Réponse de la photo

Publié le 27 Juillet 2012

NAN, c'est pas un blockhaus. C'est simplement un ancienne glacière naturelle qui servait à récolter la glace générée sur le bessillon (815 mètres) et stockée ensuite avec de la paille (isolant)pour servir l'été

Cette glacière fut un fiasco il parait, car je n'était même as encore né, ni même à l'état de projet "spermatozoïdesque"


Je n'ai pas d'âge. Les années ont passé, je les ai perdues. Si je ne devais compter que les années heureuses, je serais encore un enfant.
Philippe Besson (1967- )


 

Plus  tard elle devint une décharge pour les pique niqueur indélicat, triste fin

 

D'autres on eu une fin plus heureuse et sont visitables , notamment celle de Mazauges dans le VAR,  dont la plus célèvre est celle de  Pivaut

 

 

Allez zou bonne piscine aujourd'hui, et bonne plage pour les autres, quand au restant qu'il se calfeutre bien à l'ombre chez eux car ça va "taper " fort aujourd'hui". Les tians d'estivants dont l'humour de Mireilledécrit avec saveur, m'a bien fait rire

Bientôt elle vous donnera la recette cannibales des lazagnes d'estivant au Monoï

 


Voici un extrait du net qui en dira plus long

Source le net ICI

La glacière de Pivaut

Glaciere de Pivaut 1.jpg''La Glacière de Pivaut est la plus grande des glacières de la Sainte-Baume, avec 25m de hauteur et 18m de diamètre."
"Il existe une vingtaine de glacières dans le massif.''

Le massif de la Sainte-Baume abrite la plus importante concentration de glacières du bassin méditerranéen.

L'usage de la glace à rafraîchir est un luxe pratiqué depuis la haute antiquité. En Provence ce luxe nouveau attendra 1642 pour voir deux marchands obtenir de Louis XIII le privilège exclusif de construire des glacières et de vendre la glace à Marseille.

Édifiées à partir du XVIIe s., on les utilise jusqu'au XXe s. L'eau des sources était amenée par des canaux jusqu'à des lacs artificiels. L'hiver venu, la glace était stockée dans les glacières, puits de 10 à 15 m. Située à 10 km de Mazaugues, la glacière de Pivaut est accessible par la route qui conduit au Plan d'Aups (5 mn à pied).

Si l'on se dirige vers Mazaugues, à droite de la route on découvre une des nombreuses glacières (la plupart d'entre elles sont aujourd'hui sur des domaines privés donc interdites aux visiteurs) la glacière de Pivaut, à une centaine de mètres de la route est visitable et très bien restaurée par le Conseil général du Var.

Pour faire de la glace il faut de l'eau et du froid et la Sainte-Baume est bien parée sur ce plan. Anciennes usines à glace elles alimentaient la région en pains de plusieurs kilos qui servaient à la conservations des aliments puis plus tard a rafraichir certaines boissons (surtout à Marseille).

Glaciere de Pivaut 2.jpgIl a fallut 10 années de travail pour édifier la glacière, débutée en 1875
Le bâtiment est enfoui aux 2/3 dans le sol et coiffé d'un toit conique de tuiles rondes.

L'usage et le commerce de la glace ont toujours existé dans le bassin méditerranée. Dans notre Provence, c'est à partir de la Renaissance que cette activité s'est fortement développée. Rapidement, elle fut contrôlée par les pouvoirs publics car la glace était utilisée de multiples façons : pour la conservation du poisson frais, des aliments, dans les hôpitaux, pour les boissons, en sorbets,... C'était un marché juteux, mais qui comportait des risques importants.

Tout au long des XVIIè et XVIIIè s., le Var a connu la construction de nombreuses glacières. Mais c'est dans le massif de la Saint Baume que l'on en rencontrait le plus (une grosse vingtaine, peut-être davantage). Les plus vieilles se dressent dans le domaine de Fontfrège (signifiant en provençal "source froide"). Le principe de fabrication n'était pas très sorcier.

Le plus dur était de trouver l'endroit adéquat pour installer les bassins de congélation et pour construire les immenses réservoirs que sont les glacières. Il fallait en effet que le site se trouve à proximité de sources, qu'il soit le plus possible à l'abri du soleil, et qu'il bénéficie d'un courant d'air frais (principalement notre Mistral).

