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Mercredi 22 novembre 2006

Et d'abord une éclipse, mais une éclipse de quoi ?

Trop facile.

C'est mon régal lorsqu'il est plein



Article dédié à notre ami La Varlope


Je vous parle d’un temps où avoir le téléphone était quasiment un luxe ou une nécessité professionnelle.  Il fallait attendre quelques fois des années pour avoir cette fameuse ligne tant convoitée.


Une fois cette ligne obtenue vous aviez devant vous un gros appareil en bakélite noir et lourd et solide. Prendre un coup de téléphone pouvait alors occasionner quelques blessures.


Le câble court et très résistant ne vous permettait pas de vous promener dans la maison. De plus le poste était unique et point de téléphone dans diverses parties de l’habitation.


Donc, cet appareil ne comportait pas de cadran avec des chiffres et encore moins de poussoirs. Sous le combiné noir menaçant, il y avait une plaque ronde chromée avec un levier à impulsion, la fameuse magnéto, et  au  dessous sur une étiquette métallique rivée  fortement, il avait inscrit « propriété de l’état ».


Appeler quelqu’un n’était pas instantané, il fallait envoyer quelques impulsions, et en retour, toujours non instantanée, une voix féminine vous demandait le numéro de la personne que vous vouliez joindre. Ensuite il vous fallait raccrocher et attendre un « certain temps……… » mais certainement longtemps, pour avoir votre interlocuteur.


Tout cela pour vous amener à l’histoire du petit chien , qui était une chienne en vérité ,d’un ébéniste.Celui-ci avait fait installer le téléphone, « car il était de bon ton de montrer que l’on gagnait des sous  en faisant installer un  téléphone » dans son appartement.

Malheureusement son atelier se trouvait au rez de chaussée et n’avait pas le téléphone, les PTT de l’époque avait tout de même ajouté une sonnerie de rappel à titre professionnel, dans cet atelier.

Donc ce brave ébéniste,  pour gagner beaucoup de sous et faire sa pignatte, était plus souvent dans son atelier que dans son appartement. Les coups de téléphone était moins nombreux en ce temps là,  mais obligeaient notre brave ébéniste à faire des montées-descentes plusieurs fois par jour. Son brave chien  Chouchou qui le suivait partout, se braquait ces allez retour tout au long des ces journées.


Les Provençaux avaient la fâcheuse manie de faire des escaliers raide comme la justice, et uniquement des escaliers propices à la descente. C’est pour cela qu’ils ne faisaient pas de maison de plus de trois étages, déjà pour les jeunes et en bonne santé ces escaliers étaient raides, mais redoutables pour les vieillards et les alcoolos. C’étaient les escaliers de la mort. Ne vous demandez pas pourquoi dans les villages du Sud de la France et au-delà, les ménagères faisaient descendre leurs paniers au bout d’une ficelle. Même les docteurs faisaient passer leurs ordonnances par ce moyen sans aller voir leurs malades. Les voisines avaient déjà renseigné le docteur sur le malade, et mieux qu’un télé diagnostic par vidéo cam, cela n’existaient pas mais c’était pareil. Point de caméra de surveillance dans les rues,  mais les parents savaient déjà avant vous ce que vous aviez fait toute la journée.


Donc une fin de soirée, notre  bon ébéniste se retrouva tout seul sur le palier du premier étage, Chouchou  était resté en bas, sur la première marche.

- Oh, Chouchou, allez monte et viens manger ! Papa t'a fait du bon miam-miam, allez zou fait pas l'âne!

- Je vais pas descendre encore une fois!

- Si tu montes, pas la chèvre de monsieur Seguin viendra te chercher !

Après être passé de l’amadouement aux pires menaces, il finit par descendre chercher cette bourrique.


Peuchère, Chouchou  était toute molle et sans vie, après l'avoir secoué gentillement et lui dire des mots d'encouragement, il finit par admettre que Chouchou avait sans doute fait une crise cardiaque. Cette gentille chienne qui distrayait les moments de solitude de notre brave ébéniste était morte, certainement d'une crise cardiaque, mais les dernières pensées de Chouchou avaient été pour ces putains de maçons, ce téléphone de merde, et le bon dieu qui lui avait donné des si petites pattes, mais elle savait qu’elle allait se réincarner dans un dobermann et qu’elle allait pouvoir dire à coup de dents ce qu’elle pensait  à ces différents corps de métiers.


