Publié le 11 Novembre 2020

Le bon café de nos grands mères, un peu brodé

Je pourrais commencer facile avec "grand mère sait faire un bon café" mais loin de ce spot publicitaire qui nous a bassiné la tête pendant les années, il se pose une question banale : Pourquoi les maisons ne sentent pas le bon café même aux heures où la cafetière de toutes sortes et de tout prix sont légions dans nos maisons.

Peut être que les gentils fabricants des machine à fric, à café, nous cache des choses, en tout cas ils ne nous cachent pas le prix de la machine et de ses "consommables". Bon je m'égare sur un terrain glissant que je ne connais pas.

Le bon café de nos grands mères, un peu brodé
Le bon café de nos grands mères, un peu brodé

Bon, retournons vers un passé où tout était "Cool" , ba oui, en 1970 j'avais 19 ans, mon permis qui m'avait coûté 250 francs ou 25 je ne souviens plus, et oui c'était facile et pas cher, plus une deux chevaux fatigués don de mon père : "tu te la retaperas vu que tu aimes la mécanique", retaper ? elle était déjà bien tapée.
J'avais du travail comme apprentie électricien bâtiment, avec un salaire , heu  je ne dirais rien mais personne ne se plaignait. On avait assez pour l'essence, les entrée en boîtes, les cinémas , bref tout le bazar de l'époque. Certains passaient leurs payes au bistrot, beaucoup de ces amis sont déjà bien entamés par les vers, alcool cigarettes et petites pépés , chantaient Eddy Constantine, ne rallongent pas la vie mais la raccourcissent.
Ensuite il y a les détracteurs qui utilisent la formule " si la vie ne t'as pas assez donné c'est que tu ne lui a passez demandé" ça se discute . Moi j'ai pas assez demandé. Oh punaise parlons du café !
Donc le matin je me pointait bien réveillé (je ne buvais pas ni ne fumais) chez mon patron que je vais pas nommer car le brave homme colérique et brave à la fois est décédé.
J'étais toujours en avance , il finissait ou entamait son petit déjeuner, qui immanquablement se terminait par le rinçage du bol au bon vin de la coopérative.
Les coopératives, et oui on avait deux coopératives "une, la " défense" l'autre  "la travailleuse" et oui la coop à pepone.
D'un coup mon patron se levait et disait, zou anan travailla* zou on va travailler, et il rajoutait presque tout le temps ; - et arrête de regarder le décolleté de ma belle sœur. Ecoutez , cela m'était impossible, elle avait des décolletés affolant pour mon âge, et ses seins n'étaient pas des seins mais des six, cela égayait ma journée.
Passé cet intermède il fallait charger l'estafette selon le chantier, plus l'antivol de l'estafette un gros chien loup bien nommé Wolf , il était gentil , fort comme un turc, mais grognait dès que la nuit tombait. Oh oh , je ne travaillais pas la nuit!
Sur le coup de 8 heures et demie on arrivait chez le client, mais tout le monde se connaissait dans le village, on avait droit à "remettez vous" et : -vous prendrez bien un peu de café !  Oui l'odeur du café était omniprésente même dans l'escalier. Beaucoup achetaient le café vert (j'ai encore un torréfacteur à braise manuel qui traîne dans mon garage) mais la plupart achetaient du café en grains tout simplement, et chez l'épicier le café sentait. Un couillon nous a niqué l'odeur en disant que si ça sent le café c'est que l'arôme s'en va. Arriva donc le café moulu sous vide très banal, mais ça c'est une autre histoire.
Dans toutes les maisons où on allait travailler c'était le même rituel avec du bon café. Pourquoi est il mauvais maintenant ?
Il y avait bien sur les cafés qui avaient des percolateurs, mais l'odeur était là aussi au point d'importuner les joueurs de boules qui faisait l'apéro à la pétanque , alors que les lève tard en étaient au café.
Peut être était ce cela qui rendait fébrile la main du meilleur tireur ?

