Réflexions

Publié le 8 Octobre 2011

Je me souviens d’un temps où la vie s’écoulait lentement, journellement sans précipitation

Les enfants étaient libres, ils allaient l’école à pied et rentraient de même, même l’hiver avec des journées courtes et des nuits précoces à 17 h 30, quelquefois 4 Km les séparaient de leurs lieux d’habitation

Je me souviens que les gens ne fermaient pas les portes à clés, on criait pour les appeler dans le couloir

Quelquefois on montait des provisions à des personnes âgées, spontanément, on attendait des directives nationales, l’entraide existait encore

Je me souviens des étés très chauds où le ciel devenait violet après trois jours de mistral, le goudron sentait le bitume liquide, nos espadrilles collaient à ces bitumes au grand dam de notre mère

Je me souviens du maréchal ferrant et l’acre odeur qui se répandait sur la place principale lors de l’ajustage des fers rouges au chevaux

Les cornues qui la veille des endumis    (vendanges) restaient mises à gonfler dans toutes les fontaines du village

Les vieux paniers métalliques plein de cruches qui restaient au frais toute la journée sous les jets de nos nombreuses fontaines

On dégustait le temps, même si le travail était dur, point de braillerie à la TV quasi absente

Pas de matraquage marketing

Pas de surendettement

 

Juste des baignades en été dans des endroits interdits, mais au combien rafraîchissant

Des parties de cartes bien au chaud autour du poêle des cafés où les consommations étaient raisonnables

 

Les chapardages de récoltes à moitié autorisées par les paysans car on ne prenait que ce dont on avait besoin sur l’instant

Les cueillettes paisibles de champignons ou autres, histoire de perdre un petit chaperon rouge qu’on lutinait du haut de 15 ans

 

Des pères de baffes en rentrant, elle prenaient juste le relais de celle que l’on venait de prendre de l’instit

De la sempiternelle soupe non lyophilisés

Du goûter avec de bonnes confitures sans additif

 

On était svelte et Gaï, point d’obèse

Point de régimes

Je me souviens de courses épiques sur la route avec nos planches à roulettes, avec encore des baffes en rentrant

On respectait la « loi » unique garde champêtre débonnaire à souhait

 

Puis on basculait dans l’adolescence puis rapidement vers un mariage avec un seul salaire pour faire vivre la famille et faire des économies

Le travail était omniprésent même dans nos villages

Le futur n’était pas angoissant

 

ON VIVAIT TOUT SIMPLEMENT

 

Rédigé par jupiter

Publié dans #Galèjades

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siaskas 11/10/2011 01:24



Les réponses à ton com sont tellement magnifiques que je ne peux y apporter autre chose...Je ne suis pas née dans ta région mais n'empêche.... même en Russie les hivers sont magiques . 


C'est très beau ce que tu écris ,n'as tu jamais pensé à publier un bouquin ? 


Bizzz



jupiter 13/10/2011 10:22



heu , non Siaskas, et puis je n'ai pas la patience et l'endurance pour écrire des souvenirs pêle mêle


bizz



marie 10/10/2011 15:24



tu m'as tuée avec ma nuit blanche aux vapeurs d'opium et cette journée;le renard est coquin et j'en arrive à m'embrouiller,il n'y a pas de video ds tes commentaires que des casses-tétes
chinoisqui nous énervent!!!si on a une montée de tension,ce sera de ta faute! NA !!!bisous:MARIE.



jupiter 13/10/2011 13:06



mais non, c'est un ancien jeu de 2010



Danielle 10/10/2011 14:24



Oh! Jupi je rentre juste de ma semaine garderie, et je lis ton billet!! et bien j'en ai la larme à l'oeil!! tout est vrai, juste, bien raconté. Merci Jupi! Bisous 



jupiter 15/10/2011 05:29



et j'en ai beaucoup oublié


bisous



marie 10/10/2011 13:42



Merci JUPITER de ces beaux et anciens souvenirs;je n'aurai pas pu les écrire mieux ,mais,tout y est et c'est ce que nous avons vécu,heureux comme tout quand nous avions la chance d'avoir des
parents qui nous aimaient;je suis née en 1944,mais je n'écris plus rien car comme d'habitude tu as une avalanche de commentaires élogieux,et,tu les mérites;j'ai réecouté les videos et,je
reconnais que j'ai éprouvé pas mal de nostagie!!!:MARIE.



