Annuaire de blogs over-blog créer un blog
en partenariat avec
en partenariat avec http://www.tf1.fr/

Lundi 25 décembre 2006


Merci d'être venu tout au long des jours sur ce blog, sachez que vos messages m'ont aidé à survivre. Les mots qui suivent ne sont pas réjouissants, c'est pour cela aussi qu'il n'y a pas de recettes de Noël ni de menus de réveillon de Jour de l'An.

Aujourd'hui c'est Noël, je pense que vous avez tous fait un merveilleux réveillon et que les cadeaux vous ont comblés, que les enfants et petits-enfants sont venus égayer votre chaumière.

Cette année ce réveillon fut encore plus triste que d'habitude car ce fut un soir comme les autres pour Jupi, une maison morte, point de sapin ni de décors, pas le moindre fumet de bons plats, pas de jolie bûches dans l'âtre, pas de bruits et le noir tout autour, une famille dans la tourmente, la santé plus que précaire et autres décrépitudes. C'est évident que le père noël a préféré passer sa route

Voici quelques mots qui vont vous surprendre, certains ne me pardonneront pas ces écrits, tant pis. Si ceci sonne la mort de mon blog et bien qu'il en soit ainsi, Jupi broie du noir.

Lors de mes années que j'ai passées comme sapeur-pompier (je suis banni depuis peu, de cette famille de part les mauvais comportements de ma fille au sein de ce même corps de pompiers), j'ai failli une fois mourir dans une tempête de feu, bien souvent ce moment revient dans mes cauchemars, une fois j'ai pu écrire ce que je ressentais, c'était en réserve dans le PC, et par malheur je l'ai retrouvé. Je donne un peu plus de détails c'est tout, La mort est hideuse partout

Je ne lutte plus, le froid m'aspire, et je me laisse aspirer
Depuis fort longtemps des anges noirs guident mes pas,
Ceux-ci me sont familiers sans pourtant les connaître.
L'endroit où ils me mènent est toujours le même
L'enfer sur terre.
Tout est rouge, la terre, le ciel, l'air
Tout n'est que gémissements
Les arbres pleurent en sifflant de longues complaintes
de sèves bouillonnante
Les plantes se tordent sur le sol incandescent
Les animaux fuient, s'enterrent, ou subissent cette terrible chaleur.
Rares sont ceux qui  peuvent s'en sortir
La majorité va mourir, les oiseaux après un large demi cercle qui les éloigne
replongent délibérément dans le brasier. 
Les rongeurs, les tortues
tous les petits animaux du sous-bois vont périr.
Les mammifères en cherchant la fraîcheur dans les vallons
mourront asphixiés par les nappes de gaz carbonique plus lourd qui viennent
s'y déposer.
J'y suis aussi avec trois de mes camarades, il est 14 heures,
nous sommes dans un petit chemin à St Zacharie, il est 14 heures et il fait nuit en plein jour, la fumée terriblement épaisse nous plonge dans un brouillard épais et brûlant, les phares sont inutiles , je stoppe le camion car nous ne voyons plus le chemin.
Les rafales de vent sont déjà terriblement brûlantes,
le bruit des arbres broyés comme par un bulldozer nous parvient déjà.
Nous allons lutter pour notre survie, je pense à ma petite fille de 3 ans à l'époque.
La pompe de l'engin est à son maximum,
l'eau de la lance  passe à travers des gaz de distillation enflammés.
La partie est perdue, nous le savons, je dirige la lance-canon vers le fossé où nous allons essayer de nous protéger sous la corolle (le vrai nom était la queue de paon, maintenant on dit sous la LDV, c'est encore moins jolie) d'eau de la lance , 4 minutes d'eau à 500 litres/minutes, une goutte d'eau dans cette tempête. Les flammes commencent à passer sous le camion, et je prie, je recommande ma fille au Seigneur, moi qu'importe, mais j'ai peur, nous avons tous peur, parmis mon équipage il y a un jeune sapeur pompier de 17 ans (l'âge légal était de 16 à l'époque) je l'avais persuadé de venir dans les pompiers, malheur, il ne disait rien, et depuis il ne m'a toujours rien dit,  les flammes inflèchissent leur direction par une bourrasque imprévisible,et passent 10 mètres en avant. Merci mon Dieu.
Nous vomissons , nous sommes "choqués", couverts de cendres et de boue. La pompe du camion fonctionne toujours, il fait une chaleur d'enfer, c'est l'enfer, sans concertation nous commençons à arroser pour nous refroidir et éteindre ce qui est près de nous, puis plus d'eau, le gros de la chaleur n'est plus là.
Nous resterons dans cette position plus de deux heures complètement hébêtés
sans voir âme qui vive, la radio est en panne , nous sommes terriblement "choqués" , vidés de tout influx vital, nous somme assis ou couchés dans les cendres.

