Très beaucoup bobo au dos après cette chute, mais je vais me
rétablir
Il était avec son espèce de balai brosse dans les bras comme un couillon, le petit marcassin
tremblait de peur et couinait.
- mais malheur de moi, bonne mère qu'est ce que j'ai fait ?
- la bonne mère me pardonne , je n'ai pas voulu faire de mal!
Après un bon quart d'heure de lamentations pour rien dire en fait, il entreprit de mieux voir ce rescapé.
Ce marcassin était tout jeune, il tenait juste sur ses pattes et était en état de choc, coupé de sa mère ,
ses frères et soeurs. et il n'avait pas de "marteau pour faire un malheur"
Ses yeux se fermaient involontairement, tout de suite cela alerta le jardinier qui avait fini ses
prières.
Ce n'est pas normal qu'un animal sauvage ferme les yeux devant la peur, il était en train de ce laisser aller, doucement vers la mort.
Notre empoté pris vite quelques vieilles fourrure de renards et mis le marcassin au chaud, mais celui ci
n'était pas trop chaud, il avait perdu de sa rigidité, mauvais signe.
Il je pris contre lui et le fourra dans sa chemise, le marcassin ne remarquerai pas l'odeur, ils sentaient
aussi mauvais l'un que l'autre.
Il prit un peu de lait concentré que sa tante fine lui avait refilée au cas où il aurait un coup de mou .
Avec son Opinel il y fit deux trous, mis du lait au bout de son index et lui mis de force dans
sa petite machoire.
Le marcassin par instinct commença lentement à sucer ce doigt, puis replongea dans sa semie léthargie.
Toute la nuit notre homme garda ce petit bout contre lui pour lui tranférer sa chaleur corporelle, il était évident maintenant que le rapport chasseur / chassé était bien loin.
Il dormi donc avec ce petit animal entre la vie et la mort, il fit pipi et popo sur le jardinier.
Il se changea donna un peu de lait concentré et ils se rendormirent.
Les bêtes réagissent vite, dire que le marcassin était en forme et un peu pousser le bouchon loin,
mais il demandait plus fréquemment du lait et puis se tenait droit sur ses pattes et après se sauvait sous un coussin pour se protéger.
Je ne vous décrit pas le champ de bataille de la chambre.
Et puis il commença à avoir les sabots un peu plus durs, à manger de pain trempé dans du lait, puis les
croquettes des chats, à faire caca partout.
Bref un petit démon de 20 cm, mais qui aimait toujours retrouver le calme de la chemise de notre jardinier
endormi devant la TV , oui la TV!!
Bien sûr choucou, c'est le nom que notre homme avait donné à cet miniature de sanglier, donnait son avis
lors des informations, il poussait de grand cri lorsqu'il voyait la figure de sarko à la télé, pas si bête que ça ce monstre.
Et puis il grandissait rapidement, son plus grand amusement était de glisser sur le carrelage avec ses
sabots, il fouinnait de partout , soulevait les pots de fleurs.
Bien qu'il mange déjà de tout son grand régal était le lait concentré sucré, "brave tante
Fine"
Dans le village les gens commençaient à s'inquiéter grave comme on dit.
- peut être qu'il a finit par se filer une balle dans la tête, il était bien fêlé, ça m'étonnerait
pas.
- il et mort de faim
- pense toi les vieilles carnes comme lui ça ne cane pas comme ça.
- et si on allait voir ?
- vas y toi il te connait bien
- ça va pas, tant il me tire dessus, je te dis qu'il a perdu le ciboulot avec ses sangliers.
- et si on envoyait la "loi"
- oh , il n'a rien fait de mal après tout, j'ai pas envie de me faire trouer la panse pour rien. En plus
c'est l'heure de l'apèro, j'aurai l'air fin avec mo bédélet en pomme d'arrosoir.
Bon on verra lorsque les corbeaux commenceront à tourner on ira voir, pour le moment l'apèro.
Oh gonze Casa !!
Petit choucou devenait fort et grand, le jardinier faisait ses courses loin du village il ne voulait
parler à personne.
Un jour en revenant il trouva choucou dehors, ce malin avait réussi à ouvrir la porte.
Ils se firent plein de fêtes, comme un chien à son maimaître.
Choucou ne s'éloignait jamais de la maison, lorsqu'un chien errant passait il le chargeait, oui choucou
était un mâle.
Un jour une vieille qui passait par là (tu parles) vit cet étrange couple.
- Boun Diou, il a pactisé avec les sangliers , c'est un mauvais sorcier. Sorcier aurait
suffit
Au village cela devint
- il a fait venir tous les sangliers chez lui et il les dresse contre nous.
- Oh Gaby tu rigoles, va lire Barbara Cartland.
- Bon dieu ces vieilles , une heure au soleil et elles perdent la tronche.
- bon si on allait voir
Attention entre aller et y aller vraiment il y une énorme nuance en Provence
à suivre
bises, bon dimanche
françoise