
Je ne lutte plus, le froid m'aspire, et je me laisse aspirer
Depuis fort longtemps des anges noirs guident mes pas,
Ceux-ci me sont familiers sans pourtant les connaître.
L'endroit où ils me mènent est toujours le même
L'enfer sur terre.
Tout est rouge, la terre, le ciel, l'air
Tout n'est que gémissements
Les arbres pleurent en sifflant de longues complaintes
de sèves bouillonnante
Les plantes se tordent sur le sol incandescent
Les animaux fuient, s'enterrent, ou subissent cette terrible chaleur.
Rares sont ceux qui peuvent s'en sortir
La majorité va mourir, les oiseaux après un large demi cercle qui les éloigne
replongent délibérément dans le brasier. Les rongeurs, les tortues
tous les petits animaux du sous-bois vont périr.
Les mammifères en cherchant la fraîcheur dans les vallons
mourront asphixiés par les nappes de gaz carbonique plus lourd qui viennent
s'y déposer.
J'y suis aussi avec trois de mes camarades, il est 14 heures,
nous sommes dans un petit chemin à St Zacharie, il est 14 heures et il fait nuit en plein jour, la fumée terriblement épaisse nous plonge dans un brouillard épais et brûlant, les phares sont inutiles , je stoppe le camion car nous ne voyons plus le chemin.
Les rafales de vent sont déjà terriblement brûlantes,
le bruit des arbres broyés comme par un bulldozer nous parvient déjà.
Nous allons lutter pour notre survie, je pense à ma petite fille de 3 ans à l'époque.
La pompe de l'engin est à son maximum,
l'eau de la lance passe à travers des gaz de distillation enflammés.
La partie est perdue, nous le savons, je dirige la lance-canon vers le fossé où nous allons essayer de nous protéger sous la corolle (le vrai nom était la queue de paon, maintenant on dit sous la LDV, c'est encore moins jolie) d'eau de la lance , 4 minutes d'eau à 500 litres/minutes, une goutte d'eau dans cette tempête. Les flammes commencent à passer sous le camion, et je prie, je recommande ma fille au Seigneur, moi qu'importe, mais j'ai peur, nous avons tous peur, parmis mon équipage il y a un jeune sapeur pompier de 17 ans (l'âge légal était de 16 à l'époque) je l'avais persuadé de venir dans les pompiers, malheur, il ne disait rien, et depuis il ne m'a toujours rien dit, les flammes inflèchissent leur direction par une bourrasque imprévisible,et passent 10 mètres en avant. Merci mon Dieu.
Nous vomissons , nous sommes "choqués", couverts de cendres et de boue. La pompe du camion fonctionne toujours, il fait une chaleur d'enfer, c'est l'enfer, sans concertation nous commençons à arroser pour nous refroidir et éteindre ce qui est près de nous, puis plus d'eau, le gros de la chaleur n'est plus là.
Nous resterons dans cette position plus de deux heures complètement hébêtés
sans voir âme qui vive, la radio est en panne , nous sommes terriblement "choqués" , vidés de tout influx vital, nous somme assis ou couchés dans les cendres.
Il est 17 heures, un gradé passe qui nous demande si cela a été dur, nous n'avons même pas la force de l'injurier.Il ne voit pas que nous somme blessés, dans la tête, dans le coeur, les poils brûlés. Il ne voit pas que la couleur du camion a changée, il voit quoi, il voit qui ?
Casse-toi sale connard !!!
Quelques centaines de mètres plus en arrière il avait un camion aussi
ses occupants ont aussi échappé à cette fin tragique, ce camion venait du Luc en Provence
3 semaines après ceux qui avaient échappé à cet enfer trouvèrent la mort dans le massif du Tanneron, le feu épargne rarement deux fois, je pleure ces camarades, deux d'entre eux avaient le même âge que moi
Oui 4 camarades morts calcinés, c'est atroce.
Morts pour quelques hectares de collines !
Ceci est malheureusement une histoire vraie pas de la galèjade
Depuis je regarde le feu d'une autre façon
Mais les anges noirs m'ont repérés
Chaque fois je reviens dans cet enfer.
Maintenant ces anges noirs se font plus discrets
Ils sont derrière, mais toujours là.
Je ne pense pas que ce soient les mêmes.
Je suis fidèlement tous les jours de ma misérable vie, mon Ange Blanc
Celui-ci reste toujours devant décalé un peu à ma droite.
Je ne vois que ses deux grandes ailes blanches.
Ces derniers temps je le vois s'éloigner un peu plus chaque jour
Il me fait un signe pour que je me porte à sa hauteur
Je ne vois plus le chemin
Les anges noirs sont derrière
La lumière de mon ange blanc n'est pas assez forte pour
estomper les ombres qui m'engluent un peu plus chaque jour.
La noirceur se rapproche.
Ce ne sont pas des anges, je le sais maintenant.
C'est la mort aux multiples facettes, qui comme une hyène
ne lâchera plus sa proie.
Déjà je sens un souffle froid, des odeurs délétères.
Non point l'humus où les mousses accueillantes m'attendent.
