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Samedi 17 février 2007
Comment faire un pain de campagne comme autrefois

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Cela vous tente, mais vous dites que vous n'avez pas ce quil faut
Détrompez vous, si j'arrive à le faire vous y arriverez.
Et en une seule levée en plus
Et si vous êtes sage je vous donnerez un jour la recette du pain sans pétrissage, c'est très facile, mais long

Alors lancez vous et manger des bonnes tranches de pain , bien épaisses
Oui, j'ai mordu dedans avant de la photographier, voila le pourquoi.

Il vous faut :

Attention les doses sont très exactes
- 150 gr de farine de seigle
- 350 gr de farine T 55
- 15 gr de levure fraîche de boulanger
- 310 ml d'eau tiède
- 11 gr de sel fin
- 1 four électrique qui arrive à au moins 240° centigrade
- 1  peu de sueur, mais vous pouvez toujours faire pêtrir votre voisine, et récupérer la sueur, non ce n'est pas sale, il y a bien une pub TV avec de la salive, berk,  (nooon, pas pétrir la voisine, attention son mari est commissaire et il aura tôt fait de retrouver vos empreintes sur ses fesses et ses seins, non ce n'est pas une blague à moi), sous prétexte de lui apprendre le "vrai paingg à la provençale"

Donc après avoir fait le nécessaire avec votre voisine (non, jupi n'est pas un pistachier*), revenons à notre recette.

Faire dissoudre la levure dans l'eau tiède , 30° pas plus
Mélanger les farines et le sel ,en principe le sel ne se met pas à ce moment la, mais bon !
Balancez tout dans votre petit pétrin à crochet et ajoutez l'eau avec la levure.
Laissez tournez 10 minutes à vitesse moyenne, Ah!
Ou 15 minute de pétrissage à la main avec plis et replis etc...
Faire une simili-boule
Farinez votre plaque
Posez ce pâton sur votre plaque

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Recouvrir d'un bon torchon en lin.
Mettre dans le four micro onde, ah, oui cela évite les courants d'air néfastes à une bonne levée
Scotchez le bouton de mises en marche du micro onde , les couillons pullulent en ce moment,alors il faut faire attention, vous n'avez qu'à regarder la campagne des présidentielles.
Laissez lever 1 heure environ, le pâton doit doubler de volume, oui jupi pense encore aux seins siliconés de sa voisine.
Vous avez 45 minutes pour aller folâtrer,  tailler les 1256 pieds de vignes qui n'attendent que votre coup de sécateur, ou retourner voir la voisine, avec le minuteur dans la poche.
Je ne suis pas un terroriste mais je me verrez bien en train de sauter sur .................oui le printemps approche
Bon !
Les 45 minutes écoulées, préchauffez votre four à 240°

Enfournez votre pâton, pas votre patron, à mi hauteur.
Laissez cuire 15 minutes à 240, puis 35 minutes à 200°
Sortez et réservez sur une grille
Sautez sur ... votre Apn et clic clic. Zut j'ai mordu dans la dernière tranche avant de faire la photo
C'est tout
Ce pain est meilleur le lendemain

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A manger religieusement avec un oignon cru, des olives noires et quelques filets d'anchois , un peu de fromage "couyen"*, et un bon litron de grenache, ensuite adieu la voisine vous allez sentir lou félùn*

*pistachier : (non cette piste n'est pas à chier, finit les sports d'hiver),  homme attiré par les femmes, c'est normal non, mais plus que la normale
, " genre: dites espèce de pistachier, vous croyez que je ne vous vois pas, saligaud, cochon !!"
*félùn : le fauve
*couyen : un autre jour, c'est un fromage qui ne se décrit pas mais qui se détecte de loin

par jupiter publié dans : Divers commentaires (20)    ajouter un commentaire

Jeudi 15 février 2007
Ne vous attendez pas à un article à tout casser

Une petite citation
La  solitude est un enfer pour ceux qui tentent d'en sortir; elle est aussi   le bonheur pour les ermites qui  se cachent

Le pauvre Jupi victime d'insomnie est arrivé un peu tard au marché hebdomadaire de la truffe à Aups

Si cela vous tente sachez que la fête de la truffe à lieu le 28 Février, alors aiguisez vos euros en billets de 20 ou de 10 et venez voir et achetez peut être, reniflez c'est certain. Mais attention pour les accros , les rails de poudre de truffes noires cela n'existe pas encore.

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c'est tout juste ma consommation pour la semaine

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un autre producteur, mais les prix sont élevés tout de même

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Point d'étiquette, pas un mot, les prix se négocient à l'oreille, discrêtementc'est presque l'omerta; Attention sujet sensible, il y en a , au pif, pour 1400 eurosla plus grosse au desssus fait déjà 210 grammes. alors !!!!!

Point question de photographier , les vendeurs, les acheteurs , les négociants en gros, les personnes qui vendent en cachette dans le coffre d'une voiture ou d'un fourgon, bref!! Mais je le savais, alors j'ai fais quelques autres photos des alentours du marché, dont , cette injure à notre patrimoine achitectural

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L'octroi public, défiguré par tout ce que vous voyez, je fulmine. pour un village qui voit passer des milliers de touristes tout l'été, j'ai honte de cette infâmie faites à ce petit édifice

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Chapeau la municipalité !

