Back in the Provence Tipi

Publié le 4 Août 2007

Suite et fin du Tipi électrique.

.......quelques uns et unes étaient vaguement réveillés , mais sans doute en plein rêves éveillés. J'étais téméraire en ce temps là, mais pas rassuré pour la suite.
- putain , anette t'as pas un truc fort pour les réveiller tes zoizeaux de nuit.
- bien tu sais on a plutôt des trucs qui endormen, des trucs cool
- tu vas voir je vais leur balancer le jus où je pense ils vont se bouger le cul!
- cool patrick, je te vois bien énnervé, positive un max , prends-le du bon coté (je vous évite les blagues à deux sous grivoises , à souhait)
- Cool, cool, cool, évidemment avec l'herbe et autre subtances que vous prenez, tout est cool, oh ça fait deux heures que je suis ici, juste pour une ampoule de merde perchée en galère dans une tente de mes couilles , hoooo annette je crise là. ! et mon patron il va dire quoi ?
- et alors prends ton temps, krishna nous enseigne la patience
- et la fornication aussi ! non la j'invente
- je te préviens je vais poser l'échelle contre la toile , te plaint pas après !
- ah non !
- alors réveilles un de tes singes et fait le monter au poteau !
- ils sont si fatigués de la nuit
- je vais le secouer ou les griller comme des porcs , oui!
Manifestement la fumée et les thés ne faisaient pas bon mélange, le pire c'est que je m'en appercevais presque.
- allez viens dehors tu vas te calmer, à ce stade là on va se fumer une clop tranquille tous les deux et ça ira mieux
J'ai pas percuté, je devais avoir pris déjà une bonne dose dedans, clop, clop, pourquoi pas .
- ça vas pas tu as l'air tout drôle, je préfèrais quand tu étais énervé
- beuuuuuh, c'est bizarre on dirait que je plane sur le dos d'une libellule qui a des hoquets.
- viens sous la terrasse , près de la maison , je vais te mettre un linge mouillé sur la tête
- oui anette , mais une serviette avec des fleurs oranges alors !
Me voila allongé sous la terrasse au frais avec une espèce de turban humide autour de la tête qui devait avoir triplé de volume. malgré la tête qui flottait vaguement, me voila parti en train de lutiner Annette qui était fort appétissante. Qoâ, vous n'avez jamais été jeune en 70 ?
Bref l'affaire était bien engagée , lorsque j'apperçois  la R16 Renault bleu flashi de mon patron arriver.
- oh, petit couillon c'est Léopold qui te parles
Mauvaise limonade, quand il disait son vrai prénom , c'était pas bon.
- tu joues au fakir lubrique maintenant, pendant les heures de travail, t'as fini au moins.
- heuuu, presque, j'attends de l'aide
- en ce moment je vois que tu es bien aidé, tu te démemerdes pas mal , t'as pas choisi une vilaine, debout et qu'on en finisse, c'est où feignasse.
Gniii, gniii, quelques explications plus loin on arrive au Tipi
- c'est quoi ce "chose" ?
- rien patron , juste un Tipi, il y en a beaucoup dans la région
- pfeuuuuuuuuuuu ! ce qu'il ne faut pas entendre! oh t'as fumé quoi ?
Anette restait muette, les colère à Léopold étaient connues dans tout le village (vrai)
Bref;

J'ai oublié de vous dire que l'été mon patron marchait tout le temps avec des tongues infâmes, alors que moi en short j'étais obligé de mettre de gros souliers en cuir (dans le batiment il ya toujours de méchantes choses qui trainent, rester sur les barreaux d'une échelle pendant deux par exemple avec des semelles fines c'est une torture) avec de fortes chaussettes, vous voyez la dégaine lorsque j'allais boire un coup au bar pleines d'estivantes, Casséééé !!!
Et crac le Monsieur se pique le pied juste en entrant dans le Tipi, mais non pas sur une seringue , hola on était en 70 , mais juste période herbes de chanvre.
C'était tout bêtement une épine de cade sèche, ces couillons faisait brûler du cade pour que la fumée les purifie.
Il venait donc de s'imaginer le pire, en plus c'était un sanguin le Monsieur, je vous dis pas le cri, même le grand manitou aurait perdu toutes ses plumes. Les indiens d'occasions aussi. Pardon eux ils perdaient les poils.
- lopettes , tas d'enculés de merde, c'est une porcherie ici, "vaou garça fué qui dedin per tout désinfecta, dgens et besti" -je vais foutre le feu la dedans pour tout désinfecter, gens et bêtes- et où elle est cette panne ?
- la haut, j'attendais que les gens , pardon lopettes, se réveillent pour qu'ils me tiennent l'échelle à coulisses
- vouai, vouai ! en attendant c'était pas l'échelle que tu avais dans les mains. Tu vas voir un coup de tronçonneuse et je vais te la raccourcir moi, la perche. Si je ne vais pas à l'ampoule ............(là, jupi t'es nul)
- non dit annette d'un coup, on se la changera  nous même.
- c'est pas beau çà, trois heures que mon couillon de biche (c'est moi) branle rien , et il faut plus rien toucher en plus ! non mais !
- allez zou , arrives toi, tu viendra finir ce dépannage ce soir après tes heures de travail, et gratis.
- pas de problème patron, je vais y arrivé tout seul, j'en suis sûr.
- je l'aiderais dit anette
- j'y compte dit Léopold