 

Quand à notre ébéniste, il ne repris plus jamais de chienne ni chien ni autre animal , blessé au plus profond de lui même par la mort de sa petite chienne, il travailla encore plus dur et grâce à l’argent de sa cagnotte il est maintenant  installé confortablement dans une petite maison de quelques centaines de mètres carrés en rez de chaussée au bord d’une plage que je ne nommerai pas, car il parait que les dobermanns savent lire.  

par jupiter publié dans : Galèjades commentaires (37)    ajouter un commentaire

Vendredi 17 novembre 2006
Comme vous le savez si vous suivez un peu le cours du blog, les Cotignacéens sont en guerre contre les Carçois , juste 7 km nous séparent. Pourquoi cette rivalité, personne s'en rappelle, mais en bon Provençaux cette rivalité reste.

Donc il y a un moulin à huile ancestral à Carcès (un conseil allez le voir), mais comment se rendre en terrain ennemi, et de surcroit faire des photos ?
Perdre mon accent , je ne le peux pas, me déguiser, un peu. J'ai donc utilisé la flatterie en dénigrant à souhait notre moulin de cotignac. J'ai donc pris une photos du moulin de Cotignac avec mon appareil à remonter le temps.
Attention cette photo est propriété de Nadine de Trans, les miennes vous pouvez les piquer mais pas celle là

 J'ai aussi pris un guide  Cotignacéen qui a épousé une Carçoise (oui cela existe). Armé de mon modeste "canon" j'ai donc pu faire ce petit reportage. Mais arrivé sur place le chef moulinier me dit :

- C'est 12 euros le cliché, surtout pour les estranger*
- Quoi ? pour douze euros je veux une mise en scène , tous à poil et habillés de peau de bête, non mais!! et en plus c'est moi qui tient le fouet.
Après maintes discussionailles, nous nous sommes mis d'accord sur "le troc". Et donc il a fallut que je revienne le lendemain, mais comme ils sont gentils (nous on dit braves) ils m'ont donné en plus 3 bouteilles d'huile, mais il ne faut pas le dire aux Cotignacéens, car je vais passer pour un traitre. S'ils savent que j'ai de l'huile d'olives de Carcès à la maison je vais subir des représailles, c'est sûr.

Moulin à voir absolument

Cela y ressemble, mais nous ne sommes pas à la montagne, simplement ce moulin est exposé à l'ubac (au coté nord)
Détail de la roue à aube, c'est un rare moulin en provence qui fonctionne encore de cette façon
Détail de l'engrenage tout en bois de chêne, l'axe horizontal est directement relié à la roue à aube
L'axe vertical entraine une seule meule incliné, ce jour là c'était un essai, la première "maoutte" (quantité variant entre 200 et 240 kg d'olives selon les moulin venait d'être versée. Observez le coulisseau qui permet à la meule de monter est descendre selon son gré, la couleur rouge est une résine alimentaire pour des raisons d'hygiène. la meule va tourner deux heures environ
La pâte d'olive sera mise sur ces escourtins en nylon (avant ils étaient en chanvre ou fibre de coco)et les plus récents en inox.
Puis pressés sur cette antique presse hydraulique, à une pression de 20 tonnes maximum. Les intercalaires de métal servent à maintenir l'empilement des escourtins stable.
Détail du manomètre qui ne peut pas dépasser 20 tonnes
Détail de la vielle pompe qui fonctionne toujours et qui alimente deux presses
A coté les vestiges d'une antique presse manuelle à vis, les hommes introduisait un barre de bois dans le cliquet au dessus et poussaient de toutes leurs forces.
La table en pierre où mange les mouliniers, du solide, pas question de planter le couteau en venant manger la roustide ou le petit déjeuner (chocapic interdit) andouillette, petit salé, charcutailles, cébettes et bon rouge recommandés
Le poêle à bois (le bois est sous l'escalier extérieur) qui sert à chauffer le local et une immense marmite d'eau bouillante nécessaire au nettoyage quotidien du moulin, autrement attention patinoire.

