On recherche Choucou 7/8

Publié le 26 Décembre 2020

7/8

Le doigt sur la gâchette, les deux cartouches toutes neuves dans les canons, il sentait déjà l'odeur du cochon rôti.
Clic, clic ?????
- putain de merde, c’est quoi ce merdier ! Elles ont toutes neuves. Ohhh non !


Ce couillon c’était dans sa précipitation trompé de fusil, c’était celui qu’il devait mener en réparation à Marseille.

Les deux sangliers avaient fait un coude à angle droit en entendant seulement ces deux clics, ils ne sont pas si bêtes et ataviquement savent à quoi correspond se bruit, métal contre métal = fermeture de culasse = fuyons les viandards sont là.

Je n'ai jamais vu de sanglier coursé par deux poneys , je suppose que les poneys étaient le fruit d'un croisement poney/lionne plus que probable , vous remarquerez le sanglier prend un virage très penché sans déraper, encore une bidouille de sabot par michechemin

Finie la course poursuite, les deux sangliers courraient droit devant en faisant du bois (les sangliers en fuite ne regardent plus rien, ni genêts, ronces taillis, murets, fil de fer)Vous ne me croyez pas  pour les non initiés un sanglier peu courir à 35 ou 45 km/h et cela  pas mal de temps, vous pouvez largement compter en kilomètres.

L’autre ensuqué essayait avec son couteau d’ouvrir ce putain de fusil afin de sortir les cartouches. La crosse entre les cuisses il forçait avec ses deux mains.
Ce qui devait arriva, le coup parti, je vous laisse imaginer la suite avec le recul du fusil.


Au passage il se fit brûler les cuisses, arracher le pantalon, et bien roussir les roubignolles. Le fusil alla finir sa course dans un gros buissons d’arnavets (je ne connaît pas la traduction mais il faut savoir que les épines de ces impénétrables arbustes sont recourbées et acérées, genre ne me quitte pas, ah oui cela me revient "la paliure ou couronne du Christ), les ronces sont du doux gazon à coté de cette plante.

L’autre sautait sur place et essayait de voir l’état de son appareil reproducteur.
Ce con de fusil, il reviendrait le chercher après.
C’est donc en marchant les jambes écartées cul nu, qu’il rentra en faisant d’innombrables détours. Il approchait de chez lui, lorsque de bien entendu il tomba sur quelqu’un, et en plus une connaissance.

- éh bé, tu viens de te faire ……… que tu marches comme ça, ils étaient plusieurs ? oh putain ils t’ont piqué le pantalon en plus ! tu veux que j’aille chercher ta femme ?

- casse toi connard ! je me démerde.

- bon, bon ; je te laisse mais je sais pas si tes figues tiendront jusqu’au village elles sont vraiment pénèques (figues très mures plissées et très sucrées, prêtent à tomber au sol).

- casse toi se sont mes figues, ça regarde que moi.
- dommage que je n’ai pas un appareil photo, cela aurait fait un beau souvenir pour rigoler au bar.

Il échappa de peu à la pierre qui lui était destiné, et se cassa vite fait , histoire de raconter au village à sa façon, l’histoire à s’estrasser (mourir de rire) pour de bon, avant que le grand mutilé n’arrive.
Bien entendu il y avait pas mal de gens qui le guettait au village, son histoire se raconte encore aux alentours, sa femme était partit avec un beau mascle (bel homme mâle) car les outils de sont mari ne fonctionnaient plus.


Notre jardinier connu cette histoire que quelques temps après. Sa cuite terminée il remonta vers son cabanon.
Il comptait trouver du réconfort auprès de son Choucou, car les animaux restent fidèles quoiqu’il arrive.

La première chose qu’il aperçu fut la porte de l’enclos ouverte.
Il appela Choucou, pensant qu’il n’était pas loin, mais rien, pas de bruit, il pris la gamelle et tapa dessus, Choucou connaissait bien ce bruit, rien ne vint . Malgré la nuit il chercha partout, appela, en vain.


Au petit matin il finit par s’endormir au pied d’une matte (petit bosquet d’arbustes  principalement des rejets de chênes). Le soleil déjà haut le réveilla, il entreprit de gravir les petits sommets des plus proches collines pour que son appel porte plus loin.


Il imaginait le pire, toujours le pire, il fit le tour de tous les coins où les braconniers posaient leur vilaines « laçades », redoutant à chaque fois de trouver son choucou étranglé.
La faim, la soif le tiraillaient, mais il continuait. L’être humain a des limites, il se résolu à entrer dans la première bastide qu’il aperçut.
Il n’était même plus sur le territoire de sa commune, à vrai dire il ne savait plus rien, le soleil avait tapé fort ce jour là, la déshydratation avait fait le reste.