Glaciere de Pivaut 3.jpgLa glace se formait dans les bassins situés à côté.
Elle était découpée puis déposée dans la glacière où elle pouvait s'y conserver durant deux ans.

Été comme hiver, les gens s'affairaient autour des glacières, mais ils n'exécutaient pas le même travail. En hiver, ils remplissaient les glacières. Depuis les sources qui jaillissent aux pieds de la Sainte Baume, on acheminait l'eau jusqu'à de grands bassins de congélation profonds d'une quinzaine de centimètres et pouvant contenir environ 250 mètres cube chacun. A la faveur des nuits froides et des vents secs soufflant en bordure des bassins, l'eau se transformait en glace. Il fallait jusqu'à quatre gelées pour remplir un bassin. Le jour, les paysans du coin, embauchés pour "arrondir" leurs fins de mois, sciaient la glace en blocs et la charriaient jusqu'aux glacières où d'autres employés la tassaient et la compactaient au fond de ces immenses réservoirs. Les murs étaient recouverts de paille et de matière isolante. Puis une fois la glacière pleine, on la scellait à l'aide d'une triple porte. L'été, le travail se faisait le soir et toute la nuit. Il consistait cette fois-ci à sortir la glace et à l'acheminer jusqu'aux points où les gens en avaient besoin, principalement les grandes villes (Marseille, Toulon, Aubagne,...) que l'on atteignait en une nuit. A l'aide de moules cylindriques, on extirpait la glace de l'énorme masse gelée. Ces pains étaient ensuite démoulés et chargés sur des charrettes, protégés de la chaleur par des couvertures de laine et de la paille. Une fois la charrette pleine, le charretier s'empressait de partir pour aller livrer sa précieuse marchandise avant l'arrivée des pêcheurs et le lever du soleil. Il faut savoir que, comme de nos jours, le premier venu était sûr de vendre toute sa marchandise. Aussi, tous les moyens étaient bons pour arriver avant les concurrents. Les plus riches s'équipaient de chevaux et fonçaient comme des fous sur les étroits chemins qui descendaient l'adret de la Sainte Baume et du Mourre d'Agnis jusqu'à Signes en direction de Toulon. D'autres prenaient des raccourcis. Certains partis à la faveur des étoiles ne virent jamais le lever du soleil : les accidents n'étaient pas rares. Chaque hiver, le domaine de Fontfrège pouvait fabriquer jusqu'à 3000 mètres cube de glace et employait une soixantaine d'ouvriers.

Glaciere de Pivaut 4.jpg L'ouverture de chargement de la glace dont on aperçoit l'incroyable épaisseur.
La glace était ensuite acheminée de nuit sur des charettes par des chemins muletiers en direction de Marseille, Aix et Toulon.

Mais au début du XIXè s., le développement du chemin de fer permit à la glace naturelle des Alpes de venir concurrencer les glacières de la région. Un peu plus tard, ce fut au tour de la glace industrielle. Elle sonna le glas de la glace naturelle qui résista jusqu'aux années quarante avant de succomber.

De nos jours, les glacières se sont fondues dans les paysages varois. Quelques-unes ont subsisté et ont été restaurées, notamment celles du domaine de Fontfrège. Le plus impressionnante demeure celle de Pivaut (voir photos). On en trouve une ruinée sous le pic de Bertagne. Il en existe un peu partout dans le Var, mais le plus souvent oubliées par l'histoire et les hommes.

Lorsque que vous irez à la plage, avec votre glacière, souvenez-vous que ce n'est pas vraiment une invention nouvelle, même si elle se transforment, de plus en plus, en réfrigérateurs...

Glaciere de Pivaut 5.jpgLa glace était empilée dans la profonde glacière en l'isolant des parois par de la paille.
Le fond du bâtiment comportait un réseau de canalisations permettant d'évacuer l'eau de fonte.

Le Musée de la Glace :

Le Musée de la Glace de Mazaugues a ouvert ses portes le 5 juin 1999. Il a été réalisé par l'association ASER, avec le soutien du Conseil Général du Var, du Conseil Régional PACA et de la commune de Mazaugues.

