosses à l'envers)
- oh gaga, tu veux pas que je te fasses une autoroute , aussi, oh  elle sent bon ta soupe !
- tu parles il doit y en avoir plein le coffre
- pourquoi tu l'as pas mise dans une cocotte minute ?
cric,cric,cric, fit le couteau que l'on remue dans la plaie
- non , pourquoi ? dis-je d'un regard angélique qui larde de couteaux
Bref 38 mètres plus loin j'ouvris le coffre sur le désastre, enfin, juste un petit désastre.
Pas plutôt sorti la marmite, que  sa meute de chien sauta dans le coffre pour lécher les restes.
Bonnard pas de nettoyage.
Je vous passe les détails de la confection du pistou, le repas etc.....par contre le retour avec la marmite vide fût mouvementé, très mouvementé , mais cela est pour demain

suite domani
*gamate : auge , par déformation grosse marmite , grosse quantité
*counas : forme gentille de connard
*escoulanter : transpirer à grosses gouttes
par jupiter publié dans : Galèjades commentaires (16)    ajouter un commentaire

Dimanche 5 août 2007

je ne suis pas mort, je n'oublie personne , j'ai lu les commentaires ,puis juste envoyés quelques mails , comme d'habitude j'ai dû oublier beaucoup de monde, ne vous fachez pas mais il me faut un peu de temps, je le ferais en plusieurs fois

pas de suite prévue ,je ne sais plus et j'ai beaucoup de mal à fixer mon attention car j'ai un truc qui me ronge la cervelle, non je ne fais pas de bêtise
gros bisous à toutes et tous
Cadeau d'un ami
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petite Citation

« pour foutre en l'air un système Linux vous devez travailler spécifiquement à cette tâche, pour faire la même chose sous Windows vous devez simplement travailler sur votre PC »

par jupiter commentaires (64)    ajouter un commentaire

Dimanche 5 août 2007
Suite et fin du Tipi électrique.

.......quelques uns et unes étaient vaguement réveillés , mais sans doute en plein rêves éveillés. J'étais téméraire en ce temps là, mais pas rassuré pour la suite.
- putain , anette t'as pas un truc fort pour les réveiller tes zoizeaux de nuit.
- bien tu sais on a plutôt des trucs qui endormen, des trucs cool
- tu vas voir je vais leur balancer le jus où je pense ils vont se bouger le cul!
- cool patrick, je te vois bien énnervé, positive un max , prends-le du bon coté (je vous évite les blagues à deux sous grivoises , à souhait)
- Cool, cool, cool, évidemment avec l'herbe et autre subtances que vous prenez, tout est cool, oh ça fait deux heures que je suis ici, juste pour une ampoule de merde perchée en galère dans une tente de mes couilles , hoooo annette je crise là. ! et mon patron il va dire quoi ?
- et alors prends ton temps, krishna nous enseigne la patience
- et la fornication aussi ! non la j'invente
- je te préviens je vais poser l'échelle contre la toile , te plaint pas après !
- ah non !
- alors réveilles un de tes singes et fait le monter au poteau !
- ils sont si fatigués de la nuit
- je vais le secouer ou les griller comme des porcs , oui!
Manifestement la fumée et les thés ne faisaient pas bon mélange, le pire c'est que je m'en appercevais presque.
- allez viens dehors tu vas te calmer, à ce stade là on va se fumer une clop tranquille tous les deux et ça ira mieux
J'ai pas percuté, je devais avoir pris déjà une bonne dose dedans, clop, clop, pourquoi pas .
- ça vas pas tu as l'air tout drôle, je préfèrais quand tu étais énervé
- beuuuuuh, c'est bizarre on dirait que je plane sur le dos d'une libellule qui a des hoquets.
- viens sous la terrasse , près de la maison , je vais te mettre un linge mouillé sur la tête
- oui anette , mais une serviette avec des fleurs oranges alors !
Me voila allongé sous la terrasse au frais avec une espèce de turban humide autour de la tête qui devait avoir triplé de volume. malgré la tête qui flottait vaguement, me voila parti en train de lutiner Annette qui était fort appétissante. Qoâ, vous n'avez jamais été jeune en 70 ?
Bref l'affaire était bien engagée , lorsque j'apperçois  la R16 Renault bleu flashi de mon patron arriver.
- oh, petit couillon c'est Léopold qui te parles
Mauvaise limonade, quand il disait son vrai prénom , c'était pas bon.
- tu joues au fakir lubrique maintenant, pendant les heures de travail, t'as fini au moins.
- heuuu, presque, j'attends de l'aide
- en ce moment je vois que tu es bien aidé, tu te démemerdes pas mal , t'as pas choisi une vilaine, debout et qu'on en finisse, c'est où feignasse.
Gniii, gniii, quelques explications plus loin on arrive au Tipi
- c'est quoi ce "chose" ?
- rien patron , juste un Tipi, il y en a beaucoup dans la région
- pfeuuuuuuuuuuu ! ce qu'il ne faut pas entendre! oh t'as fumé quoi ?
Anette restait muette, les colère à Léopold étaient connues dans tout le village (vrai)
Bref;