Heureuse époque, patron compréhensif, pas de DRH, no problemo, ainsi se passait la vie dans nos petits villages


Plus tard dans l'atelier au retour , Léopold me dit : il faut toujours satisfaire la clientèle, mais , apprès avoir encaissée la facture.
Pas folle la guêpe

Je m'excuse de vous avoir obligé à lire ce tissu de bêtises.


Rédigé par jupiter

Publié dans #Galèjades

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Nadine de Trans en Provence 09/08/2007 11:40

Coucou Jupi,Je reviens un peu sur les blogs après le décès brutal de mon papa le 17 juillet. Il n'y avait malheureusement plus rien à faire !Je vois que tu ne vas pas bien et cela me fait de la peine. Il ne faut pas te laisser aller tu le sais...Je reviendrai te voir Jupi et en attendant je te fais de gros bisous pour t'encourager,Nadine

marilou 08/08/2007 16:06

bonjour Jupiter,Vous, êtes mon médicament anti-dépresseur, quand j'ai une baisse de moral, ou que la morosité veut prendre le dessus, je clique sur Cachina pour venir me doper et cela marche,le dicton " il faut déshabiller un maïs pour voir sa bonté" est un proverbe guadeloupééen et je l'ai lu sur "Les petits livres précieux" des Editions Jean-ClaudeLattes année 1983.Merci pour vos visites régulières et pour tous vos gentils coms, pardonnez moi si je ne viens pas vous rendre visite plus régulièrement , mais ma vitesse de croisière à beaucoup baissé ces temps-ci et je suis contrainte et forcée de faire avecAmicalementmarilou

:0091: Lili :0010: 07/08/2007 21:10

bravo mon jupi, je suis morte de rire, tu es super dans tes narations, je suis ravie de te connaitre, au moins la vie a une autre saveur avec toi. Bisous et bonne soriée

yves et simone 07/08/2007 19:02

Galejades mon oeil dse veritees oui ,que la bonne mere te pardonne....;AMITIEES

Danielle 07/08/2007 06:23

Quel histoire ! bonne continuation  et bon mardi

Zhealy 07/08/2007 03:34

CoucouUn tissus de bétises?J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ton anecdote, vraiment!J'ai voyagé dans le temps, dans un temps où je n'étais pas née, grâce à toiMerciMille Bisous

marithe 06/08/2007 13:04

mdr..mon Jupi se lachait ..en 1970..  et apres et après, c'est quoi la suite ???gros bisousssssssss

~~ Kri ~~ 06/08/2007 09:13

Ce fut un réel plaisir de te lire :-)

Jo 05/08/2007 14:48

Bonjour Jupi,tu aurais du raconter cette histoire aux parents et à Mamiekéké quand tu es venu :))) au fait, tu la butinais ? L'as-tu revue ? On voudrait savoir la suite :)bonne journée.Joël.

CATALANE 05/08/2007 10:33

Ouf .... j'ai lu jusqu'à la fin ! Et oui, c'était une autre époque, comme on n'en fait plus ! bises

cristina 05/08/2007 08:59

Tu devrais écrire un roman, Jupi!Bon dimanche, bisous.

Béatrice 05/08/2007 08:47

Tu n'as jamais pensé à écrire des pièces de théatre et de jouer. Je m'imagine Jupi avec Annette dans le Tipi...hi!hi!hi!...Bon dimanche et gros bisous.

tanette 05/08/2007 07:43

Un petit coucou pour te souhaiter un bon dimanche.

:0014: dom :0010: 05/08/2007 07:28

ptain ! J'étais pas venue hier : il a fallu que je me tape les deux articles sur ta cop' Annette ! Hi hi hi : ta copanette, ça fait bien ça ... Belle histoire des seventies ... ça nous rajeunit pas, tout ça ...Bon dimanche ! Bisouxdom

francoise oleron 05/08/2007 06:51

Tu as eu un drôle de patron, mais sympa quand même, car te trouver dans une telle posture, il aurait pu te virer...J'aime ta façon de raconter ces histoires, bisous et bon dimanche, ici il fait enfin très chaudBisousFrançoise