Publié le 24 Juillet 2011

La Cachina

Vous y trouverez les plats les plus traditionnels de la Provence, des recettes intactes. Vous verrez que ces recettes sont faciles à faire et ne nécessitent pas de compétence particulière, seulement du bons sens et des bons produits. Quelques galéjades émaillent de temps en temps ce blog et les recettes. Découvrez donc la cuisine de la Provence "Normale"

Nos Chichis (Beignets) de foire en Provence VAR (pas Freggi)

Publié le 24 Juillet 2011

Nous appelons cela des "Chichis" mais ce ne sont pas les "chichis frégi de Marseille"

Ce sont simplement des beignets de foire et de fête très courant dans cette partie de la Provence. C'est facile , mais un peu long car il faut deux levées à la pâte qui ressemble à de la pâte à pain. Déjà se lever une fois pour un Provençal c'est dur, alors deux fois !! C'est pour cela que je ne fais pas la sieste, vous vous rendez compte , se lever deux fois dans la même journée ?

CHICHIS DE FOIRE


Il faut donc

- se lever
- appeler ses petits neveux pour qu'ils profitent de ce que je ne peux pas manger

- 500 gr de farine T55, à ajuster
- 300 gr d'eau non chlorée
- 18 gr de levure fraîche de boulanger
- 80 gr de lait en poudre
- 90 gr de sucre pour la pâte (le sucre de "déco" n'est pas compter dans ces 120 gr)
- 80 gr d'huile
- 1 pincée de sel
- 1 pétrin de ménage , ou alors le faire à la main à la vieille méthode, avec les gouttes de sueur qui tombent dans la pâte
- 1 pince à chichis (pas d'allusions hein!!!) ou une araignée
- 1 bassine à friture avec d'huile propre
- 1 allumette
- et un aérateur très puissant ou alors technique habituelle , (allez chez la voisine empouraquer * sa cuisine), ou plus simple, les faire dehors

- Dans un peu d'eau tiède prélever sur les 330 gr , délayez la levure , deux cuillères de farine idem, une pincée de sucre, mettre dans un bocal et secouez sauvagement, ah oui le couvercle fan de garce j'avais oublié. Laissez un peu mousser (simili polish)
- Allez prendre l'air faire des photos et revenez une demie heure plus tard
- Dans le pétrin de ménage mettre le "polish", le reste d'eau , le lait en poudre, le sucre, l'huile et la farine et la pincée de sel
- Mettre sur position moyenne (4) et laissez tourner 12 minutes


Mettre dans votre votre bassine à friture 2 litres minimun (pour l'inertie thermique)d'huile à frire

Oui je sais elle est floue

A gauche un plat avec du sopalin où vous poserez au fur et à mesure les chichis, puis la plaque émaillée de votre four où vous les roulerez dans le sucre semoule.


LA SURPRISE

Extrait de la cuisine de Dumas Père
« Tout le mérite d'une bonne friture provient de la surprise ; c'est ainsi qu'on appelle l'invasion du liquide bouillant qui carbonise ou roussit, à l'instant même de l'immersion, la surface extérieure du corps qui lui est soumis.
« Au moyen de la surprise, il se forme une espèce de voûte qui contient l'objet, empêche la graisse de le pénétrer et concentre les sucs, qui subissent ainsi une coction intérieure qui donne à l'aliment tout le goût dont il est susceptible.
« Pour que la surprise ait lieu, il faut que le liquide bouillant ait acquis assez de chaleur pour que son action soit brusque et instantanée ; mais il n'arrive à ce point qu'après avoir été exposé assez longtemps à un feu vif et flamboyant. « On connaît par le moyen suivant que la friture est chaude au degré désiré : vous couperez un morceau de pain en forme de mouillette, et vous le tremperez dans la poêle pendant cinq à six secondes ; si vous le retirez ferme et coloré, opérez immédiatement l'immersion ; sinon il faut pousser le feu et recommencer l'essai.
« La surprise une fois opérée, modérez le feu afin que la coction ne soit pas trop précipitée et que les sucs que vous avez renfermés subissent, au moyen d'une chaleur prolongée, le changement qui les unit et en rehausse le goût. « Vous avez sans doute observé que la surface des objets bien frits ne peut plus dissoudre ni le sel, ni le sucre, dont ils ont cependant besoin suivant leur nature diverse. Ainsi vous ne manquerez pas de réduire ces deux substances en poudre très fine, afin qu'elles contractent une grande facilité d'adhérence, et qu'au moyen du saupoudroir la friture puisse s'en assaisonner par juxtaposition.


*empouraquer : sentir mauvais , dans ce cas la cuisine sentira mauvais après, mais ici chez moi on dit "putain ! tu empouraques la merde" comme si la merde pouvais sentir bon

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Rédigé par La Cachina

Publié dans #Spécialités provençales

Publié le 24 Juillet 2011

 Nous appelons cela des "Chichis" mais ce ne sont pas les "chichis frégi de Marseille"
Ce sont simplement des beignets de foire et de fête très courant dans cette partie de la Provence.  C'est facile , mais un peu long car il faut deux levées à la pâte qui ressemble à de la pâte à pain. Déjà se lever une  fois pour un Provençal c'est dur, alors deux fois !! C'est pour cela que je ne fais pas la sieste, vous vous rendez compte , se lever deux fois dans la même journée ?


