Publié le 14 Mai 2020

Les pois chiches qui ne font pas péter

 

Il est vrai que les pois chiches* ont mauvaise réputation, pourtant il en existe qui ne provoquent pas des flatulences, bé oui il faut être poli pour dire pets maintenant.

Donc les pois chiches font péter, elles "en Provence on dit la pois chiche" sont bien bonnes au goût et pour tout plein de bonnes choses pour votre organisme, mais pas vraiment pour l'intestin, ni l'orifice terminal de celui-ci.

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Toutefois soyez sans crainte, vous pouvez en faire consommer à vos invités de « passage », car l'effet dévastateur à venir n'apparaît que quelques heures après. En bien calculant votre coup, ces gentils invités se retrouveront au mieux, chez eux, et au pire dans leur voiture avec des amis et sur le chemin du retour lorsque les insidieuses  petite grenades à retardement feront leurs premiers dégâts.

Soyez sûrs qu'ils se souviendront de vous et du mot « pounchu ». Ah oui les pois chiches portent différents nom dans notre département, Cèze, Tchi ou Pounchu, mais les effets sont les mêmes.

Alors pourquoi les consommer ? Et bé , tout bêtement parce notre plat régional n'est pas la Bouillabaisse ni l'Aioli, et  que nous sommes « pauvres » , donc que cela nourrit à pas cher comme on dit et que c'est pas mauvais, en plus cela pousse bien dans nos mauvais terrains , voila, libre à nous d'en supporter les inconvénients.

Je zappe la théorie de la cuisson, blablabla, pour arriver directement au sujet de cet article

 

Oui j'ai trouvé des pois chiches apprivoisés , Aleluilla

Fruits des très saintes entrailles

 

Comme bien souvent, je me sustente à midi d'une salade de pois chiches tièdes, avec bien d'oignons, de la bonne huile, du vinaigre et quelques olives noires, au risque de vous choquer j'utilise quelquefois des pois chiches cuites  en boîte. Ba oui, personne n'est parfait

Cette fois donc lors de mes emplettes semestrielles  fautes de boites , j'avais acheté des bocaux de 400 grammes au magasin des « casques à pointes » juste au village à coté (voir épisode de la Bifinett ).

Cette fois ci miracle après mon bon plat de « ponchus » j'ai eu un après midi serein, d'où venait ce miracle? simplement de l'image ci-dessous. je pense. En effet ces pois chiches sont cuites évidemment , puis , je pense que c'est un rinçage après cuisson qui élimine les peaux indigestes.

Les magnifiques pois chiches cuitent à la Teutonne

 

Et voici nos minables pois chiches de pauvres  non cuitent, les "pounchus" -pointues- comme disent les parisiens

 

Bon passons, je vous recommande donc d'essayer ces pois chiches très agréables à notre chimie interne. Cela m'amène à vous causer des guerres intestines qui opposent divers villages proches, tout cela à cause de ces pounchus.

 Il y a fort longtemps presque tous les habitants du Haut Var mangeaient par force ces pois chiches, tous avaient les même problèmes de pets intempestifs *, toutefois cela ne les gênait pas trop pour les travaux des champs. Ailleurs c'était un peu plus délicat, les gratte papiers devaient aller péter dehors, un peu comme pour la cigarette maintenant, mais sans la fumée !

Le premier qui trouva une solution mécanique à ces pets, fut un pauvre  Flassannais, il faut dire qu'il fut grandement aidés par la présence du chêne liège dans la forêt

C'est un pauvre un berger qui par hasard trouva cette solution miracle, comme toute découverte scatologique je ne vais pas entrer dans le détail, mais en taillant un bout d'écorce de liège il trouva que cela était plus pratique pour boucher les trous qu'un vulgaire morceaux de bois, de la à dire que ........

Comme la morale de l'époque était assez stricte, il n'en parla qu'à un collègue qui s'empressa de le répéter en rigolant à un trou du cul Cotignacéen qui était de passage.

Celui-ci fit semblant de rire mais vit tout de suite l'avantage de cette trouvaille, il négocia à vil prix des stocks de liège, pour faire ces « bouchons »

Les Flassannais continuèrent de péter à tout vent, sauf le berger évidemment, alors que les Cotignacéens pouvaient passer toute une journée tranquille et « dégazer » en paix le soir à la fraîche en pissouillant sur les pissenlits des voisins

Pour faire court  se sont les  Carçois qui inventèrent la bouteille et qui furent vraiment ravis lorsque un malin négociant de Cotignac leur vendit à des prix défiant toute concurrence, leurs vieux bouchons « usagés ». Il faut reconnaître que cela « gâtait » un peu le goût du vin carçois, mais comme il  était déjà mauvais d'origine , bof. Comme rien ne reste secret bien longtemps, un jour ce fût la guerre des bouchons qui péta entre ces deux villages voisins, d'ailleurs elle dure toujours.