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Vous ne rêvez pas, c'est bien l'entrée principale de l'église

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Des vitreaux, noir comme du charbon

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Ouf le clocher de cette même église, mais il a fallu que je prenne que le haut, plus bas il y a des panneaux publicitaires, des câbles et des panneaux routiers.  Heureusement que je vous fais cadeau du ciel bleu, et oui c'étais aujourd'hui 15 février 2007, le temps était magnifique , pas un poil de vent, alors que hier au soir, il pleuvait, bizarre mais au combien agréable
par jupiter publié dans : Spécialités provençales commentaires (26)    ajouter un commentaire

Jeudi 15 février 2007

Je ne comprends pas pourquoi l'interlignage de ce texte par en biberine, bof ça reste comme ça.


- C'est pas tout, mais file moi à boire, j'ai la pépie*.

- enfin une parole censée de ta part, mais tu pourrais le demander poliment !

- c'est vrai que toi c'est pas en escrabouillant* les mouches sur ce comptoir que tu vas attraper des suées !

- tu sais ce qu'elles te disent mes mouches ?

- m'en fouti (je m'en fous), tu vas me servir à boire Tavan Merdassier* !

Re-bruits de toutes sortes.

Violette était une vieille fille à moustache et n’avait pas peur des hommes.

Bousculant les quelques curieux elle entra dans le bar :

- je voudrais bien savoir de vous deux, qui a tiré dans la gouttière ?

- c’est moi, dit, Marcéou, mais c’était un accident.

- accident d’ivrognasse, voui ! Vous êtes beaux là, tous les deux, pas un pour rattraper l'autre !

- c’était du petit plomb, tu sais, ce doit être de petits trous, et puis tu n'as qu'à mettre un géranium en dessous, comme ça l'arrosage sera gratuit.

- et bé, les trous, c’est le couvreur qui viendra voir et qui t’enverra la facture.

- oh, je ne t'ai pas détaoulisser* la baraque tout de même, surtout avecque du petit plomb !

Elle tourna les talons et sortie de ce lieux de perdition, elle tourna la tête pour dire :

- et c'est pas la peine de barjaquer * des histoires derrière mon dos, hommes de peu de valeur!

Les badauds n'eurent pas le temps de commencer à blaguer, les gendarmes arrivaient dans leur rutilante et toute nouvelle Juvaquattre.

 


Les explications furent assez compliquées :

Comment croire un "individu" armé dans un bar, qui vient de tirer un coup de feu dans la rue, devant deux verres de bière, et qui raconte avoir trouvé une tête humaine !

Record de vitesse, 1 heure et quart après et quelques boissons (oui il fait chaud et soif aussi, et les gendarmes peuvent boire s'ils enlèvent leurs képis) Marcéou débarrassé de ses outils de chasseur, pris la place d'un malfrat(sans les menottes) dans la voiture pour guider nos pauvres gendarmes.

Du chemin carrossable à la gorge de cinq heures, il y avait encore un travers* à faire à pied.

Passons sur les détails des uniformes des gendarmes et de l'amour que portent toutes les espèces végétales piquantes à la maréchaussée.

 

Quelques personnes du villages, les "riches", ceux qui avaient des voitures, c'étaient rendues sur les lieux aussi, au grand déplaisir des gendarmes évidemment.

Marcéou ralentissait son pas, pour attendre, mais il était maintenant impatient d'avoir une explication de la part des autorités.

Finalement après bien des accros, des moulons* de gros mots, et être tombé dans une merde de tyrex (imaginez le tas de merde par rapport à la bête) ils arrivèrent devant cette fameuse tête. Guidés aussi par les oiseaux qui tournaient un peu comme des vautours, oui mais, des vautours de Provence.

Les gendarmes étaient surpris. Comment une tête seule peut se trouver à cet endroit si éloigné.  Il faut dire que la gorge de cinq heures est assez perdue, et en plein massif du Bessillon, il faut vraiment y venir exprès.

Moins bête que son air simple le laissait paraître, Marcéou fit remarquer que cette tête pouvait venir d'un corps (évidemment) et que les renards ou autre animaux avaient tirassée* celle-ci.

Alors que les gendarmes examinaient la tête vraiment pas belle à voir, Marcéou élargissait le cercle de ses recherches. L'air était empuanti par cette odeur de charogne. Il se frotta un peu de thym sur les mains et les avant-bras, pour atténuer l'odeur et aussi comme antiseptique préventif très efficace.

En effet, les darnagas*accrochent leurs nourriture (souvent des charognes et des petites souris) sur les épines des buissons, infectant toutes griffures que vous pouvez recevoir (vrai).

Il finit par tomber sur le reste du corps (je vous passe les détails, voir les Experts au USA et Bones). Il appela les gendarmes, en levant la tête, il y avait une corde avec un semblant de noeud coulant.

La personne s'était pendue, ou avait été pendue, pourquoi, comment, par qui, pourquoi si loin ?