CHICHIS DE FOIRE


Il faut  donc
 

- se lever
- appeler ses petits neveux pour qu'ils profitent de ce que je ne peux pas manger


Image
- 500 gr de farine T55, à ajuster
- 300  gr d'eau non chlorée
- 18 gr de levure fraîche de boulanger
- 80 gr de lait en poudre
- 90 gr de sucre pour la pâte (le sucre de "déco" n'est pas compter dans ces 120 gr)
- 80 gr d'huile
- 1 pincée de sel
- 1 pétrin de ménage , ou alors le faire à la main à la vieille méthode, avec les gouttes de sueur qui tombent dans la pâte
- 1 pince à chichis (pas d'allusions hein!!!) ou une araignée
- 1 bassine à friture avec d'huile propre
- 1 allumette
- et un aérateur très puissant ou alors technique habituelle , (allez chez la voisine empouraquer *  sa cuisine), ou plus simple, les faire dehors
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- Dans un peu d'eau tiède prélever sur les 330 gr , délayez la levure , deux cuillères de farine idem, une pincée de sucre, mettre dans un bocal et secouez sauvagement, ah oui le couvercle  fan de garce j'avais oublié. Laissez un peu mousser  (simili polish)
- Allez prendre l'air faire des photos et revenez une demie heure plus tard
- Dans le pétrin de ménage mettre le "polish", le reste d'eau , le lait en poudre, le sucre, l'huile et la farine et la pincée de sel
- Mettre sur position moyenne (4) et laissez tourner 12 minutes
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Sortez  le crochet de la pâte , couvrir d'un torchon,et laisser lever dans un endoit tiède (sous les aisselles par exemple, oui mais de Tyrex) 45 minutes
Avec le poing chassez l'air de la pâte après cette première levée

Remettre à pousser encore 45 à 60 minutes environ, cela dépend de la température ambiante.

Mettre dans votre votre bassine à friture 2 litres minimun (pour l'inertie thermique)d'huile à frire
Dégagez bien votre plan de travail, attention l'huile de friture à 170° / 180° ne pardonne pas

A droite de la bassine disposez votre Pâte toujours couverte pas le torchon et un saladier d'eau pour se tremper les doigts (de cette façon la pâte ne colle pas pas aux didis.) N'essayez pas de faire plus gros que ma main car la T° chute trop et alors bonjour l'éponge à huile
Oui je sais elle est floue
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A gauche un plat avec du sopalin où vous poserez au fur et à mesure les chichispuis la plaque émaillée de votre four où vous les roulerez dans le sucre semoule.


Ne faites que deux chichis maximum à la fois et ne laisser pas tomber la T° de l'huile autrement  la pâte vas se gorger d'huile (voir la surprise de la friture)....
Extrait en fin d'article, lire avec attention cela vous évitera de faire des trucs archi lourd à digérer

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Regarder vos neveux se gaver de chichis , de jus de fruits et même de boule de coco.  Maman mon diabète, alors ? Et bien je suis arrivé à résister . Même l'odeur de l'huile chaude me donne des nausées , pauvre de moi.


LA SURPRISE

 

Extrait de la cuisine de Dumas Père
« Tout le mérite d'une bonne friture provient de la surprise ; c'est ainsi qu'on appelle l'invasion du liquide bouillant qui carbonise ou roussit, à l'instant même de l'immersion, la surface extérieure du corps qui lui est soumis.
« Au moyen de la surprise, il se forme une espèce de voûte qui contient l'objet, empêche la graisse de le pénétrer et concentre les sucs, qui subissent ainsi une coction intérieure qui donne à l'aliment tout le goût dont il est susceptible.
« Pour que la surprise ait lieu, il faut que le liquide bouillant ait acquis assez de chaleur pour que son action soit brusque et instantanée ; mais il n'arrive à ce point qu'après avoir été exposé assez longtemps à un feu vif et flamboyant. « On connaît par le moyen suivant que la friture est chaude au degré désiré : vous couperez un morceau de pain en forme de mouillette, et vous le tremperez dans la poêle pendant cinq à six secondes ; si vous le retirez ferme et coloré, opérez immédiatement l'immersion ; sinon il faut pousser le feu et recommencer l'essai.
« La surprise une fois opérée, modérez le feu afin que la coction ne soit pas trop précipitée et que les sucs que vous avez renfermés subissent, au moyen d'une chaleur prolongée, le changement qui les unit et en rehausse le goût. « Vous avez sans doute observé que la surface des objets bien frits ne peut plus dissoudre ni le sel, ni le sucre, dont ils ont cependant besoin suivant leur nature diverse. Ainsi vous ne manquerez pas de réduire ces deux substances en poudre très fine, afin qu'elles contractent une grande facilité d'adhérence, et qu'au moyen du saupoudroir la friture puisse s'en assaisonner par juxtaposition.


*empouraquer : sentir mauvais , dans ce cas la cuisine sentira mauvais après, mais ici chez moi on dit "putain ! tu empouraques la merde" comme si la merde pouvais sentir bon

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