le chasseur de geais 2/5

Publié le 1 Mars 2016

Le chasseur de Geais (2/5)

 

Suite de ce lamentable récit.......2/5

 

Depuis plusieurs jours, il retournait souvent au même endroit, c’était un bon coin. Comme tous les bons coins (exemple : les coins à champignons, non ! pas les coings aux champignons, je sais que vous aimez les recettes zarbies mais je ne vous conseille pas le mélange, car c’est un coup à rester dans un coin de morgue avec de mauvais champignons) cela ne se dit pas, ou alors sous la torture.

Le pire, c’est le coin à morilles, d’ailleurs les gens se cachent et attendent le moment idéal pour se dissimuler et chercher les « Morilles dans la brume ».

 

Un coin de chasse c’est moins important, mais cela reste tout de même secret.

 

Il revenait donc le soir à la nuit tombée, avec trois, quatre geais ou pies, cela déjà n’était pas normal, il faut savoir que les geais et les pies sont rarement vus ensemble, ils se détestent et s’évitent, ils mangent quelquefois la même chose au même endroit (exemple, les cerises) mais à des heures différentes.

Le matin, il partait à nuit noire, bien qu’il soit interdit de se déplacer dans la colline et ailleurs, avec un fusil à la bretelle de nuit, mais de cette façon personne ne le suivait.

Lui, n’avait rien dit sur le nombre de ces oiseaux tués, mais sa femme Adèle, et oui « la putaing d’Adèle »* était une vraie pie (une de plus à passer à la casserole, non ce n’est pas un remake d’Hannibal) au village, toujours à jacasser autour du lavoir communal, à embrouiller les choses simples, à manigancer de fausses intrigues (bèè, oui il n’y avait pas Qui veut gagner des millions ou Dallas, TV niet, alors on s’amusait au dépends des autres) à inventer de fausses liaisons, bref la peste finie.

Le lavoir communal était pire qu’un petit carroulet* bien gentil, pourtant les carroulets disséminés dans les quatre coins du village n’étaient pas tendres, mais je vous ferai un article sur les carroulets, il n’en reste qu’un dans mon village.

Donc, l’Adèle avait dit que son masclé* de mari ramenait plein de gibier, sans préciser le genre. Cela lui donnait de l’importance, un Masclé, bon chasseur (elle oubliait un peu simple) qui tire bien, ça c’est un homme (Jupi tombe pas dans le grivois).

Presque tous les jours, sont Zhom ramenait ou des Agasses*, ou des Gay. Il fallait les plumer, et les vider soigneusement, ces bestioles ça mange n’importe quoi, des fruits, des glands, des insectes, des petites musaraignes, et des charognes bien sûr.

L’Adèle faisait ses fricots, avec de bonnes olives blanchies, plein d’autres bonnes choses pour donner du goût, ou plutôt masquer le goût, et zou* une Grosssssse heure de cuisson, car la chair n’est pas très tendre, es un pauou raide aquo, sabès (c’est un peu raide ça, vous savez).

Elle commençait à se lasser tout de même, elle avait bien essayé de faire des terrines, mais il fallait acheter le foie de porc, alors !!!! Ce n’était pas la grande richesse à cette époque, on comptait encore, et même deux fois. Maintenant on compte les pièces en cuivre d'un centime d'euros.

Le réfrigérateur et le congélateur n’existaient pas dans nos villages. Elle avait pensé aux conserves, mais il fallait garder les pots pour les fruits et légumes, et les pots cela coûtait cher aussi.

Elle avait donc  commencé à donner de son fricot à ses vieilles voisines, à qui un peu de viande faisait le plus grand bien, Adèle était une vipère, mais elle avait un « peu » de cœur, et puis on ne jette rien ici.

 

La suite demain si vous le désirez ?

Rédigé par La Cachina

Publié dans #Galèjades

Commenter cet article

Cricri 01/03/2016 23:06

Ah Oui alors ..la suite ! C'était court ce passage... on reste un peu sur sa faim...
Bon ...on verra demain ! Belle nuit et douce matinée

jupi 02/03/2016 08:19

les autres sont plus longs cricri

Liliane 01/03/2016 17:09

Alors à demain Jupi. Bonne fin d'après-midi au Sud.RÔOOoooo bisousssSSSS Jupinou.

jupi 02/03/2016 08:20

Roooo Bisousssssss liliane, je me réveille avec un beau soleil, mais du mistral, mais je ne donnerai pas ma place pour ailleurs

Marie-France 01/03/2016 14:20

Oh oui, la suite! bisous,

jupi 01/03/2016 14:22

ça viens, ça viens

Catherine54 01/03/2016 11:46

Bien sûr que j'attends la suite, oui, oui, oui... A bientôt Jupi. Bonne journée.

jupi 01/03/2016 14:23

j'en ai plein la tête de ces trucs, mais j'ai la flemme catherine

René 01/03/2016 10:05

Bonjour Jupi.
Bien sûr que la suite nous intéresse....Quelle question !!! Hihi....
Bonne journée à tous *.

jupi 01/03/2016 14:25

j'ai aussi une histoire vraie de vraie , tu tapes "le chien à tête d'homme la cachina", mieux que le NCIS

CATALANE 01/03/2016 07:50

C'est toujours passionnant ces histoires de chasseurs ! J'en connais quelques unes qui reviennent toujours dans les conversations depuis des dizaines d'années (mais il n'y en a plus de nouvelles, vu qu'il n'y a pratiquement plus de gibier, et que les chasseurs petit à petit passent l'arme à gauche !!!). Bisous.

jupi 01/03/2016 14:26

c'est un gros marché, la chasse et la pêche, mais un jour il n'y aura plus que des moustiques et on pêchera dans des lac putréfiés

La Cachina 01/03/2016 08:00

et oui, et les jeunes ne suivent pas leurs parents, bref paix pour les animaux. J'en connais un qui s'est fait enterrer avec son fusil
Bisous

arnal henri 01/03/2016 06:05

LA SUITE! LA SUITE! LA SUITE!

La Cachina 01/03/2016 08:00

il y en a tous les jours jusqu'à vendredi