Toute cette machinerie pour faire naitre une odeur d'huile chaude qui flotte dans ce moulin si attachant et ce divin nectar à déguster avec parcimonie

*Estranger : étranger , en réalité quelqu'un qui n'est pas du village
par jupiter publié dans : Galèjades commentaires (31)    ajouter un commentaire

Vendredi 10 novembre 2006
Comme il faisait extrèmement beau, je suis allé aux champignons, un ami m'a "donné" son coin, j'étais méfiant, car en principe il te "donne " le coin où il en avait avant !!
Il m'a dit : tu peux y aller en confiance ils sont tous comestibles. Je prends donc mon AX  moitié en panne et le reste qui marche pas. Passons les aléas du voyage , et me voici rendu. Un coin perdu de chez perdu. Surprise , dès la portière ouverte je tombe sur:




des Kiwix Kiwix qui poussent toujours par deux, mais avec troix c'était certainement l'amant , j'ai rammasé celui qui était tout seul pour foutre la paix au couple










puis sur un Kaki  Rongis Marbré qui aime bien les les vieilles souches pourries. Il se mange très très mûr après les premières gelées. Je l'ai donc laissé tranquille car il ne gèle pas encore, d'où l'expression : se geler le kaki.











puis deux Poirus Bellis, en principe cette variété pousse près du Vinus Cannelus chambré.
La petite pomme de pin discute de ses malheurs et du danger que sont les écureuils en cette ssaison.
Bons , je les ai laissé tranquillement papoter








Le nez par terre je n'ai pas vu arriver le Gravelis Dévorus, moins cinq il me bouffe, non mais; tu fera moins le fier lorsqu'il n'y aura plus d'essence !
Y a pas idée de laisser ces bestioles en liberté. J'espère que les champignons auront le temps de monter aux arbres se mettre à l'abri.
(non je ne fume pas de l'herbe, juré)









Ceux là je ne les aime pas, ils poussent sur des branches pourries, deux vulgaires Avocatis Marronus, berk berk berk.













Celui j'adore, un Pamplemoussis Lierrus, ils sont rares mais sont très bons, par contre il ne faut pas les  esquicher (presser) dans le panier, ils craignent ça.


















Oh mon dieu ! les rares Bananis Flambus, un régal, elles aiment bien pousser près des pins ne craignent pas la sécheresse et attendent l'été sans problème. Variété très recherchée par les amateurs.
Hop dans le panier, je vais vite les flambis avant l'été moi.
Mais il faudrait que je trouve du Rhumos Martiniquis






La nature est généreuse , sur le chemin du retour je suis tombé sur quelques petites bûches pour flambis mes bananis,  mes  par contre les allumettes sont un peu grosses, mais on fera avec.
mon panier pas trop rempli je suis vite retourné avant la nuit , car je n'ai plus qu'un phare, plus précisément un girophare, allez conduire la nuit avec ça, c'est pas facile.
Et bien sur en passant dans le village devinez sur qui je tombe ?




Oui ils sont toujours là, mais ils attendent quoi ?
La deuxième couche ?


Et les bonnes choses de nos goûters lorsque nous étions enfants
Non, non, no, je n'ai pas oublié les gourmandes