Il est 17 heures, un gradé passe qui nous demande si cela a été dur, nous n'avons même pas la force de l'injurier.Il ne voit pas que nous somme blessés, dans la tête, dans le coeur,  les poils brûlés. Il ne voit pas que la couleur du camion a changée, il voit quoi, il voit qui ?
Casse-toi sale connard !!!

Quelques centaines de mètres plus en arrière il avait un camion aussi
ses occupants ont aussi échappé à cette fin tragique, ce camion venait du Luc en Provence

3 semaines après ceux qui avaient échappé à cet enfer trouvèrent la mort dans le massif du Tanneron, le feu épargne rarement deux fois, je pleure ces camarades, deux d'entre eux avaient le même âge que moi
Oui 4 camarades morts calcinés, c'est atroce.

Morts pour quelques hectares de collines !

Ceci est malheureusement une histoire vraie pas de la galèjade

Depuis je regarde le feu d'une autre façon

Mais les anges noirs m'ont repérés
Chaque fois je reviens dans cet enfer.
Maintenant ces anges noirs se font plus discrets
Ils sont derrière, mais toujours là.
Je ne pense pas que ce soient les mêmes.
Je suis fidèlement tous les jours de ma misérable vie, mon Ange Blanc
Celui-ci reste toujours devant décalé un peu à ma droite.
Je ne vois que ses deux grandes ailes blanches.
Ces derniers temps je le vois s'éloigner un peu plus chaque jour
Il me fait un signe pour que je me porte à sa hauteur
Je ne vois plus le chemin
Les anges noirs sont derrière
La lumière de mon ange blanc n'est pas assez forte pour
estomper les ombres qui m'engluent un peu plus chaque jour.
La noirceur se rapproche.
Ce ne sont pas des anges, je le sais maintenant.
C'est la mort aux multiples facettes, qui comme une hyène
ne lâchera plus sa proie.

Déjà je sens un souffle froid, des odeurs délétères.
Non point l'humus où les mousses accueillantes m'attendent.
Endroit où tout le monde pourrait se laisser perdre.
Les faux sont là ?, enfin je le pense, je ne me retourne pas.
Non ! Ne pas se retourner, même si mon ange est de plus en plus pâle.
Le suivre toujours vers la grande lumière.
Ne pas céder à la facilité, pour vous laisser porter,
Par les ailes noires de votre destiné que vous avez acceptée

Mieux  vaut des ailes blanches rapiécées qu'un bel oiseau noir lustré.



Luttez



Jupi lutte très faiblement aujourd'hui il est rattrapé par ses souvenirs mobides



par jupiter publié dans : La cachina commentaires (21)    ajouter un commentaire

Publicité

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Recherche

Commentaires

Coucou !



 


 Blogue Parade - L'annuaire des blogues francophones - BlogueParade.com

Tournemain - recettes en image

Images aléatoires

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Chez moi

 

 

 

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Répartition des dialectes provençaux :

Le Gavot : la plupart des régions de montagne, quelques vallées italiennes.
Le Rhodanien : le long du Rhône et la Camargue.
Le Maritime : de Marseille au fleuve Var. Au Nord, jusque vers Castellane.
Le Nissart : le comté de Nice, du fleuve Var à Menton.
Source : Notre aimable Nadine de Trans

 

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

 

 

 

 

---- Blogue Parade - L'annuaire des blogues francophones - BlogueParade.com
Blog : Collectionneurs sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus