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Publié le 16 Mai 2016

 

LA DEUCHE DE NOTRE JEUNESSE (Crédit photos  le Net)

 

Qui n’y pas pas connu la 2 CV citroën qui a accompagnée notre jeunesse. Je ne vais pas vous assommer avec des dates de sorties et des cylindrées qui ont fluctué au cours du temps

 

Malgré sa relative lenteur, elle fut omniprésente pendant des années "bonheur". J’ai travaillé deux ans dans un garage citroën de campagne à Rousset sur Arc où les principales voitures que je voyais étaient des 2 CV

 

Voici donc la face  à demie cachée de la deuche

La spécifité de la 2 cv était d'avoir les élement de suspension tout en longueur, cette astuce permettait de loger de longs ressorts ce qui permettait de très long débattements sans appuyer sur les élement de la caisse, chose révolutionnaire

C’est une rare voiture française qui a eu un châssis à 4 routes indépendantes jusqu’à son extinction en 1990, le châssis que voyez ci-dessous avait cette fois des amortisseurs et non plus des friction à garniture, ce qui faisait que les deuch "sautaient moins"

Bon d’accord ce n'est pas grand chose

Deux tôles embouties et soudées par points électrique, en fait c'était  le point faible de la deux CV qui se cassait en deux , juste derrière le moteur , une fois le châssis rouillé chassis chassis 2cv

après de bons et loyaux services tout de même, mais cela se changeait en 2 jours

 

Le moteurs qui est équipait les premières  2cv avec un peu plus de 400 cm », n’était pas plus gros qu’une moto (ici un de 2cv 4 ou 6 avec la première courroie en remplacement de la dymano à emmanchement  par un alternateur), c'était un Flat Twin

Oui sans la boite à air, le moteur ressemble un peu à moteur de moto BMW

moteur 2cvjpg

Chose remarquable pour l’époque le moteur de comportait ni joint de culasse ou autre, ni chaîne, ni courroie, ni delco car il y avait deux étincelles par cycle de 4 temps, une étincelle à l'explosion (normal) et une autre à l'échappement, les bougies s'usaient deux fois plus vites

 

Détail des culasses à emnboîtement sec et des demis carter en aluminium

moteur 2cv

La bobine d'allumage à deux sorties HT, qui évitait ainsi un delco

-bobine souple

 

Les vis platinés basiques

vis platiné

 

Et il était à refroidissement à air évidemment

Bien sur il y avait un trou pour la manivelle, ce qui n’est plus le cas sur les super voiture actuelles

Pas d’amortisseur non plus sur les premières versions, seulement des amortisseurs à friction plus ou moins efficaces, avec des batteurs à inertie

-transmission

 

La caisse était boulonnée au châssis par 18 boulons tout juste

Le moteur tenait par quatre …….boulons de 17 démontables avec manivelles des roues

Essuie glasses couplé au compteur à câble, c'est-à-dire qu’à l’arrêt niet pas d’essuie glace (la galère)Les phares étaient réglables de l'intérieur, le must, surtout avec 200 kg de Truffes dans le coffre

Il n'y avait pas de filtre à huile à changer et le filtre à air était nettoyable

Les vitres étaient toutes plates en sécurit, et le tableau de bord  haute technologie, le GPS (grande promenade sauvage) était offerttableau de bord

Il fallait compter aussi sur la pédale d'accélérateur qui se déboitait de temps en temps, hihi, maintenant on ferait un procès au constructeur

pédalierCoté équipement ou pouvait compter sur des banquette envelopantes avec leurs fameux ressorts interchangeabla à souhait

siège basique

Ces ressorts s'achetaient en sachet plastique de 50 unités

elastiques-siege-sachet-de-44-pieces-2cv

 

Le démarrage se faisait par un câble qui tirait sur un démarreur asthmatique en 6 volts

Pas de jauge, seule une baguette textile extérieure donnait approximativement le reste d’essence

 

Coté sécurité, fallait pas y conter, la tôle des porte faisait 1 mm,5 d'épaisseur

Colonne de direction non rétractable

Pédalier non suspendu

Pas de zone de déformation, juste la cassure du cassis sous vos pieds

Le seul airbag était votre chewing-gum

Pas de ceinture sur les premières 2cv

Pas d’auto radio, because mucho bruit, on savait que le moteur était en marche

Plus qu’aléatoire, les tonneaux n'étaient pas recommndés

Par contre le régulateur de vitesse était intégré au moteur, sauf dans les descentes

L'étanchéité était assez illusoire , aussi bien par dessus que par le plancher / chassis

Avec la manivelle vous pouviez accéder en quelques instant à tout le moteur/ boite, presque tout en aluminium par 2 fois 4 boulons (enlèvement des ailes avant)