par jupiter publié dans : Galèjades commentaires (28)    ajouter un commentaire

Dimanche 15 octobre 2006
Il était avec son espèce de balai brosse dans les bras comme un couillon, le petit marcassin tremblait de peur et couinaiT.
- mais malheur de moi, bonne mère qu'est ce que j'ai fait ?
- la bonne mère me pardonne , je n'ai pas voulu faire de mal!
après un bon quart d'heure de lamentations pour rien dire en fait, il entrepris de voir ce rescapé.
Ce marcassin était tout jeune, ik tenait juste sur ses pattes et était en état de choc, coupé de sa mère , ses frères et soeurs.
Ses yeux se fermaient involontairement, tout de suite cela alerta le jardinier qui avait finit ses prières.
Ce n'est pas normal qu'un animal sauvage ferme les yeux devant la peur, il était en train de ce laisser aller, doucement vers la mort.
Notre empoté pris vite quelques vieilles fourrure de renards et mis le marcassin au chaud, mais celui ci n'était pas trop chaud, il avait perdu de sa rigidité, mauvais signe.
Il je pris contre lui et le fourra dans sa chemise, le marcassin ne remarquerai pas l'odeur, ils sentaient aussi mauvais l'un que l'autre.
Il prit un peu de lait concentré
au bout de son index et lui mis de force dans sa petite machoire.
Le marcassin par instinct commença lentement à sucer ce doigt, puis replongea dans sa semie léthargie.
Toute la nuit notre homme garda ce petit bout contre lui pour lui tranférer sa chaleur corporelle, il était évident maintenant que le rapport chasseur / chassé était bien loin.
Il dormi donc avec ce petit animal entre la vie et la mort, il fit pipi et popo sur le jardinier.
Il se changea donna un peu de lait concentré et ils se rendormirent.
Les bêtes réagissent vite, dire que le marcassin était en forme et un peu pousser le bouchon loin, mais il demandait plus fréquemm le lait et après se sauvait sous un coussin pour se protéger.
Je ne vous décrit pas le chant de bataille de la chambre.
Et puis il commença à avoir les sabots un peu plus durs, à manger de pain trempé dans du lait, puis les croquettes des chats, à faire caca partout.
Bref un petit démon de 20 cm, mais qui aimait toujours retrouver le calme de la chemise de notre jardinier endormi devant la TV , oui la TV!!
Bien sûr choucou, c'est le nom que notre homme avait donné à cet miniature de sanglier, donnait son avis lors des informations, il poussait de grand cri lorsqu'il voyait la figure de sarko à la télé, pas si bête que ça ce monstre.
Et puis il grandissait rapidement, son plus grand amusement était de glisser sur le carrelage avec ses sabots, il fouinnait de partout , soulevait les pots de fleurs.
Bien qu'il mange déjà de tout son grand régal était le lait concentré sucré.
Dans le village les gens commençaient à s'inquiéter grave comme on dit.
- peut être qu'il a finit par se filer une balle dans la tête, il était bien fêlé, ça m'étonnerait pas.
- il et mort de faim
- pense toi les vieilles carnes comme lui ça ne cane pas comme ça.
- et si on allait voir ?
- vas y toi il te connais bien
- ça va pas, tant il me tire dessus, je te dis qu'il à perdu le ciboulot avec ses sangliers.
- et si on envoyait la "loi"
- oh , il n'a rien fait de mal après tout, j'ai pas envie de me faire trouer la panse pour rien. En plus c'est l'heure de l'apèro, j'aurai l'air fin avec mo bédélet en pomme d'arrosoir.
Bon on verra lorsque les corbeaux commenceront à tourner on ira voir, pour le moment l'apèro.
Oh gonze  Casa !!

Petit choucou  devenait fort et grand, le jardinier faisait ses courses loin du village il ne voulait parler à personne.
Un jour en revenant il trouva choucou dehors, ce malin avait réussi à ouvrir la porte.
Ils se firent plein de fêtes, comme un chien à son maimaître.
Choucou ne s'éloignait jamais de la maison, lorsqu'un chien errant passait il le chargeait, oui choucou était un mâle.
Un jour une vieille qui passait par là (tu parles) vis cet étrange couple.
- Boun Diou, il a pactisé avec les sangliers , c'est un mauvais sorcier. Sorcier aurait suffit
Au village cela devin
- il a fait venir tous les sangliers chez lui et il les dresse contre nous.
- Oh Fine tu rigoles, va lire Barbara Cartland.
- Bon dieu ces vieilles , une heure au soleil et elles perdent la tronche.
- bon si on allait voir

à suivre
par jupiter publié dans : Galèjades commentaires (21)    ajouter un commentaire

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Le Maritime : de Marseille au fleuve Var. Au Nord, jusque vers Castellane.
Le Nissart : le comté de Nice, du fleuve Var à Menton.
Source : Notre aimable Nadine de Trans

 

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