jupiter 15/10/2011 05:30



1951


la vie était bien moins stressante , et on profitait de n'importe quoi, on était pas difficiles



brigitte Nice 10/10/2011 12:54



je me retrouve bien dans les souvenirs que vous nous faites partager.. Ah quelle belle époque les Collines de Nice n'étaient pas encore complètement bétonnées ! on avait pas de squâtes' boârdes'
mais une caisse en bois montée sur roulements à billes et même nous les filles ont y allait de nos descentes à fond (bon j'étais un peu garçon manqué au milieu de la route dans les années 60 il devait y avoir 10 voitures dans tout le quartier ! et les vélos .. on récupérait
ceux de nos parents on faisait pas de chichis pas de portable - même pas de téléphone à la maison alors !   je communiquai avec mes copains dont les maisons étaient à 200
mètres par des signaux de volets (ouverts ou fermés à une heure dite une ou plusieurs fois : comme ça on savait si on avait ou pas la permission des parents pour aller jouer ! c'est pas beau ça ?
) d'ailleurs je suis une anti portable même si j'en ai un -tjrs éteint- au fond de mon sac en cas d'urgence extrême  Et oui pour les bons goûters de l'époque -que j'ai donnés à mon fils dans
les années 80 - les quignons que l'on creusait pour mettre le beurre et la confiture et où on remettait la mie pour servir de bouchon. A pied oui 4 fois par jour par tous les temps et quelle
rigolade tout le long du chemin, sans parler de la ''calle'' aux fruits même si on avait les mêmes au jardin ! des bandes de joyeux et libres enfants voilà ce que nous étions LIBRES et
HEUREUX même avec des parents plus sévères et la morale à l'école et en rang l'étude le soir et nous ne sommes pas traumatisés !   et franchement si j'avais le pouvoir de choisir une
époque de ma vie, d'y retourner et d'y rester c'est incontestablement les années 60 à 8/10 ans



jupiter 15/10/2011 05:32



c'est vrai, que de petits bonhuer perdu


l'école faisait du bon travail, lorsqu'on voit ce que ça devient ça me révolte



René l'anchois 09/10/2011 22:25



Bonjour Jupi.


Que dire de plus ....Nostalgie....J'ai envie de verser une larme..



jupiter 15/10/2011 05:35



ben moi aussi, c'était la paix de l'âme



la cigale 09/10/2011 18:23



Je suis née en 52 mais c'est aussi de cette manière que j'ai vécu mon enfance ...le pain pour le goûter les kms à pieds pour aller à l'école ...un mariage avec un seul salaire ...sourire ..là
c'est un grand bon en arrière que tu nous fais faire en lisant ceci. Finalement les meilleurs moments de ma vie ..insouciante je me laissai vivre ..... bon dimanche et gros bisous . Bientôt la
fête des coings ....je vais venir . La cigale



jupiter 15/10/2011 05:37



1951


et oui, le bon passé et bien derrière, qu'y faire


 


la fête du coing à coti c'est dimanche 23 octobre



Nicole 09/10/2011 15:52



Coucou Jupiter


Nostalgie,nostalgie,c'était le bon temps,les jeunes n'auront pas ,hélas la chance de connaitre notre petit train train qui a fait notre bonheur,même si on allait à pied à l'école par tous les
temps,on rentrait à midi et on repartait pour être sur les bancs de l'école pour 14 heures,ça ne rigolait pas (pour moi en Lorraine).....Tu as très bien raconté notre vie dans les années
50,finalement on a eu plus de chances que cette génération de jeunes, blasés par tout et pour tout,même  pour le travail,ils ne pensent qu'aux vacances avant même de commencer à
travailler.....nous sommes peut-être (vieux),mais nous avons la satisfaction d'avoir connu la meilleur époque dans tous les domaines,même si regarder en arrières fait quelques fois mal au coeur.


