Samedi 29 juillet 2006
Le pauvre paysan partait le matin de bonne heure, avec son mulet ou son cheval, s'il était plus riche. Dans son carnier toujours à ses côtés il y avait à peut près cela, et surtout le pain , aliment de base

Mais point de saucisse à griller, encore moins de côtelette, quelquefois un bonne tranche de lard salée, mais le plus souvent, des amandes , figues, du raisins, l'indispensable oignon, des cardes froides, des tchis. Cela dépendait des saisons. Vers midi (le soleil donnait l'heure) il s'arrêtait de labourer, rentrait le mulet dans ce petit cabanon (si petit que vous vous demandez à quoi celà servait-il) à une seule pièce que vous avez vu sans doute en parcourant la Provence, donnait à manger à la bête, puis il faisait un frugal repas, donnait un peu à boire au mulet, et tous deux faisaient la sieste, le paysan à l'ombre sous l'incontournable mûrier, et le mulet dans son cabanon.
Lorsque le soleil était supportable le paysan continuait sa besogne, puis avant la nuit il rentrait, toujours en marchant à coté de son mulet.
Combien de kilomètres faisait-il ? Beaucoup, lorsque vous addititionnez le trajet , plus les longues rangées de vignes à parcourir 5 fois selon le type de charrue.
En rentrant il donnait les soins à sa bête (on appelle ça "gouverner" en provence), se débarbouillait sommairement, point de salle d'eau à l'époque, puis mangeait le frico que Marthe ou Fine comme vous voulez, lui avait préparé.
Le lendemain matin à 4 heures il donnait à manger à son mulet puis une heure et demie après il le faisait boire, et cela tous les matins de l'année.
Point de clef pour le tracteur.
Croyez vous qu'il avait envie de soulevez de la fonte dans les salles de musculation ?
Le docteur ne lui disait pas, vous devriez un peu faire d'exercice?
Alors vous signez pour un retour à cette vie ! bien sûr les aliments étaient plus naturels, l'air plus pur, les gens moins pressés, mais lorsque la roue de la charette vous passait sur la jambe vous restiez estropié toute la vie si la gangrène ne vous tuait pas avant, sans compter les autres duretés de la vie de tous les jours.

Mais point de saucisse à griller, encore moins de côtelette, quelquefois un bonne tranche de lard salée, mais le plus souvent, des amandes , figues, du raisins, l'indispensable oignon, des cardes froides, des tchis. Cela dépendait des saisons. Vers midi (le soleil donnait l'heure) il s'arrêtait de labourer, rentrait le mulet dans ce petit cabanon (si petit que vous vous demandez à quoi celà servait-il) à une seule pièce que vous avez vu sans doute en parcourant la Provence, donnait à manger à la bête, puis il faisait un frugal repas, donnait un peu à boire au mulet, et tous deux faisaient la sieste, le paysan à l'ombre sous l'incontournable mûrier, et le mulet dans son cabanon.
Lorsque le soleil était supportable le paysan continuait sa besogne, puis avant la nuit il rentrait, toujours en marchant à coté de son mulet.
Combien de kilomètres faisait-il ? Beaucoup, lorsque vous addititionnez le trajet , plus les longues rangées de vignes à parcourir 5 fois selon le type de charrue.
En rentrant il donnait les soins à sa bête (on appelle ça "gouverner" en provence), se débarbouillait sommairement, point de salle d'eau à l'époque, puis mangeait le frico que Marthe ou Fine comme vous voulez, lui avait préparé.
Le lendemain matin à 4 heures il donnait à manger à son mulet puis une heure et demie après il le faisait boire, et cela tous les matins de l'année.
Point de clef pour le tracteur.
Croyez vous qu'il avait envie de soulevez de la fonte dans les salles de musculation ?
Le docteur ne lui disait pas, vous devriez un peu faire d'exercice?
Alors vous signez pour un retour à cette vie ! bien sûr les aliments étaient plus naturels, l'air plus pur, les gens moins pressés, mais lorsque la roue de la charette vous passait sur la jambe vous restiez estropié toute la vie si la gangrène ne vous tuait pas avant, sans compter les autres duretés de la vie de tous les jours.













Commentaires