Les portes, capot et malle arrière étaient simplement fixées par des glissières, avec un démontage ultra rapide

L’embrayage était semi automatique comme sur les mob. impossible de caler (sur les récentes cela fut supprimé)

Et il fallait avoir des talents de navigateur pour voyager dans le sens du mistral et non l’inverse, poutant cette voiture avait 4 vitesses alors qu'à l'époque la plupart en avait qye 3

La direction à crémaillère était bien à l'abri , logée dans l'essieu avant (super chiant à démonter avec des outils spéciaux)

Sans parler des freins avant à tambours accolés à la boîte de vitesse, où il fallait avoir des doigts de P....ou de pianiste pour arriver à remettre les aiguilles des garnitures (ceux qui connaissent s'en rappelleront)

direction.gif

 

Coté consommation elle consommait peu, avec leur petit moteur au début

Mais les dernière 2 CV 6  qui montaient presque  à 130 km vent arrière  avaient un carbu double corps qui avalait bien ses 9 litres d’essence, comme quoi il y a pas mal de cliché reçu

 

Les roues étaient étroites et grandes, faisant preuve d’une grandes capacité à absorber les chocs et avoir une bonne adhérence même dans la neige

N'oubliez tout de même pas que c’était une traction avant

N'oublions  pas les fameuse vitre avant à fermeture « semi automatique » amorties par le coude

280px-Citroen 2CV 3

Et que dire de la bâche entièrement rétractable pour les virées sur la côte

C’était une voiture bon marché, à l’achat et à l’entretien

Evidemment dans une cote un lièvre courrait plus vite que votre deuche, mais cela était sans importance

Ci-dessous une 2cv 4 roues motrices sortie à mille exemplaires, elle vait un deuxième moteur à l'arrière

2cv sahara

moteur arrière

Allez zou, on repart pour notre jeunesse insouciante pour une virée ?

2cv_sahara-w-copie-1.jpg

2cv-ruisseau.jpg

 Avec un peu de tout chemin avec une 2 CV Voisin (kit de transformation en 4x4 "épuisé actuellement")

2cv58.jpg

Alors pourquoi acheter un gros et vorace 4x4 des villes

 

Actuellement vous pouvez acheter des 2 cv remanue facturées, flambantes mais pour un prix élévé, c'est domme on dit "tendance"

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Rédigé par La Cachina

Publié dans #Divers

Publié le 24 Avril 2016

Haleine d'enfer

 

Quelquefois je broie du noir, et ce cauchemar si réel revient sans cesse

 

Je ne lutte plus, le froid m'aspire, et je me laisse aspirer
Depuis fort longtemps des anges noirs guident mes pas,
Ceux-ci me sont familiers sans pourtant les connaître.
L'endroit où ils me mènent est toujours le même
L'enfer sur terre.
Tout est rouge, la terre, le ciel, l'air
Tout n'est que gémissements
Les arbres pleurent en sifflant de longues complaintes
de sèves bouillonnantes
Les plantes se tordent, les animaux fuient, s'enterrent, ou meurent sous cette terrible chaleur.
Rares sont ceux qui  peuvent s'en sortir
La majorité va mourir. Les oiseaux après un large demi cercle qui les éloigne
replongent délibérément dans le brasier. Les rongeurs, les tortues
tous les petits animaux du sous-bois vont périr.
Les mammifères en cherchant la fraîcheur dans les vallons
mourront asphyxiés par les nappes de gaz plus lourdes qui viennent s'y déposer, ensuite le feu passera calcinant leurs cadavres


J'y suis aussi avec trois de mes camarades, il est 14 heures,
nous sommes dans un petit chemin à St -------, il est 14 heures et il fait nuit en plein jour, la fumée terriblement épaisse nous plonge dans un brouillard opaque et brûlant, les phares sont inutiles, je stoppe le camion car nous ne voyons plus le chemin. Les Risques de tomber dans une fossé ou le ravin qui nous borde à gauche sont trop importants pour continuer en aveugle
Les rafales de vent sont déjà terriblement brûlantes,
le bruit des arbres broyés comme par un bulldozer nous parvient comme un sombre présage
Nous allons lutter pour notre survie, je pense à ma petite fille de 3 ans à l'époque.
La pompe de l'engin est à son maximum, quelques flammes apparaissent, mais l'eau de la lance  passe au travers  des gaz de distillation enflammés.