Ton bon village de Cotignac à de la chance d'avoir un tel conteur,il devrait te décerner une belle médaille,tu es un être exceptionnel,je le pense du fond de mon coeur.


Bisous et bon dimanche Nicole



jupiter 15/10/2011 05:41



hihi, une médaille


mon village est foutu, il a signé un pacte avec le diable du tourisme à tout poil


le village n'est plus du tout un vilage pour ses hanitants d'origine


je ne regrette en rien notre époque


bisous



Liliane 09/10/2011 14:55



Comme c'est beau... J'aime cette nostalgie... Chez moi, tout là-haut, la vie était un peu différente et la même à la fois... La vie était belle quand même ! Les années passant, on peut le
dire...
Bon dimanche mon Jupinou. RÔOOoooo bisousssSSSS.



jupiter 15/10/2011 05:43



on a vécu des moments qu'on ne peut pas oublier


bad life now


 


rooo bisous



Frederic 09/10/2011 13:21



tres beau ton teste


souvenirs de notre enfance qui etait belle et simple


Merci


Fred



jupiter 15/10/2011 05:44



et oui Fred, c'était "cool" comme on dirait maintenant



Lou vièi gardian 09/10/2011 12:54



Superbe résumé d'une époque hélas révolue....Mi coumplimèn, Ami, vous savez parler aussi bien au coeur quà l'estomac, ça tient chaud aux deux. Gramaci !


Je me permets  d'ajouter un petit souvenir personnel : le goûter que nos mères nous donnaient, c'était pas un biscuit sucré-chocolaté-sous-vide, c'était un bout de vrai pain, avec un tout petit peu de sel, et qu'on trempait dans la bonne huile d'olive de chez nous, fruitée, baignante. Ca avait un goût de paradis...Un des
rares qui ne soit ps tout à fait perdu.


 


 



jupiter 15/10/2011 05:46



oui, le pain était omniprésent et on grossisait pas


qq fois on avait le crespéou de 5 heures en été avec les beau fruits naturels


 


c'estait "un peu rude" mais c'était bien



Lizagrèce 09/10/2011 08:07



Même ici beaucoup de choses ont disparues ... Mais les enfants continuent d'aller seuls à l'école - parfois de jouer dans les rues (quand elles ne sont pas envahies de circulation bien sûr) -
nous ne fermons pas nos portes à clefs et on s'occupe de nos vieux - de toutes manière il n'y a pas de maisons de retraites (ou très très peu - mais au moins pas d'enfermement systématique avec
diagnostic d'Alzahameir dès qu'on a perdu son sac)


Bref ! tout n'a pas disparu même si on tente de mettre les Grecs à genoux pour que le pays soit vendu aux Allemands et autres Européens à bas prix


Le pays s'endette de plus en plus grâce aux intérêts des dettes à rembourser .


Mais, la Grèce ne mourra pas dit-on ici et la population lutte comme elle peut. On arrive même à rire encore ici - même du pire ... Le rire est résistant et il n'est pas à vendre .


 



jupiter 15/10/2011 05:55



les gouvernement sont tous responsables, et les petits trinquent


eux s'en foutent et s'en foutent encore plein les poche


que la grèce vive et que votre mode de vie persiste le plus longtemps possible



regine 09/10/2011 07:08



oui  c'est bien vrai  !! et heureusement j'en ai bien profite grace a ma grand mere et a mon pere qui a pris le relais tant qu'il a pu...  une vraiment belle periode  merci



jupiter 13/10/2011 13:02



c'était vraiment plus tranquille régine


les postiers ne se suicidaient pas


mon dieu quel monde actuel



sara 09/10/2011 06:00


magnifique texte! merci.


jupiter 15/10/2011 05:59



merci Sara



:0014: ♥ dom ♥ 09/10/2011 05:50



LU !


Coucou pressé. Famille oblige ...
Bon dimanche.
Bisoux +$