J'ai oublié de vous dire que l'été mon patron marchait tout le temps avec des tongues infâmes, alors que moi en short j'étais obligé de mettre de gros souliers en cuir (dans le batiment il ya toujours de méchantes choses qui trainent, rester sur les barreaux d'une échelle pendant deux par exemple avec des semelles fines c'est une torture) avec de fortes chaussettes, vous voyez la dégaine lorsque j'allais boire un coup au bar pleines d'estivantes, Casséééé !!!
Et crac le Monsieur se pique le pied juste en entrant dans le Tipi, mais non pas sur une seringue , hola on était en 70 , mais juste période herbes de chanvre.
C'était tout bêtement une épine de cade sèche, ces couillons faisait brûler du cade pour que la fumée les purifie.
Il venait donc de s'imaginer le pire, en plus c'était un sanguin le Monsieur, je vous dis pas le cri, même le grand manitou aurait perdu toutes ses plumes. Les indiens d'occasions aussi. Pardon eux ils perdaient les poils.
- lopettes , tas d'enculés de merde, c'est une porcherie ici, "vaou garça fué qui dedin per tout désinfecta, dgens et besti" -je vais foutre le feu la dedans pour tout désinfecter, gens et bêtes- et où elle est cette panne ?
- la haut, j'attendais que les gens , pardon lopettes, se réveillent pour qu'ils me tiennent l'échelle à coulisses
- vouai, vouai ! en attendant c'était pas l'échelle que tu avais dans les mains. Tu vas voir un coup de tronçonneuse et je vais te la raccourcir moi, la perche. Si je ne vais pas à l'ampoule ............(là, jupi t'es nul)
- non dit annette d'un coup, on se la changera  nous même.
- c'est pas beau çà, trois heures que mon couillon de biche (c'est moi) branle rien , et il faut plus rien toucher en plus ! non mais !
- allez zou , arrives toi, tu viendra finir ce dépannage ce soir après tes heures de travail, et gratis.
- pas de problème patron, je vais y arrivé tout seul, j'en suis sûr.
- je l'aiderais dit anette
- j'y compte dit Léopold

Heureuse époque, patron compréhensif, pas de DRH, no problemo, ainsi se passait la vie dans nos petits villages


Plus tard dans l'atelier au retour , Léopold me dit : il faut toujours satisfaire la clientèle, mais , apprès avoir encaissée la facture.
Pas folle la guêpe

Je m'excuse de vous avoir obligé à lire ce tissu de bêtises.


par jupiter publié dans : Galèjades commentaires (15)    ajouter un commentaire

Samedi 4 août 2007
Petit coucou de coquinou mon renard

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C'était il y a bien longtemps,  en 1970 exactement, je travaillais comme électricien chez mon patron Léo, un bon vivant et farceur dans l'âme. Le travail était moins stressant que maintenant et tout se déroulait dans une bonne ambiance dans ces métiers du bâtiment.
Depuis peu j'avais mon permis en poche et mon patron me lâchait dans la nature tout seul au volant de "l'estafette blanche".

Un matin au petit déjeuner, oui Moâ j'arrivais à l'heure à l'atelier , ou alors c'était lui qui était en retard, il me dit :
- Il faut que tu aille dépanner le Tipi d'Annette, gàri*
- Comment ça un Tipi, un Tipi indien ?
- Pourquoi, tu as déjà vu des Tipi provençaux ?
- Heu non, mais un Tipi en panne  jamais.
- Allez , vaï*, couillon au moins tu sera moins bête après, tu me raconteras. Et traine pas trop què, pistachier*

Annette était un peu exentrique ça je le savais sa mère aussi d'ailleurs, mais bon un Tipi ! Dans ces années là il ne fallait s'étonner de rien. Il y avait une tribu babacool d'ailleurs qui avait un camp à Salernes  dont le chef s'appelait "Cheval Debout", vrai, cela paraissait régulièrement sur nos journaux car ce "Cheval Debout" n'avait pas d'atomes crochus avec le Maire de cette localité. Ce pauvre maire venait juste d'arriver à faire partir un faux camp de Touaregs, mais ça c'est une autre histoire . Non, mais ! des touaregs sous les pins, avec des chameaux en plus

