Publié le 27 Août 2016

 

C'est drôle le bonheur, ça vient d'un seul coup, comme la colère.
Marguerite Donnadieu dite Marguerite Duras (1914-1996)

 

 

Vous connaissez les congélateurs bahut , oui, j'en étais sûr. Le mien par contre non, et mieux vaut ne pas voir le rangement quasi catastrophique à l'intérieur. Si c'était à refaire achetez plutôt une armoire verticale, Liebherr par exemple, cette marque qui ne me sponsorise pas malheureusement est vraiment championne coté isolation et consommation (0,5 kw par 24 heures en plein été pour 400 litre de capacité !!!), et le silence de fonctionnement est remarquable, heu ...par contre le prix !

 

J'étais pas là pour faire l'article sur mon congel, mais plutôt faire du rangement dans celui ci, et c'est pas de la tarte. Si j'étais constructeur je ferais un congel avec une cuve tournante, histoire de voir plus facilement ce qu'il a au fond.

 

Donc armé de mon piolet  et mes mitaines, je me suis enfoncé dans les entrailles glacées au travers des strates de l'âge glaciaire. Vu que les étiquettes ne sont pas mon fort, j'étais pas trop renseigné sur la date des produits, alors naviguant entre une épaule de sanglier givrée et des tripes bien froides, je suis passé devant des trucs qui ressemblait à des Marshmallows blancs, vu que je ne suis pas un fana des produits Étasuniens cela m'interrogeait fortement! 

Putain, c'est quoi ces trucs ?  heureusement que mister Picard avait laissé un petit bout de carton m'indiquant que c'était des morceaux de corps de St Jacques de Compostelle qui se trouvait là. Je ne vous dirais pas la date, j'hallucine encore.

Quelques coup de piolet plus tard  et 10 engelures, ces St Jacques revoyaient le jour, en piteux état j'en conviens. Comme il ne faut rien laisser perdre car bientôt il faudra verser la Dîme au Seigneur, même la Dîme verte sur les potagers , je me suis empressé de la convertir en miam bien mangeable

Pas question de les poêler un petit coup, il allait falloir ruser (voir , Bible du restaurant , page 312, "la Retape" en vente chez tous les mauvais libraires).

 

En fait j'ai fais le vide dans le réfrigérateur aussi car j'avais mauvaise conscience. Vous voulez le détail ?

Allez Zou boulégan (bougez vous), ce n'était pas si catastrophique que ça, au boulot, sortez de votre lit il est 11 heures et la recette est simple. D'accord il va falloir craquer une allumette, bonjour la chaleur.


On commence par une séance de décongélation "naturelle" des Saint Jacques

Ensuite il ne faut pas grand chose en plus de ces St Jacques

- 1 poivron vert tendre doux
- 1 poivron rouge doux
- 1 oignons blanc
- 1/4 de cote de céleri
- 2 gousses d'ail aplaties
- 1 verre de 20 cl de riz à risotto
- 3 verre d'eau tiède

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- 2 cuillères à soupe d'huile d'olive- 1 mini feuille de laurier
-  un peu de sel au girofle (pilez un peu de gros sel avec 1/2 clou de girofle)
- 1/2 cuillère à soupe de fond de veau
- un peu de poivre concassé

 

Et une poêle un peu large et haute

- Poêlez 20 secondes de chaque coté les SJ dans l'huile d'olive (puis les réserver au réfrigérateur)

- Faire revenir l'oignon, les poivrons et l'ail
- Salez au sel giroflé, et donnez quelques tours de spatule
- Répartir le riz sur les légumes revenus, couvrez avec 2 verres d'eau additionnés de fond de veau, gardez le 3ème en réserve
- Baissez le feu et couvrez, si besoin est, ajouter de l'eau si cela s'avère nécessaire, ça dépend du riz
- 4 minutes avant la pleine cuisson du riz répartir les coquille St Jacques régulièrement et couvrez

Servir avec des tranche de citron, un peu comme la paella
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Rédigé par jupiter

Publié dans #méditerranée

Publié le 26 Août 2016

 

L'histoire que je vais vous conter est assez répandue en Provence.


Les chasseurs de l'époque, chassaient vraiment, c'était une source de protéines animales non négligeable, gratuites  surtout pour ceux qui n'était pas agriculteur et qui n'avaient pas d'animaux de basse cour.
Bref, le gibier était abondant mais les fusils pas très performants, c'étaient encore des fusils à chiens qui se rechargeaient par la bouche avec poudre, grenaille et bourre.

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Tous ces éléments étaient introduits au fur et à mesure des coups de feu. Chaque coup de feu était bien calculé, la poudre coûtait tout de même, ainsi que les plombs.

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Aujourd'hui pour  Guiseppe la chasse était très bonne, des grives par dizaines passaient au dessus de sa tête. Bien que piètre tireur sa gibecière  était presque  pleine, mais les munitions commençaient à baisser, surtout les plombs, mais Guiseppe pensait aux nombreux pâtés que Joséphine sa femme allait pouvoir réaliser.(ben oui, niet congélo à l'époque)
Tout d'un coup la grenaille de plomb vint à manquer, zut et re zut, je ne peux pas vous transcrire les injures en italien qui suivirent.
Mais Guiseppe n'était pas à court d'idée, avec son gros couteau il arriva à arracher les clous de ses semelles, les souliers étaient tous cloutés à l'époque, c'est vrai le projectile était assez  peu adapté, mais cela fonctionnait un peu et quelques autres grives vinrent s'ajouter aux autres.

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Giuseppe en était quitte pour rentrer pieds nus, il ne fallait pas abîmer les chaussettes et il serait quitte pour les faire ressemeller .
Les clous vinrent aussi à manquer. Il se rappela qu'il lui restait de vielles pois chiches sèches au fond du "carnier", bon se dit-il, on verra bien.
Il venait juste de recharger avec des pois chiches lorsque un chevreuil passa à portée de tir.
L'occasion était trop belle, mais extraire les pois chiches d'un fusil à bourrer était impossible, il aurait pu mettre les boutons en fer de sa vareuse, mais trop tard.
Il épaula, ajusta et tira en visant soigneusement la tête. L'animal perçu quelques picotements et parti à toute allure.
Giuseppe désolé d'avoir râté ce gibier de choix et de l'avoir blessé,  quitta son poste et rentra avec sa "cargaison de grives" pieds nus à la maison, les souliers autour du coup.
Le lendemain matin au café il raconta sa mésaventure en provençal mélangé de français et d'italien.
Ce fut une franche rigolade pendant de longues minutes, personnes ne croyait Giuseppe, le "chasseur aux pois chiches".
Chaque fois qu'il venait boire son café il y avait droit :
- oh tu gardes toujours des pois chiches dans les poches on sait jamais !
Bref il supporta cela toute une année.
Cet automne comme d'habitude il jouait aux cartes le dimanche soir, se faisant chambrer comme d'habitude. Tout d'un coup un chasseur entra et s'écria "je viens de voir le chevreuil de Giuseppe"
- et alors ?
-Bé il y avait deux plantes de pois chiches à la place des bois sur la tête.

 

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Certains rient encore d'autres sont "morts" de rire ce jour là à force de s'estrasser* . Personne ne cru le chasseur, et Giuseppe qui croyait sa délivrance arrivée par cette nouvelle, en reprit une "couche" ce jour là. Depuis cette blaque fait le tour du Var.

 

 

 

*S'estrasser : se tenir les côtes de rire, une estrasse est aussi un mauvais bout de chiffon

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Rédigé par La Cachina

Publié dans #Galèjades