La Cachina du jardin

Publié le 20 Juillet 2006

LA CACHINA
 
C'est une préparation délicieuse (pour ceux qui aiment)Très simple, rustique, et vraiment provençale. (Plat de pauvre avant)
Cachina viens tout d'abord du verbe provençal escacher "émietté avec les doigts en français »
 

Il faut attendre que les premières « vraie »s tomates arrivent toutes rouges du jardin.

- Tomates en quantité

- Aïl à volonté

- une demie morue seiche (les vraies celles qui ressemblent aux raquettes de tennis)

- En premier faites une bonne braise et prévoir un grand grill, et respecter l’emploi des feux ouverts selon les périodes de l’année. Le bois de ceps de vignes non traitées à l’arsenic convient parfaitement.

Point de bois odoriférant surtout !

- Achetez de la morue très sèche, il y en a encore sur les marchés. Surtout ne pas utiliser les morues salées superficiellement et gorgées d’eau, que vous trouvez dans le super marché,(attention je prends les noms de celui ou celle qui achète de la morue dessalée congelée) le résultat serait décevant et nul.

- Cueillez dans votre jardin de grosses tomates bien mûres, une seule personne peut en manger de 4 à 6 c'est un plat unique.

- Brossez à sec avec un brosse chiendent dure les deux cotés de la morue, faire tomber le maximum de sel.

-Avec un couteau à dents découpez dans les meilleures parties de la morue des carrés de 8x8 environ

- Coupez les tomates en deux transversalement, et exprimez les pépins

- Déposer toutes les tomates coté peau sur le grill

ainsi que les carrés de morue coté peau noire

- la peau des tomates doit se détacher facilement lorsqu'elles son cuites, en remettre d'autres car on consomme beaucoup de tomates dans cette recette.

- les carrés de morue à ce stade doivent un peu noir coté peau, ne pas le retourner, le blanc doit être encore très sec. L’odeur de la morue traitée de cette façon n’est pas des plus agréable, mais le résultat en vaut largement le désagrément, et puis n’oubliez pas que vous êtes dehors, sous les mûriers en tain de siroter un bon pastis.

- chacun prend la quantité de tomates qu'il désire et il les dépiotte dans son assiette

- râper la quantité d'aïl que vous jugez nécessaire sur les dents de la fourchette mise à plat

- prendre la morue encore chaude et l'escacher sur le tomates finement (attention à la quantité de morue), pensez que cette morue n'a subit aucun dessalage, sauf l'action de la brosse) si vous mettez trop de morue le plat sera terriblement salé, trouvez donc un bon équilibre, au bout de la troisième fois vous aurez compris.

- mettre de l'huile d'olive comme vous je jugez.

- mélangez le tout avec votre fourchette.

- saucer le pain dans cette préparation jusqu'à épuisement du plat

- recommencer autant de fois que vous aimez

 

C'est très rustique mais très bon, à mon goût, attention à la tension sanguine, il y a beaucoup de sel tout de même.

Ne pas consommer le soir, vous imaginez pourquoi, ou alors prévoir beaucoup d’eau.

 

Si cela ne vous suffit pas vous pouvez terminer avec un fromage « couyen », après cela plus moyen d’approcher la gente féminine, haleine de chacal garantie, et soif, très soif.

Je vous donnerai la recette de Couyen si vous êtes gentil, mais c’est très fort et vraiment très  peu hygiénique (restes de fromages macérés avec asticot pour rendre le tout onctueux) si si si cela existe, mais on tue les asticots avec de la gnole à 90° avant de tartiner ce fromage sur une tranche de pain et de la mettre à gratiner devant la braise. Ne pas faire gratiner en plein air sinon la gendarmerie viendra voir si vous n’avez pas déterré un cadavre.

 

Un rosé frais par personne, accompagne bien la chose, attention c'est un plat d'été, sieste obligatoire sous un bon mûrier Napoléon.

Rédigé par jupiter

Publié dans #La cachina

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jupi 27/12/2015 08:42

la cachina est mal en point Lil, moi idem

mais les recettes sont toujours là

merci à vous,


PAtrick

Lil 26/12/2015 12:13

Je suis arrivée sur ce blog par hasard ! mais quel bonheur à chaque recette je me retrouve quelques années en arrière avec ou sans intermèdes musicaux, c'est toute mon enfance qui refait surface, certaines recettes que j'avais oublié.....bon sang mais c'est bien sûr...elles sont toujours là, il suffisait de venir voir "la cachina" Merci

jupi 27/12/2015 08:43

la cachina est mal en point Lil, moi idem mais les recettes sont toujours là merci à vous, PAtrick

jupiter 20/07/2006 16:14

On est pas pauvre, on est toujours en vacances, notre culture nous enrichi. Ce sont les des poncifs un peu trop usités.L'aïl on le paye pas d'accord, l'huile c'est celle de nos oliviers aussi, les tomates viennent du jardin, le bois y en a partout, les morues sont sèches de désespoir, le vin c'est cadeau.As oblida lou pan, acco es pas douna questan, es pas lou pan de Jesus, es lo pan qué sé pague en Euro.

http://lapaca.blogspot.com/ 20/07/2006 15:11

C'est super pour un repas de pauvres, il faut dire que dans le midi ont se crois pauvres mais les bonnes recettes de la cachina, nous enrIchissent beaucoup sans oublier nos bonnes galèjades.Merci JUPITER