 

 

La partie est perdue, nous le savons, je dirige la lance canon vers le fossé où nous allons essayer de nous protéger sous la corolle (le vrai nom était la queue de paon, maintenant on dit sous la LDV, c'est encore moins jolie) d'eau de la lance, 4 minutes d'eau à 500 litres/minutes, une goutte d'eau dans cette tempête. Les flammes commencent à passer sous le camion, et je prie, je recommande ma fille au Seigneur, moi qu'importe, mais j'ai peur, nous avons tous peur, parmis mon équipage il y a un jeune sapeur pompier de 17 ans (l'âge légal était de 16 à l'époque) je l'avais persuadé de venir dans les pompiers, malheur, il ne disait rien, et depuis il ne m'a toujours rien dit ni reparlé de cette journée. Puis les  flammes infléchissent leur direction par une bourrasque imprévisible,et passent 10 mètres en avant. Merci mon Dieu.
Nous vomissons, nous sommes "choqués", couverts de cendres et de boue. La pompe du camion fonctionne toujours, il fait une chaleur d'enfer, c'est l'enfer, sans concertation nous commençons à arroser pour refroidir et éteindre ce qui est près de nous, puis plus d'eau, la fumée blanche succède à aux panaches marrons qui passaient il y a un instant encore . Il fait très chaud mais c'est supportable.
Nous resterons à cet endroit plus de deux heures complètement hébétés; un silence masque les bruits (signe d'un choc psyclogique profond, les militaires conaissent bien ce silence)
sans voir âme qui vive, radio en panne , nous sommes terriblement "choqués" , vidés de tout influx vital, nous somme assis ou couchés dans les cendres blanches, ou appuyés contre les roues du camions

Il est 17 heures, un gradé passe qui nous demande si cela a été dur, nous n'avons même pas la force de l'injurier. Il ne voit pas que nous sommes blessés, dans la tête, dans le coeur,  les poils brûlés. Il ne voit pas que la couleur du camion a changée, il voit quoi, il voit qui ?
Casse-toi sale connard !!!

Quelques centaines de mètres plus en arrière (je ne l'ai su que plus tard) il avait un camion aussi.  Ses occupants ont aussi échappé à cette fin tragique, ce camion venait du --- -- ------ .

3 semaines après,  ceux qui avaient échappé à cet enfer sur ce même camion trouvèrent la mort dans le massif du Tanneron, le feu épargne rarement deux fois, je pleure ces camarades, deux d'entre eux avaient le même âge que moi
Oui des camardes  morts calcinés, c'est atroce. Morts pour quelques hectares de collines !

Ceci est malheureusement une histoire vraie pas de la galèjade

Depuis je regarde le feu d'une autre façon , mais les anges noirs m'ont repérés, chaque fois que je retournais sur les feux de forêt.
Maintenant ces anges noirs se font plus discrets
Ils sont derrière, mais toujours là.
Je ne pense pas que ce soient les mêmes.
Je suis fidèlement tous les jours de ma misérable vie, mon Ange Blanc
Celui-ci reste toujours devant décalé un peu à ma droite.
Je ne vois que ses deux grandes ailes blanches.
Ces derniers temps je le vois s'éloigner un peu plus chaque jour
Il me fait un signe pour que je me porte à sa hauteur
Je ne vois plus le chemin
Les anges noirs sont derrière
La lumière de mon ange blanc n'est pas assez forte pour
estomper les ombres qui m'engluent un peu plus chaque jour.
La noirceur se rapproche.
Ce ne sont pas des anges, je le sais maintenant.
C'est la mort aux multiples facettes, qui comme une hyène
ne lâchera plus sa proie.

Déjà je sens un souffle froid, des odeurs délétères.
Non point l'humus où les mousses accueillantes m'attendent.
Endroit où tout le monde pourrait se laisser perdre.
Les faux sont là ? enfin je le pense, je ne me retourne pas.
Non ! Ne pas se retourner, même si mon ange est de plus en plus pâle.
Le suivre toujours , toujours !.
Ne pas céder à la facilité, pour vous laisser porter,
Par les ailes noires de votre destiné que vous avez acceptée . Mieux  vaut des ailes blanches rapiécées qu'un bel oiseau noir lustré.

 


Image d'illustration n'étant pas en relation directe avec le récit, mais cela se

passait aussi sur un feu de forêt du Var. Vous pouvez voir que la protection individuelle du personnel était dérisoire à l'époque. Il a fallut le tragique accident du Tanneron pour que "tous" les engins soient équipées de radios, qu'à bord des engins il y ait des ponchos aluminisés et des masque respiratoires

Actuellement les vitres des engins sont recouvertes d'un film évitant l'éclatement de celles ci, la cabine est refroidie  par une système de pulvérisation d'eau autonome, "l'habillement" est aussi totalement revu et bien conçu, les ponchos renforcés, les masques respiratoires ont été remplacé par un circuit d'air comprimé dans une bouteille et munis de 5 masques , un étant réservé à une victime civile éventuelle. Malgré tout cet équipement le drame de Vidauban en 2003 n'a pu être évité

 

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Rédigé par La Cachina

Publié dans #divers