Endroit où tout le monde pourrait se laisser perdre.
Les faux sont là ?, enfin je le pense, je ne me retourne pas.
Non ! Ne pas se retourner, même si mon ange est de plus en plus pâle.
Le suivre toujours vers la grande lumière.
Ne pas céder à la facilité, pour vous laisser porter,
Par les ailes noires de votre destiné que vous avez acceptée
Mieux vaut des ailes blanches rapiécées qu'un bel oiseau noir lustré.
Jupiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii , c’est fauuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuux !!!!
Le père Noël est passé…. Petit père Noel est arrivé sur ta cheminée, malheureusement, elle était bouchée…. Il a donc essayé de taper aux carreaux, mais personne n’a répondu… il a ensuite essayé la porte, mais plus fermée, tu meurs… il a été très déçu… il savait que tu étais dedans, mais tout était noir, il aurait voulu que tu ouvres la porte, mais notre Jupi n’a pas voulu, non… il n’a pas voulu, son passé il se remémorait, son futur pour lui n’existe pas, pris dans un présent pour lui qui n’a aucun sens, peut-être dans la solitude, la tristesse de ne pas avoir la vie qu’on souhaite avoir… la tête dans ces mains, à ne même pas manger, à en ressasser des choses qui n’ont « nulles importances » pour le moment présent… puisque la vie nous fait voyager, parfois c’est beau, parfois pas et là, notre Jupi s’ait retrouvé emprisonné dans sa mémoire… ce qu’il veut il ne la pas, pourtant le soir de Noël, il aurait pu ouvrir son cœur , décidé d’ouvrir la porte au père Noël, et en ce père Noël, il y aurait vu LA VIE..le père noël lui aurait sourit alors, il lui aurait dit
MON JUPI, je sais que parfois les noëls sont durs, autant que d’autres passages dans l’année, que parfois résident en nous des cauchemards, que notre vie n’est pas toujours rose, mais nous devons la vivre quand même… et y trouver du BONHEUR, c’est c’que tu as fait là, en faisant le geste de m’ouvrir, t u as décidé d’ouvrir une porte merveilleuse dans ta vie, c’est celle de la vie justement que tu as regardé avec tes yeux…tu as décidé de ne plus rester derrière ton écran noir de télévision, de faire entrer la lumière, d’ouvrir ton cœur à l’instant présent… et tu m’as ouvert la porte…tu sens alors ce souffle de chaleur entrer en toi, puisque tu vis ce moment et non ressasse ton passé ou te pose des questions qui n’demandent pas à être posées… je pourrais t’offrir de la nourriture, de la compagnie, le pardon des autres…. Mais le problème c’est que ça n’avancera pas ton bonheur, puisque le bonheur commence par soi, même les pardons…. Et en m’ouvrant, tu as fait le bon choix, tu l’as décidé….décidé de me voir, c’est décidé de partager un instant avec moi, c’est décidé de le vivre…c’est s’ouvrir à l’Amour de soi, et à l’Amour de la vie, c’est voir le bonheur en elle, même en tes plus noirs souvenirs, qui t’ont tous appris quelque chose de beau…
Mais… Jupi n’a pas voulu… et il est resté dans le noir… :-(…. Il ne voudrait plus voir ses anges noirs, pourtant il reste dans le noir, il le choisit, alors que son ange blanc, lui envoie tellement de signes de vie…
Si si Jupi, le père NOËL est passé, mais tu n’l’as pas vu, tu n’as pas voulu le voir… mais là vie ne s’arrêtera pas au père noël… pour te faire découvrir que tu vis, que la lumière est en ton cœur et que tout du temps qu’il battra, chances tu auras… la vie t’amènera d’autres choses qui te montreront que tu existes, et que ton moment présent est important, qu’autour de toi, il y a la vie, et que même si on traverse des moments difficiles, lumière il y aura toujours à voir, si on sait ouvrir les portes qui ne demandent qu’à l’être, parce que le bonheur n’est qu’en soi avant tout….oui la prochaine fois,ce n’sera pas le père Noël ce sera une mésange qui siffle près de toi, ce sera un enfant qui te sourit, se sera une amie qui te demande des nouvelles, ce sera un chat qui te court après, ce sera une inconnue qui te dit bonjour, oui notre Jupi peut découvrir la vie en tout, qu’importe le chemin qu’elle lui fait prendre…..mais c’est seulement si il le décide…. Mais va-t-il le faire ?????
A toi de choisir, à toi d’ouvrir les portes, à toi d’être heureux, n’attends rien d’la vie ni des autres, n’attends pas devant les portes fermées du passé, ne reste pas dans l’noir, mais fonce, vis….. :-D
Et ce message, c’est mon cadeau… peut-être ne sera-t-il rien pour toi, peut-être si mais je me suis permise de l‘écrire….… je t’envoie un rayon de soleil, qu’il puisse entrer en ton cœur même si celui-ci est fermé…. J’espère qu’il le sentira et qu’il te demandera de l’ouvrir, pour TOI avant tout…. Et qu’un sourire se dessinera sur ton visage..