Cela on ne le sut jamais, les moyens d'investigation de l'époque étaient très limités. Bien qu'intriguante l'affaire fût vite classée, juste quelques lignes dans les journaux.

De même, pour l'identité de la victime, c'était un homme, mais on n'en sût pas plus.

Marcéou, passa plus de deux jours à la gendarmerie.

Entre la dactylographie balbutiante d'un gendarme, et la traduction des mots provencaux en français, les explications confuses et emmêlées, il fallut bien ce temps là, pour qu'il soit de nouveau autorisé à rentrer chez lui.

Fan de chichourle*, le retour au village serait bien plus difficile que ces deux jours passés auprès de la maréchaussée.

Adèle avait donné pas mal de ces oiseaux autour d'elle si vous faites bien attention et que vous suivez les articles précédents, ces personnes étaient devenues en quelque sorte "antropophages".

Mais si vous voulez savoir comment cela c'est passé, il faut me le demander...





* pépie : soif des oiseaux qui viennent souvent boire, "oh elles ont la pépie tes poules".

* tavan merdassier : taon qui va pondre ses oeufs dans le crottin, en parlant proprement.

* détaoulisser : détoiturer.

* barjaquer : bavarder, parler à tort et à travers, "aresteti dé barjaqua" (arrête-toi de raconter n'importe quoi).

* travers : désigne plutôt une unité de surface et de temps "on encore un sacré travers de colline pour arriver avant ce soir".

* moulon : un tas, ici employé comme une grosse quantité d'injures, mais on dit aussi un moulon de pierres, un gros , une grosse quantité.

* tirassée : tirassa, traîner, tirer après soi.

* darnaga : pie griège, oiseaux qui accroche ses prises et sa nourriture sur les épines d'un buisson.

* fan de chichourle : fan, fréquemment utilisé dans des formules exclamatives, dans toutes sortes de situations : surprise, étonnement, admiration, désarroi, etc. : Fan de garce ! Fan de petan ! Fan de chichourle ! Fan des pieds ! Oh ! Fan ! etc.

La Chichourle est le fruit du jujubier, alors pourquoi  "fan de chichourle" et bien je ne sais pas.

* escrabouiller :  aplatir, réduire en bouillie, écraser fortement.

* tavan  merdassier : taon qui va pondre ses oeufs sur du crottin pour être poli.

par jupiter publié dans : Galèjades commentaires (13)   

Mercredi 14 février 2007
Pas de panique la suite du "chasseur de geais " est pour demain, ajourd'hui, jour de la Saint Valentin, je mets un peu de miam.
Pour les afficionados impatients du Chasseur, vous pouvez voir la suite  ICI


Les trois T ont encore frappé

Notre ami Salwa m'a donné une bonne idée il y a quelques temps. D'une simplicité extrême cette recette/entrée, je pense , vous incitera à la réaliser, c'est hyperfastolissime.
Mais avant toute chose, je crois que je suis infecté par Treshold, en effet ce matin je me suis réveillé avec une entorse à l'ADN, c'est pour cela que ma petite entrèe a pris cette forme.



Pour la recette des trois T (Troissants à la Tapenade Treshold), il vous faudra :
- 1 , allez voir chez Salwa
- 1 disque de pâte feuilletée
- un oeuf de gallinus pondix pour la dorure
- 1 pot de tapenade du commerce ( si vous voulez ma recette il faudra me supplier)
- un four, avec une prise reliée à une centrale nucléaire EDF, ou mieux celui de la voisine, sous prétexte de lui apprendre une de vos recettes Typiquemment Provençales, vous irez salir le sien.

En bref :
Coupez la pâte en huit parties égales.
Garnissez chaque part d'un peu de tapenade, ou de toute autre garniture à votre choix, compotées d'oignons, anchoäde, lanières de poivrons rouge à l'huile d'olive, ou une fève du dernier gateau des rois.
Roulez et dorez à l'oeuf (avec ce qui reste vous faites une petite omelette pour les schtroumphs)
Passez au four chaud 215,68° pendant un petit quart d'heure.
Disposez dans un plat, et embronchez vous les pieds, surprise, les Troissants se sont disposés bizarrement.

Où sont passés les 5 autres ? En bien Jupi les a mangés, c'est pas du tout bon pour le diabète, et bé tant pis.

En plus si cela continue, je vais me mettre à boire, mais non !!! c'était pour caser une brèves de comptoir de chez ma voisine Jullia

Y faudrait un distributeur d'apéros dans le mur pour quand ça ferme, pareil que les banques !

Prochainement : comment amener son Tyrex domestique chez le vétérinaire pour un détartrage ?


par jupiter publié dans : Spécialités provençales commentaires (18)    ajouter un commentaire

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Le Gavot : la plupart des régions de montagne, quelques vallées italiennes.
Le Rhodanien : le long du Rhône et la Camargue.
Le Maritime : de Marseille au fleuve Var. Au Nord, jusque vers Castellane.
Le Nissart : le comté de Nice, du fleuve Var à Menton.
Source : Notre aimable Nadine de Trans

 

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