Donc Anette + Tipi, pourquoi pas. Tipi + électricité , heuu!
Tchilin, tchilin* je me rends donc chez sa mère afin qu'elle m'indique l'endroit où sa fille avait planté son Tipi, c'était à cent mètres de la maison, pas folle l'Annette, Tipi oui, mais wc et douche pas loin.
Mazette c'était un vrai Tipi, un vrai de vrai, c'est grand ces machins. Je pense que c'était un vrai importé , il était magnifique, déco et tout et tout.
- Smac, smac , bonjour annette qu'est ce qu'il t'arrive
- Depuis le milieu de la nuit il n'y a plus d'électricité dans mon Tipi
-Tu as le courant la dedans ? et il vient d'où
- bé oui , on est pas des sauvages, le câble vient de chez ma mère.

Je me suis dis c'est bon c'est une biquette qui a dû bouffer le câble , il y avait des biquettes partout, babacool = biquette = fromage de chèvre.  J'en vois une avec les poils tout hérissés, c'est pas vrai je rigole. Donc je suis  la gaine et là , pas de surprise le câble était intact, pourtant j'étais prêt à dégainer , "elles sont cons tes chèvres". Après sondage du départ cela ne pouvait venir que de l'intérieur de cette casba en toile.
Je rentre dans le Tipi, et alors là , surprise, tout le pourtour était occupé par de grandes banquettes recouvertes de fourrures plus ou moins synthétiques, avec des poils de bêtes et d'autres poils connus, et sur ces banquettes, des corps humains tout mélangé, gonzesses , mecs et même des hybrides,  qoâ, vous voulez un dessin, un vrai puzzle.
1970, cela vous dit quelque chose, bon, Woodstock aussi, et bien j'avais devant mes yeux une bactérie de Woodstock en gestation, prête à proliférer.
Canettes pêle mêle, fumée omniprésente, odeur indéfinissable. Bof, je vais faire le blazé; me dis je. Sans faire attention aux centaines de kilos de chair je lui demande :
- il aboutit où ce câble ?
- là dessous, sous la banquette près du frigo?
Ben oui, boivent pas tiède les hippies sans lit. Il y avait un moulon* de multiprises dans les fourrures morpions compris, de quoi foutre le feu mille fois. Guitares, amplis etc......
- mais patrick c'est la lampe qui ne  fonctionne pas
- où la lampe ?
- la haut à coté de la boule
Malgré le brouillard épais et persistant je voyais une boule à facettes et un projecteur tournant à gélatine , tout en haut du Tipi.
- oh annette comment t'as fait pour quiller ça la haut, putain c'est haut ?
- on l'a mise en montant les perches banane !
- ah, et comment je fais pour monter la haut ?
- t'as pas d'échelle ?
- si ensuquée de la lune, mais double si haute non, et simple je l'appuie où, sur les murs ! pfeuuu !
- ah ouais ...et si on te tient l'échelle à tous
- avec qui, tes zombies d'en bas, t'es fadade ou quoi? tu veux pas que je te mette  un paratonnerre à connerie aussi ,parce qu'ici  elles tombent drues il me semble !
- attends encore un peu ils dorment, après tu verras ils sont forts.
- forts ? fort de graisse et de bière oui, tas d'avachis, végétariens, là je pense au haschish.
- viens on va boire un thé chez ma mère, on va bien trouver un moyen.
Et oui annette était anglaise mais qui parlait le franglais avec l'accent de provence, si ça existe !
Ouf de l'air pur, j'avais peur qu'elle me fasse boire une mixture quelconque au ginsens où autres bizarreries poivrées, ce coup la , elle me l'avait déjà fait.
Quatre thé au citron normaux plus tard j'étais survolté, et puis bon le temps passait, mais à l'époque le téléphone était rare et les portables fonctionnaient encore au silex, belle époque tout de même. On était pas emmerdé tout le temps.

Bref, retour dans le Tipi des bras cassés..........

Suite demain.
*gàri : pitchoun , petit garçon affectueusement , mais cela veut dire rat en réalité
* vaï : allez, allons y
*tchilin, tchilin : doucement , doucettement
*moulon : un gros tas , beaucoup, un moulon de sable, amoulonner , faire un tas
par jupiter publié dans : Galèjades commentaires (16)    ajouter un commentaire

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Source : Notre aimable Nadine de Trans

 

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