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Publié le 25 Mai 2021

Les tourtons du Champsaur

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Et non je suis pas encore mort mais cela approche

Voici une diffusion d'un article de 2007 , je vais essayer de faire les vrais et en mieux. La fée Tourtonette (tante victorine ) pour les connaisseurs , m'avait donné la vraie recette , mais mon ordi est un vrai capharnaüm.

Même si petit je me rappelle encore le goût bien particulier que cela avait.
Bref aujourd'hui Dimanche , jour du Seigneur, juste après la messe je me suis dit  : et si j'essayais de faire ces fameux Tourtons ?
Le clavier en bandoullière, je suis parti à la recherche de la "vraie recette" !!!! Pas facile, j'ai donc fait une synthèse puissante pour arriver à en extrapoler une pas trop compliqué, bon c'est vrai , les gens du Champsaur n'avait pas mille choses pour faire cette recette. J'ai écarté celle un peu loufoque , à base de mangue ou de dattes , ainsi que celles faites avec de la racine de manioc.
Ils avaient quoi au fait ces gens la à cette époque. Des pommes de terre , du beurre , de la farine , du fromages , des produits laitiers et quelques réserves de subsistance.

 

Allez stop pour le blabla.

 

Pour faire 12 tourtons de 10 cm sur 10 cm il faut 5après divisions délicates)


Pour la farce :
75 grammes de blanc de poireau
50 grammes d'échalottes
20 grammes de beurre
75 gramme de Tome rapée
100 grammes d'emmental rapé
1 saint marcelin entier (80gr)
500 gr de pomme de terre pour purrée
1 poil de crème épaisse
sel, poivre, une pointe d'aïl

Faites d'abord la pâte
333 grammes de farine
1 oeuf
85 grammes de beurre ramolli
85 grammes d'eau tiède

Touillez la farine avec tous les ingrédients précités , faire une boule et mettre sur la fenêtre au frais  .

Attaquons la farce :
- Emincez échalotes et poireaux et faire compoter doucement dans la noix de beurre à petit feu
- Epluchez vos pommes de terre et faire cuire dans de l'eau salée
- Dans une terrine faire une purée avec les pommes de terre , les fromages, la pointe d'ail, et le poil de crème épaisse, il faut que la purée soit épaisse et bien assaisonnée. Vous pouvez goûter avec le doigt.
Alors ça y est la farce est prête ?

Maintenant passons aux choses une peu plus ardu
Avec la pâte faire des abaisses très fines, très fines oui !
Coupez des carrés de 10x10 cm
Mettre un peu de farce au milieu, bien coller les bords au jaune d'oeuf et découpez à la roulette

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EN PRINCIPE les tourtons sont plus petits 7x7 ou 8x8 et sont frits à grande friture
Ben moi je les ai fait au four , because trop gras autrement.

Mettre sur une plaque noire et enfournez pour 25 minutes à 180°
Akekonjefais !!!, ne faites pas comme mois si vous les faites au four, ayez au moins le réflexe de les dorer à l'oeuf battu

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Voili, bonne bouffetance,

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Le dedans c'est mimi aussi

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Publié le 17 Décembre 2020

Non mais ! Franchement vous alliez croire que j'allais mettre cette recette secrète non !

Cette nouvelle rafraîchissante n'a pas été écrite par himself évidemment, mais pour moi, na rien que pour moi, par Tantine. Donc certains paragraphes seront "zappés" C'est une fidèle amie du champsaur, heu la même qui se perd en cherchant des sanguins qui m'a écrit cela et bien d'autre petits morceaux de ma  vie d'avant

"Au fait quelqu'un a pensé aux sans abris, aux SDJ enroulés dans des cartons, leurs conditions de vie, c'est bientôt Noël, on les oublie . La police va leur dire 134 € et rentrer chez , vous violez le couvre feu "

 

 Elle ne va sans doute pas apprécier que je publie cela mais c'est si gentillet et en plus comme je ne veux plus écrire d'article , vu ......que .....je .....n'ai plus le moral, et bé je me débrouille avec des archives secrètes

Ok ce ne sont pas celles de la Stasi ni celle du Vatican, loin de là , se sont les archives d'une partie de mon enfance et adolescence.