Une autre fois je vous raconterais :
Biche (oui c'est mon surnom) : goûte au pastis maison
Biche : goûte le somousta , mille excuses mais je ne connais pas la bonne orthographe
Biche : tamponne un "vieux" (pitin je suis vieux maintenant) de la maison de retraite
Biche : sauve des poivrots en 2CV, c'est épique
Biche s'enlise dans un vallon plein de grêle un 14 juillet (oui on dépannait le 14 juillet les orages violent se vengeaient sur les automatismes des forages)
Biche dans la tempête de feu du Tanneron avec l'estafette de son patron.
Biche conduit sans permis d'Aix en Provence à cotignac sans le permis (il valait mieux car le chauffeur attitré était très imbibé , un peu comme un baba au rhum)
La liste est longue et vous n'allez pas me croire mais il faudrait que je le couche sur papier.

Et surtout, Biche va acheter des outils au quincaillier  (c'est presque magdane et l'épicier)

S'il y a des fautes , veuillez me le dire , j'ai écris cela d'un jet car si je m'arrête le fil est cassé

 

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Publié le 10 Novembre 2020

Canistrelli Vidéo (très facile)

 

Il est évident que cette recette n'est pas provençale, mais ces biscuits corses qui se déclinent en deux versions principales (anis et citron) sont présents sur tous les étals provençaux, à des prix qui frisent bien souvent l'arnaque pure et simple.

Je suis scandalisé lorsque que je vois tous les biscuits rustiques de nos vénérables grands mères à ces tarifs. Rien ne justifie ces prix, rien. Je vous garantis qu'avec un four multi-clayettes pro, 5 kg sont réalisable en 25 minutes , alors ............

Je vous donne donc la recette de base avant que les chinois ne nous la pique. Cette recette m'a été donné par un vieux chasseur corse au cours d'un "goustaroun" * mémorable, où j'ai d'ailleurs failli m'empoisonner avec un vieux bocal de lactaire sanguins, mais ça c'est une autre histoire
Il existe d'autre version toutes aussi vraies.
C'est biscuit se garde longtemps facilement dans du papier et une boite en fer

Les ingrédients sont simples, mais attention la façon de procéder est importante. Si vous ne possédez pas de four à chaleur uniforme, je vous conseille de mettre la plaque à mi-hauteur et de glisser une autre plaque afin que le dessous du biscuit ne brunissent pas. Ne vous étonnez pas si les biscuits ne sont pas très durs à leur sortie, ils durciront au fil des jours.

Je vis de bonne soupe, et non de beau langage.
Jean-Baptiste Poquelin dit Molière (1622-1673)

 

Canistrelli à l'anis

 
Ingrédient dans l'ordre :
260 grammes de farine banale (T55),
100 grammes de sucre cristal (impératif) + un peu de sucre en plus pour saupoudrer avant de couper ,
5 grammes de levure chimique,
1/2 cuillère café rase de poudre d'anis vert doux, 2
cuillères à café bombées de graines d'anis doux vert trempées dans du pastis,
70 ml d'huile d'olive fruitée,
70 ml de vin blanc (du Marsala ou du vermouth  blanc conviennent bien) et basta

 

C'est très facile, le cadre fait main n'est pas obligatoire, mais c'est utile

Ces biscuits se gardent très facilement au sec, et ils sont naturels

Mise au point :  le cadre n'est pas en bambou se sont de mauvaises baguettes de planchettes de pin, clouées avec des pointes "tête d'homme" et le rouleau non plus , exit le bambou, c'est un morceau de manche à balai, en bois de pin également. Le couteau et la spatule sont du "Bargouin". La cuillière en bois est héritage de mon papa, en Buis de Moustier. Le Four est un Emile  Scholtes , le courant est Nucléaire by EDF heu Engie il parait maintenant !

 

Bon , je vais continuer à fabriquer de l'or dans mon atelier, je ne fais que des Napoléon à partir d'une feuille d'or. Pour passer une commande l'adresse est ci-dessous

https://youtu.be/fy5ewMwLvMc

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