Par ton périple, la vie t’a montré à quel point elle était importante, à quel point elle était précieuse, elle t’a pourtant donné la chance de la VIVRE encore…Je te considère donc comme un CHANCEUX… Ne repousse pas cette chance… Elle te le rendra...
Amicalement…
C'est la première fois que je te laisse un commentaire. Je ne connaissais pas ton blog. J'aime beaucoup tes recettes provençales et méditerranéennes. Ça me donne envie d'en essayer.
Je comprends ce que tu vis. Je sais que ce n'est pas facile. J'ai moi aussi vécu de graves traumatismes dans le passé et les souvenirs et les émotions reviennent encore me hanter, surtout un jour de fête comme Noël.
J'ai lu ton texte attentivement et j'ai été touchée par ton histoire. Je trouve que tu as bien fait de la partager avec nous. C'est une façon de s'en libérer. Et tu m'as rappelé que je ne suis pas la seule qui revis des moments pénibles à Noël. Merci beaucoup de ton partage et de ton courage. C'est vrai que certains ne peuvent pas entendre la souffrance des autres mais d'autres le peuvent!
Je te souhaite une journée douce et paisible!
Bonjour Jupi, je réponds sur cet article parceque comme tous tes amis il me touche. Ton texte est un témoignage bouleversant du dévouement de ces hommes qui sont toujours présents en toutes circonstances. Pour le reste tu n'es pas le seul , Chez moi aussi de la tristesse, pas de sapin, pas de retrouvaille, une débandade à gérer comme on peut, mal la plupart du temps, des envies de ne plus rien voir ; et puis un mot gentil sur le blog, et on n'est plus seul à partager des mauvais moments, alors même difficilement on continue. Je vois que tu as repris un peu de tonus pour d'autres recettes. Tant mieux car tu nous manquerais. Gros poutou. Sido

J'espère que le moral est au mieux, je te souhaite une bonne journée Gros bisous Jupi
Guyl (site web) le: 26/12/2006 11:35:09 comme tu dis luttons bisous

(site web) le: 25/12/2006 16:59:14 Bon mon Jupi, c'est bien triste tout ça. Il faut se ressaisir. Je rejoins beaucoup de tes visiteurs, c'est l'époque aussi qui fout le bourdon pour ceux qui n'ont pas la chance d'avoir de la famille au moment des fêtes près de soi.
Pourquoi arrêter le blog? Il y a tant de personnes qui passent par ici, qu'ils se perdraient en chemin car ici on y trouve de bonnes recettes pour des moments appréciables devant l'assiette, de l'humour, des histoires et beaucoup d'autres choses.
Il faut tirer des leçons de la vie oui d'accord, mais il faut aussi voir ce qui se passe autour de nous, et moi je peux dire qu'autour de ton blog,il y a beaucoup d'amitié et c'est formidable.
Je sais aussi qu'il faut prendre plaisir à faire son blog, maintenant c'est à toi de voir, je respecterai ta décision mais je ne voulais pas le faire sans donner mon avis.
Je te fais de gros bisous et te souhaite une douce fin de journée.
Bonjour Jupiter,
Les personnes ne disparaissent vraiment, que lorsque plus personne ne pense a elles.
Tu dois boire un verre a la sante de tes camarades, puis, suivre le conseil de Loralie.
Christophe.
Tes mots de ce jour me font bien du mal.
Si j'avais su que tu étais seul, je serais venue passer Noêl près de toi!
Suis pas une fan de ces fêtes!
Il faut reprendre courage, tu sais on t'aime tous sur ce blog!
Allez Jupi, reprends toi et reviens vite avec des mots plus réconfortants.
Je t'embrasse très fort, mes pensées sont pour toi ce jour.
Bonjour Jupi,
ça va passer tout ça ! cest cette période qui fait que beaucoup se sentent seuls. Heureusement que tu étais là, que vous étiez là et que tous ces pompiers sont encore là ! Avec Jessica, ma Filleule, l'an dernier, nous sortions de chez une amie de Saint-Maximin et nous avons pris des flamèches à moto et plein de fumée d'un coup, juste le temps de faire demi-tour :( ça fait peur !
Tu sais, ici non plus, il n'est pas passé. Pas de sapin, pas de repas, ma mère couchée à 19 h 00 ! Le principal est d'être là Jupi !
Bonne journée et à bientôt sur les blogs.
Joël.

c'est pas suffisant hein ? allez tu vas voir ça ira mieux très bientot je te le promet. j'admire ce que tu fais moi, et je te souhaites tout de mëme un joyeux Noël

Emotions...
Plein de bonnes choses pour toi jupi!
(site web) le: 25/12/2006 10:22:01
Répartition des dialectes provençaux :
Le Gavot : la plupart des régions de montagne, quelques vallées
italiennes.
Le Rhodanien : le long du Rhône et la Camargue.
Le Maritime : de Marseille au fleuve Var. Au Nord, jusque vers Castellane.
Le Nissart : le comté de Nice, du fleuve Var à Menton.
Source : Notre aimable Nadine de Trans
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courage ....
tu n'es pas seul ....
à bientot