Sur le coup la vieille en noir qui sortie  sur le pas de la porte ,le pris pour un clochard qui fait la route, mais non il n’avait rien sur lui, ni bâton ni gourdes, rien !
C’était juste une chose maigre. Elle appela son mari et le  posèrent à l’ombre. Il faisait pitié à voir, son état était critique, le mari jugea qu’un médecin était nécessaire.

On ne faisait pas venir un médecin pour rien, avant, ça coûtait des sous.

  à suivre : Olivier Véreux remboursera t'il la visite du médecin

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Vous voulez que je raconte quoi ?

Trêve de plaisanteries je déprime

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Rédigé par La Cachina

Publié dans #Galéjades, #sanglier, #contes de Noël, #collines, #soleil, #la cachina Provence

Commenter cet article

marie 26/12/2020 16:03

R ecoucou Patrick , je lis en descendant , mais qui a pris cette vidéo , c'est toi ?? qu'est-ce que j'ai ri tte seule , des poneys coursant de leur enclos , un sanglier arrivant à tte vitesse par le chemin et fonçant comme leur habitude , n'importe ou , se retrouve ds leur enclos !! pas possible !! et quelle course avec ses demi-tours et un 3 ième qui veut jouer aussi !! mais , pour l'instant l'histoire finit bien , mais on attend la suite pour Choucou , car quelle " rigolade " avec cette histoire !! merci à toi , Patrick , en ces temps un peu moroses ! : bises amicales : marie .

patrick 27/12/2020 10:29

Mais non, pas du tout Marie, c'est sur YT, je n'avais jamais vu cela en plein jour, c'est rigolo, mais qu'à fait le sanglier pour déclencher cette poursuite surtout pas deux poneys. Ba mes histoires c'est demie vraie ou demie faux. Bises amicales, patrick

Roland du 83 26/12/2020 15:40

Toujours aussi belle cette histoire,vivement la suite. A bientôt.

patrick 28/12/2020 06:51

Je lisais beaucoup avant mais cela fait des lustres que je n'ai pas ouvert un livre.
Il faut que 2021 se passe autrement, je suis en train de craquer après avoir vu mes petits enfants prendre leurs cadeaux et on ne peux s'envoyer des bises de loin, pauvres gosses.
Je ne sais si à toulon il fait froid mais 26 dans la nuit il a fait -5¨la journée pas plus de 5. Ce matin ça va il fait plus 6.
qué cagade mes belles fèves sont rapachinées par le gel. A bientôt sous les tropiques, tu choisira canapé ou hamac

Roland du 83 27/12/2020 14:43

Mais c'est sur que je préfère te lire,que tout le reste,d'ailleurs je ne lis plus rien.
A bientôt.

patrick 27/12/2020 10:30

C'est du grand guignol Roland, mieux vaut lire ça que les bulletins des TV avec leurs décompte. à Bientôt

mimile 26/12/2020 11:33

Moi je peut en raconter une pas trop longue:
Mon arriere grand père Baptistin, avait es pieds fragiles. Il avait donc coupé le bout de ses chaussures et les orteils au vent étaient à l'aise.
Un beau jour, il alla sonner à la grille du chateau de St Loup à Marseille. Castel Joli qu'on disais.
La Campana ayant fait son effet, la servante vint lui ouvrir: Un instant lui dit elle, elle revint ,et lui donna une piece de 10 sous.Mon arriere Grand père mis la piece dans sa poche la remercia poliment, mais dit-il je suis venu pour voir le propriétaire car je désire lui acheter le chateau!
L'affaire fut ainsi conclue et la servante s'enfuie confuse le balai entre les jambes. Et il pu enfin
s'adonner plus souvent a son plaisir de manger du "bakala" sur le grill, sans empouraquer ses voisins.
Bakala (morue salée,)
Adésias grand Papi. Repose en paix.

patrick 27/12/2020 10:33

Bonjour Mimile,
en provence d'ici on prononce Marlusse, en Espagne c'est baqualao, on s'y retrouve. Et bé un château pour des grillades, il avait du casser le toupin plein de Napoléon en or.
Belle histoire.
Adesias et que la santé vous protège

Andrée BONIFAY 26/12/2020 11:16

Et bèh...La suite par exemple !!! Bon bout d'an !
On déprime tous. Le 2 ça ira mieux. Pour ceux qui n'aiment pas ces fêtes...Moi :)

patrick 27/12/2020 10:35

Bonjour Andrée, cette année c'est pas les fêtes qui me foutent le chiron mais le covid. Donc le 2 on recommence avec le covid 19 et maintenant le covid 20.
Que la santé vous accompagne

René 26/12/2020 10:46

Tu nous tiens en haleine !!! Vivement la fin !! Bonne journée à tous *.

patrick 27/12/2020 10:41

salut René, alors les pronostics car demain c'est la fin, Miam ou.......? bonne journée