Je profite de son départ en vacances pour diffuser temporairement ce petit récit, si celui-ci disparaît dans peu de temps ne vous étonnez pas.

Voila vous savez presque tout, le reste il faudra que vous le deviniez

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   Texte écrit par     LA FEE TOURTONNETTE

4h30

Patrick comprit que cette nuit encore il ne dormirait pas.

 Pas plus que les nuits précédentes.

Telle une toupie, il tournait et se retournait dans son lit.

Sa vie défilait en une suite de souvenirs confus qu'il ne pouvait contrôler.

Et ce satané vieux réveil qui faisait un tic-tac d'enfer, l'horripilait. Il devait s'en débarrasser depuis longtemps, mais n'arrivait jamais à s'y résoudre, tant il détestait jeter les choses qui pouvaient encore bien servir.

Des réflexes et des comportements des années 70, où les maîtres mots étaient, décroissance, peace and love, libertad. Ces belles années de joie où il circulait dans sa vieille 2CV décapotée, ses longs cheveux flottant au vent, ses chemises à fleurs et ses pantalons pattes d'éph' qui séduisaient toutes les jolies auto-stoppeuses rencontrées sur sa route.

Elle par en vrille , les filles avec une 2cv rasqueuse

Elles devenaient toutes émoustillées, quand Patrick leur répondait: yes I 'm going to Saint-tropez !

Elles étaient si belles, si douces et si consentantes, et ne demandaient qu'à faire lui donner du plaisir. (je relis en même temps, raaa elle y va fort, je vais finir gigolo)

5h00

Trop de pensées se bousculaient maintenant dans sa tête, des amis trop tôt disparus, un mal être permanent, des tourments, des fièvres, de mauvaises analyses sanguines.

Il réalisait au cours de ses nuits sans sommeil, des recettes qu'il avait tant de plaisir à transmettre à son entourage. Des pâtés, des saucisses, des confiseries, des conserves, le tout provenant exclusivement de son terroir.

Son épouse se désolait de tout ce gras, ces éclaboussures sur les murs, toutes ces miettes, ces casseroles et plats noircis, et n'avait de cesse que tout ne redevienne rutilant, bien astiqué et bien briqué.

Patrick n'en avait cure et continuait inlassablement de frire, cuire, ébouillanter, brider, et rissoler.

Le réveil indiquait 5h20.

Un pâle rayon de lumière commençait à s'accrocher aux voilages.

Il tentait de suivre les conseils d'une amie sophrologue: respire profondément et lentement, chasse les mauvaises pensées, visualise des champs de fleurs dans lesquels s'ébattraient de jolies jeunes filles, semblables à celles qui ont fait la gloire de David Hamilton.

Mais rien de tout cela ne favorisait l'endormissement, rien.

Il aurait pourtant été facile d'envoyer la main vers la boîte de Lexomil, mais Patrick avait lu les effets indésirables et cela l'inquiétait.

Un timide rayon de clarté transperçait maintenant la douce pénombre.

5h30.

Pendant que Patrick s'enfonçait dans une douce torpeur, des souvenirs plus lointains encore le plongèrent dans un nuage de coton blanc, blanc comme la neige, de gros flocons si gros, si doux, les flocons de sa belle enfance à la montagne .

Oh ! La délicieuse odeur qui parvient maintenant à ses narines.

Le voilà redevenu ce petit garçon qui doit braver l'intempérie pour se rendre à son école, il a si froid aux cuisses dans son petit pantalon trop léger, ses chaussures de cuir prennent l'eau, il tape l'un contre l'autre ses petits pieds gelés.

Il revoit bien cette rue de G... cet atelier de cuisine où il s'arrêtait tous les matins, qui sentait si bon et où il pouvait réchauffer ses mains glacées.

La patronne lui disait souvent: "Tu en veux un, de tourton, mon petit Patrick ?