C'est à partir de l'ensemble des glacières recensées sur la Sainte-Baume que ce musée présente les mille et une ramifications de la production, du commerce et des usages de la glace, à travers le monde et à travers les temps. On y aborde aussi la mutation des pratiques survenue avec le développement des transports au moment où la glace locale a été concurrencée par celle amenée de loin par train et même par bateau, puis définitivement condamnée par l'ère industrielle.

Dans ce musée, le visiteur découvre, outre les outils qui servaient aux ouvriers en glace, des ustensiles domestiques, des rafraîchissoirs, des glacières artisanales…, une trentaine de panneaux explicatifs ainsi que la reconstitution d'une glacière avec porte de chargement. Une borne interactive ainsi que des films vidéo complètent son information pour une connaissance plus ludique de la glace et des glacières ainsi que des lieux où l'on peut en visiter en France et dans le monde.

Le Musée de la Glace de Mazaugues, Hameau du Château, est ouvert :

Du 1er juin au 30 septembre, tous les jours de la semaine, sauf le lundi, de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h .

D'octobre à mai, tous les dimanches, de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h

Prix d'entrée : 2,50 € par personne, gratuit pour les enfants de moins de 6 ans.

Une Foire à la Glace a lieu à Mazaugues chaque année le dernier dimanche de février. (Visites guidées sur rendez-vous pour les groupes de plus de 10 personnes : 4 € avec visite du Musée et de la glacière de Pivaut)

Le Musée de la glace

ASER du Centre Var Maison de l'Archéologie
21 rue de la République
83143 Le Val
Tel : 04 94 86 39 24
Fax : 04 94 86 48 12

Rédigé par La Cachina

Publié dans #Villages -monuments et paysage

Commenter cet article

mounic 28/07/2012 14:52


je n'avais pas encore lu ce beau billet! il ferait bon y habiter par ces temps de canicule! bisous bien frais! et bravo! mémé

Liliane 27/07/2012 22:44


Un bel article bien détaillé ! Je ne savais même pas que ça existait ! En tout cas ce sont de superbes bâtiments ! Quel art...J'en ai des choses à voir !
RÔOOoooo bisous du Nord au Sud en passant par le Nord du Sud ! A JuMiRe.

cricri d amour :0025: 27/07/2012 19:12





Et c'est qui qui a inventé l'arrosoir


pour se doucher en été, hein !


hihihi


Bises mon Jupi.

René l'anchois 27/07/2012 10:14


Bonjour Jupi.


Très joi reportage. Le CG ou le comité de tourisme du Var devrait te sponsoriser pour toute cette publicité gratuite !!!.


Minot, je me rappelle qu'il y avait une personne qui passait dans la rue et vendait des pains de glace. Hé oui, ça ne me rajeunit pas tout ça.


Je n'ai pas de piscine, je n'aime pas squatter ceux qui en ont une donc je me cache au frais ou je vais aller chez le merlan qui est climatisé.


Bises chaudes et lourdes comme te temps pour Mi et Li.


Bonnejournée à tous.

MicheLLe 27/07/2012 09:13


Oups...je viens d'écrire une énorme bêtise..........Le  glacière n'est pas protégée par les Monuments Historisues..une abérration de plus


La réalisation de cet ouvrage est évaluée entre la fin du XVIIIe (Après 1775) et le début du XIXe siècle


Bonne journée

MicheLLe 27/07/2012 08:59


Je viens juste de découvrir..ce billet...


A Bordeaux...il y a une glacière de ce genre..parfaitement concervée...en pleine ville....on ne peut pas élargir  la rue qui est un grand axe entre Bordeaux et Mérignac, car la "Glacière "
est classée monument historique...

:0014: ♥ dom ♥ 27/07/2012 07:20


J'irais bien faire un tour dans une glacière ... Je dégouline ...


Bonne fin de semaine.
Bisoux orageux ...

dom

Mireille/Prunette 27/07/2012 06:55


J'ai visité le musée de la glace il y à six ans car mon Papa m'avait parlé des glacières du Var.  Je conseille à tous les touristes d'y aller. C'est moins cher que le parc d'attraction,
c'est instructif, c'est rafraîchissant, et ça permet de ne pas bronzer idiot. Voilà sinon ici les entrées maritimes donnent une petite impression de fraîcheur. Aurais-tu ouvert la porte de la
glacière Jupi. Bises. Mireille