Quand au Flassannais devenus riches, ils arrêtèrent de manger des pois chiches, pour manger des cébettes, oui c'est bête, car leurs vents sortaient d'ailleurs.

Tout ça c'est de l'histoire ancienne, car depuis le passage du nuage de Tchernobyl, les tortues Hermann des Maures ont muté et grimpent dans les arbres. Et alors !! Bé alors les habitants de Flassans pour éviter que les pauvres Tortues Hermann se tuent en tombant des arbres en se battant contre les écureuils caméléons, recouvrent leurs carapaces de liège amortisseur . Moralité, il vaut mieux que je m'arrête et que j'aille prendre mon sirop pour la "tête"

Tante victorinne va encore dire que je prends des substances illicites !!

 

*pois chiches : ce mot composé est masculin, mais en Provence peut dire la pois chiche, comme on dit , la lièvre etc .... on est comme ça

 

*intempestif : ce mot me plait bien car il veut bien dire  ce que l'on peux lire - tempête - peste - , bref une histoire de vent ....délétère

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Publié le 10 Mai 2020

 

Aux environ de fin avril on commencera à voir les cerises hâtives t Burlats

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La récolte dans mon jardin n'a pas été fameuse, comme les photos vous le montre, les pieds d'artichauts ont 30 ans

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Cette recette n'a rien d'original, mais c'est un régal en Provence, une recette de famille qui se réalise à cette époque de l'année à cause de la venue de ces légumes seulement à cette saison.

Les légumes qui composent ce petit ragoût, sont de première importance. Ils doivent être frais, et jeunes, ils conditionnent à eux seuls la qualité gustative de ce plat rustique mais délicieux.

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Ma mère se faisait une joie de me faire ce petit fricot à cette époque là

 Il faut

- Quelques  petits artichauts violets de Provence du jour
- 1 petites carottes 6cm maximum, rincez-les seulement, ne pas lever la peau
- 4 ou 5 lardons (facultatif)
- 2 pommes de terre moyennes nouvelles, ou quelques petites rondes du marché
- 1 oignon blanc doux  moyen
- 1 gousse d'ail frais pelée écrasée avec le plat du couteau
- Une toute petite branchette de thym (attention pas de laurier)
- 1 demi citron (pour empêcher les fonds de noircir)
- 1 poignée de petits pois primeurs (garder quelques fanes tendres)"on peux le faire avec des févettes"
- 1 petit cœur de laitue
- Sel, poivre  et amour

Si les artichauts cueillis ont quelques pucerons (absence de pesticide), plongez-les dans une bassine d'eau additionnée de vinaigre et tournez les à mi hauteur, les feuilles et le foin sont très tendre et sans danger

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Emincez finement un oignon blanc et faites le revenir doucement dans une cuillère d'huile d'olive.

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Jeter dans le poêlon les petits pois écossés, les pommes de terre coupées en morceaux (grosseur d'une noix),  les morceaux d'artichauts, les carottes, la branchette de thym, la gousse d'ail écrasée sommairement, les lardons

Saler légèrement

Ajouter 3 ou quatre cuillères d'eau et faire suer doucement à couvert 7 à 8 minutes environ

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Couvrir d'eau tiédie (attention pas de bouillons ou de fonds, les légumes seuls suffisent à donner leur plein arôme) un petit doigt seulement au dessus des légumes ;

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Ajouter le cœur de laitue et quelques fanes de petits pois dont vous aurez au préalable retiré la petite peau extérieure, avec le coin de l'ongle, ou en cassant simplement la fane à son extrémité et tirer la peau comme le fils de haricots verts
Poivrez

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Laisser cuire doucement à découvert, surveillez les légumes en les piquants, ils ne doivent pas fondre, se sont des légumes délicats.

Rectifier l'assaisonnement.

Dans une petite assiette préparer une petite liaison avec le jus de cuisson, un peu de farine et une noisette de beurre.

Lier le tout délicatement.
 

C'est tout.

Si vous ne pouvez avoir la chance d'avoir ces légumes extra frais, faites pour le mieux avec ceux du commerce, le résultat est très différent.

Mieux, faites vous inviter par des personnes qui le réalisent encore ainsi.

Je peux avoir oublier un ingrédient, signalez-le moi s'il vous plait.

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