- Oh oui ! Madame ! répondait-il avec bonheur, je le garderai jusqu'à la récréation de 10 heures.

Et il se régalait d'avance, se voyait déjà croquer le chausson tiède et doré, que les bons chrétiens appellent aussi le "coussin de Jésus"

Patrick dormait maintenant et rêvait. Il revoyait les grandes friteuses ou bouillonnaient les carrés de pâte farcis à la purée, au fromage, aux pommes en dégageant des vapeurs et des brumes si odorantes.

Il aurait aimé rester là tout le jour, dans cette moiteur, à regarder la jolie dame toujours souriante qui agitait ses mains et son corps comme si elle exécutait une danse, un ballet. Elle égouttait les tourtons avec son écumoire, puis les posait sur un papier sulfurisé et puis vite en replongeait d'autres dans la friture bouillonnante.

Elle était jolie la dame des tourtons, avec son tablier en broderie anglaise blanche et ses bras roses qui s'agitaient, qui s'agitaient.....

Le sommeil de Patrick devenait de plus en plus profond.

Il rêvait.

 La belle dame des tourtons était maintenant tout près et penchait sa tête vers lui.

Il ne la reconnut pas tout de suite. Elle était toute nimbée de lumière et portait un chapeau pointu d'où s'échappaient des fils d'or. Une fée peut-être ? La fée des tourtons ? Elle se mit à parler:

- Patrick, mon enfant, m'entends-tu ?

- Oui, Madame.

- La veux-tu la recette des tourtons ?

- Oh oui Madame, j'attends depuis si longtemps.

- Alors je vais te la donner, écoute bien, c'est la vraie, l'authentique, tu pourras la transmettre à ta descendance. Mais il te faudra acquérir un bon savoir-faire. Cette recette que tu as tant attendue, me vient de ma mère qui l'avait eu de sa mère à elle.

- Et vous madame, vous n'avez jamais eu d'enfant ?

- Non, mon petit Patrick, c'est un peu toi mon enfant

- Maintenant écoute moi bien:

Pour en faire 80 ou 100, il te faudra aller voir le meunier et lui demander :

 

1kg de farine ?

Puis tu iras à la ferme et tu demanderas 200 gr de beurre un peu d'Astra tiède (!) et 2 oeufs.

Tu mettras du sel, de l'eau tiède et tu pétriras le tout.

La pâte devra être souple, et s'il le faut tu rajouteras de l'eau tiède

Tu laisseras reposer au moins 2 heures.

Tu étendras finement en grands carrés ou rectangles, en veillant à ce que la pâte ne colle pas.

Pendant le repos de la pâte, tu auras fait frire dans l'huile, des poireaux émincés vert ou blanc peu importe.

Tu auras fait cuire des pommes de terre, puis les auras écrasées, puis mélangées avec les poireaux et l'huile qui en aura pris le parfum.

Il te suffira de poser des petits tas de cette pâte en rangées régulières sur la feuille de pâte, puis de recouvrir avec une autre feuille.

Tu appuieras fermement du tranchant de la main pour faire tes rangées, puis tu pourras utiliser la roulette pour découper en jolis carrés.

C'est le principe des raviolis que l'on fabrique dans les pays chauds, mais tu les connaîtras un jour, toi aussi.

Tu plongeras tes petits coussins dans une belle friture, et tu veilleras à ce qu'ils soient à peine dorés.

Rappelle toi, mon enfant, que j'en faisais aussi aux épinards, au fromage, aux pruneaux, à la confiture.

Lorsque Patrick se réveilla 10 heures et quelques plus tard, il sut seulement qu'il avait très bien dormi et qu'il se sentait enfin heureux.

 

Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existées ne serait que pure coïncidence.

Avez vous aimé ? moi beaucoup mais me file un coup de cafard tout de même, que de souvenirs tout de même, cela fait du bien et du mal en même temps

Quelle belle écriture et facilité  elle a notre Tantine

bisous à toutes et tous

 

 

 

 

 

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