Publié le 11 Septembre 2011

 

Le Caviar des pauvres pour les soirées d'automne



Dans la série grande misère je vous propose ce "caviar". Si vous voulez manger du vrai caviar vous pouvez poser votre candidature pour la présidence , mais attention les places sont chères. Si vous n'êtes pas candidats veuillez ne pas voter à nouveau pour le destructeur de la France qui a détruit notre beau pays et foulé au pied tous nos acquis sociaux. Donc si vous voulez manger du vrai caviar, entrez en Politique, et pas dans ma modeste recette
Prendre un beau mortier en marbre veiné de bleu, genre vieillard constipé qui va se faire péter une veine du front en faisant ce que tout le monde fait le matin.

Pilez des olives noires* pas trop amères ( vous pouvez les faire blanchir) avec des filets d'anchois.
Ajoutez à cette purée ou pommade :
surtout pas d'ail (je vous vois venir avec votre simili tapenade, d'abord il n'y a pas de câpres)
- une pincée de poudre de thym
- une pincée de poudre de feuilles de laurier
- un peu de poivre
- juste un peu de sel (attention les olives et anchois sont déjà salés)
- une petite lichée d'eau de vie de marc de raisin
puis bien sûr, l'huile d'olive que vous ajoutez tout en remuant.

Faire griller du "bon pain" coupé dans le sens de la longueur, comme pour la roustide, étendre cette préparation sur le pain et repasser sur le gril coté croûte,  quelques instants.
Dégustez le tout avec un bon vin rouge près de la cheminée.

Si vous êtes tout seul vous pouvez finir la bouteille de vin , même la deuxième, et même rôter ou faire une petit pet discret, puis aller se coucher dans la chambre froide en disant , putain que c'est triste tout seul. Dans ce cas exceptionnel, finir la bouteille de marc de raisin, et même les griottes à l'eau de vie

Bon, ce n'est pas du caviar, mais c'est tout de même mangeable, pire c'est même bon.

* je vous conseille fortement d'enlever les noyaux car ils sont traitres et durs, pointus au deux bouts, glissants comme des sumos huilés mais moins lourds,  ils peuvent occasionner de graves blessures, plusieurs familles ont été decimées de cette façon, il parait que Bruxelles  veut supprimer les mortiers et les olives .

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Publié le 10 Septembre 2011

 


Avant la daube varoise une Théorie Jupitérienne

Les gens avaient peur de se perdre et de ne plus retrouver leurs maisons, ils marquaient donc leurs initiales sur leurs portes, par contre je ne vois pas du tout la nécessité de ce trou, judas peut être !!! judas pour oeil de mammouth alors !



Daube de sanglier à la varoise

Cette recette de Daube de sanglier à la varoise est un plat de tradition locale. Bien sûr lorsqu'on est pas chasseur c'est moins facile de se procurer du vrai sanglier, Jupi troque, vous le savez, mais vous pouvez acheter du sanglier d'élevage , il est présent dans les supermarchés.

 

Je sais que la majorité de mes visiteurs sont des visiteuses, elles vont hurler encore une fois, déjà pour ce plat encore une fois pas présentable et encore une autre fois pour les animaux, mais ce n'est pas plus cruel que de faire cuire de la biche, de l'agneau ou du "cheval", comment peut-on manger un si bel et attachant animal ?

Cette recette est de partout différente, alors je vous donne ma version. Ce n'est certe pas la meilleure, mais rassurez-vous elle est très bonne.

 

 

Il ne vous faudra pas de ces vilaines crottes noires, c'est incroyable ces vilains champignons qui poussent sous la terre, cachés, il paraît que c'est difficile à trouver !


Il vous faudra par contre :

- 1 épaule de sanglier de 3 kg environ, ou le morceau que l'on voudra bien vous troquer
- 2 litres de vin rouge bien tannique, j'ai une préférence pour le vin "la Mancha"
- pas de vinaigre ce vin arrache assez comme cela, mais en principe il faut environ 2 CàS de vinaigre de vin,
- un verre d'huile d'olive pour faire revenir les morceaux
- 100 grammes  lard salé
- 200 grammes de couenne de sanglier "c'est dur d'en trouver" se rabattre sur la couenne de cochon
- 4 beaux oignons jaunes ou blanc , mais il vaut mieux les jaunes, attention les blancs et rouges avec des petits points blancs ce sont les maisons de schtroumphs, laissez-les tranquilles...
- 1 bouquet garni,
- 2 cm de branche de céleri
- un peu de sarriette
- un peu de thym
- 2 clous de girofle,
- 3 feuilles de laurier
- 5 baies de genièvre,
- du gros sel
- du poivre du moulin
- 5 grains de poivres noir ou 6
- 1 /4 d'écorce d’orange sèche

- un peu de farine pour  faire la liaison
- ben non je ne met pas de carotte
- pire j'aime pas l'écorce d'orange dans la daube

 

 On va faire une daube classique avec une marinade, une bonne marinade comme on sait les faire dans tout bon commissariat.

Faire la marinade la veille, Marinade à froid.
 

Découpez les morceaux comme vous pouvez, avec les couteaux que vous avez,  les mettre dans un grand saladier avec tous les ingrédients sauf l'huile et le le lard salé
Coupez Grossièrement deux oignons, gardez les autres pour les émincer et les dorer le lendemain.
Mettre le saladier couvert au frais.

Le lendemain égoutter et garder la marinade de côté.
Faire revenir dans l'huile d'olive et le lard les morceaux de viande quelques instants, je ne les singe pas car il y a risque d'accrochage au fond du récipient lors de la cuisson très longue de la daube et comme Jupi est un gros fainéant, il simplifie les choses.

 

Emincez les deux oignons qui vous restent.
 

Lorsqu’ils colorent, ajouter le reste des oignons et laisser rissoler encore un peu.

Vous vous dites : Jupi il n'y a pas trois kg et bien
c'est vrai vous avez raison, pire je fais dorer
les morceaux avant de les mettre dans la marinade
Normalement les morceaux marinés sont violets couleur de vin

Déglacer avec le vinaigre et laisser évaporer, ajouter maintenant la marinade et oui il faut bien la mettre, mais AVANT retirez cette p.... de peau d'orange, zut elle bien basse cette marinade, votre chien vient d'en boire la moitié, il va bien dormir, laissez-lui une bouteille de vin avec le tire-bouchon s'il a encore une petite soif. Noubliez pas de rajouter en vin ce qu'il a bu en marinade.


Faites  cuire à feu très doux à couvert le temps qu'il faut, selon la dureté de la viande cela varie entre 2 heures 30 et 6 heures,  au plus la cuisson est lente (juste quelques glouglous), meilleur sera le résultat. C'est une cuisson qui se laisse oublier sur le coin du fourneau, avant c'était au coin de la cheminée dans une vraie daubière en terre.

Ici il y a la liaison, mais je sens que la couleur
ne vous convient pas, Jupi n'est pas très bon pour
les photos intérieures, flash, pas flash ?

Lorsque la cuisson vous paraît correcte, un poil avant, faites une liaison avec le gras qui surnage et un peu de farine, plonger le tamis dans la daube et déliez la liaison avec une spatule en bois, vous n'aurez pas de grumeaux.

C'est presque la couleur, mais zut je ne peux pas
en manger encore une fois, saleté de régime !

Rectifier l’assaisonnement si nécessaire. Enlevez les grains de genièvre avant de servir.

Accompagnez  de nouilles, ou de pommes de terre vapeur, mais la daube classique c'est avec la polenta.

Faites vous péter le bédélet et pensez à moi, et pensez que c'est meilleur le lendemain réchauffé.

 

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