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Publié le 20 Janvier 2010

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Mon, arrière grand père paternel : il Padrone


 

Le doigt sur la gâchette, les deux cartouches toutes neuves dans les canons, il sentait déjà l'odeur du cochon rôti.
Clic, clic ?????
- putain de merde, c’est quoi ce merdier ! Elles ont toutes neuves. Ohhh non !
Ce couillon c’était dans sa précipitation trompé de fusil, c’était celui qu’il devait mener en réparation à Marseille.

Les deux sangliers avaient un coude à angle droit en entendant seulement ces deux clics, ils ne sont pas si bêtes et ataviquement savent à quoi correspond se bruit, métal contre métal = fermeture de culasse = fuyons.

Finie la course poursuite, les deux sangliers courraient droit devant en faisant du bois (les sangliers en fuite ne regardent plus rien, ni genêts, ronces taillis, murets, fil de fer)Vous ne me croyezpas  pour les non initiés un sanglier peu courir à 35 ou 45 km/h et cela pas mal de temps, vous pouvez largement compter en kilomètres.

L’autre ensuqué essayait avec son couteau d’ouvrir ce putain de fusil afin de sortir les cartouches. La crosse entre les cuisses il forçait avec ses deux mains.
Ce qui devait arriva, le coup parti, je vous laisse imaginer la suite avec le recul du fusil.

Au passage il se fit brûler les cuisses, arracher le pantalon, et bien roussir les roubignolles. Le fusil alla finir sa course dans un gros buissons d’arnavets (je ne connaît pas la traduction mais il faut savoir que les épines de ces impénétrables arbustes sont recourbées et acérées, genre ne me quitte pas), les ronces sont du doux gazon à coté de cette plante.

L’autre sautait sur place et essayait de voir l’état de son appareil reproducteur.
Ce con de fusil, il reviendrait le chercher après.
C’est donc en marchant les jambes écartées cul nu, qu’il rentra en faisant d’innombrables détours. Il approchait de chez lui, lorsque de bien entendu il tomba sur quelqu’un, et en plus une connaissance.

- éh bé, tu viens de te faire ……… que tu marches comme ça, ils étaient plusieurs ? oh putain ils t’ont piqué le pantalon en plus ! tu veux que j’aille chercher ta femme ?

- casse toi connard ! je me démerde.

- bon, bon ; je te laisse mais je sais pas si tes figues tiendront jusqu’au village elles sont vraiment pénèques (figues très mures plissées et très sucrées, prêtent à tomber au sol).

- casse toi se sont mes figues, ça regarde que moi.

- dommage que je n’ai pas un appareil photo, cela aurait fait un beau souvenir pour rigoler au bar.

Il échappa de peu à la pierre qui lui était destiné, et se cassa vite fait , histoire de raconter au village à sa façon, l’histoire à s’estrasser (mourir de rire) pour de bon, avant que le grand mutilé n’arrive.
Bien entendu il y avait pas mal de gens qui le guettait au village, son histoire se raconte encore aux alentours, sa femme partit avec un beau mascle (bel homme mâle) car les outils de sont mari ne fonctionnaient plus.

Notre jardinier connu cette histoire que quelques temps après. Sa cuite terminée il remonta vers son cabanon.
Il comptait trouver du réconfort auprès de son Choucou, car les animaux restent fidèles quoiqu’il arrive.

La première chose qu’il aperçu fut la porte de l’enclos ouverte.
Il appela Choucou, pensant qu’il n’était pas loin, mais rien, pas de bruit, il pris la gamelle et tapa dessus, Choucou connaissait bien ce bruit, rien encore. Malgré la nuit il chercha partout, appela, en vain.
Au petit matin il finit par s’endormir au pied d’une matte (petit bosquet d’arbustes). Le soleil déjà haut le réveilla, il entreprit de gravir les petits sommets des plus proches collines pour que son appel porte plus loin.
Il imaginait le pire, toujours le pire, il fit le tour de tous les coins où les braconniers posaient leur vilaines « laçades », redoutant à chaque fois de trouver son choucou étranglé.
La faim, la soif le tiraillaient, mais il continuait. L’être humain a des limites, il se résolu à entrer dans la première bastide qu’il aperçut.
Il n’était même plus sur le territoire de sa commune, à vrai dire il ne savait plus rien, le soleil avait tapé fort ce jour là, la déshydratation avait fait le reste.
Sur le coup la vieille en noir le pris pour un clochard qui fait la route, mais non il n’avait rien sur lui, ni bâton ni gourdes, rien !
C’était juste une chose maigre. Elle appela son mari et le  posèrent à l’ombre. Il faisait pitié à voir, son état était critique, le mari jugea qu’un médecin était nécessaire.

On ne faisait pas venir un médecin pour rien, avant, ça coûtait des sous.

  à suivre :  si Sarko rembourse la visite du médecin
 
 

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Rédigé par jupiter

Publié dans #Galèjades

Publié le 19 Janvier 2010


En provence il en faut plus que cela pour se battre, les insultes sont très courantes et quasiment dans le language de tous les jours, et ça, ce n'est pas des blagues.
Juste un petit aperçu pour ne pas trop choquer.
"Oh putain de con, merde j'ai oublié la clef"
Bon passons cette apparté qui pourrait faire un article plus tard.


- je sais ce que fait ma femme et je te réserve une surprise Toine, enfin une demie surprise , à force de te ballader soi disant dans la colline et de mettre des laçades (collet de braconnage) fait gaffe de ne pas te prendre dans une grosse laçade à sanglier, tu serais beau avec la langue bleu et les yeux cavés par les agaces (pies) , et y  aurait pas beaucoup de gonzesses pour ton enterrement , charogne !

Des mots , toujours des mots. Tout compte fait le mari de Fine  ne se mouillait pas du tout, ces laçades tous le monde peux en mettre, et par cette manoeuvre le Toine serait bien embêté pour se promener sans faire attention dans la colline.
D'un coup sa fureur contenue tomba sur notre pauvre jardinier.

- et toi vieux pourraque (pire que sale et sentir mauvais) ça te regarde ce que fait ma femme, occupe toi de ta truie, vieille brêle.
Notre pauvre jardinier était presque content d'avoir planté ce merdier, mais il était un peu empêgué (saoul), un peu, faible est le mot. Il voulut dire une méchanceté de plus mais il s'écroula sur le parquet.
Le cafetier en avait vu d'autres.
- oh , vous pouvez pas le sortir il pue , et l'assoir à l'air, ça lui fera du bien , et à moi aussi vu qu'il consomme plus aussi, merde alors!
Et, hop, dehors il se retrouva, mais pas en état de rentrer chez lui, il s'escaffagna  (intraduisible) comme un merde, dans les caisses de vin vides.
Pendant ce temps à l'intérieur la température montait, mais le cafetier savait désamorcer les crises.
- putain , tous les deux , vous avez finis oui ! ou alors vous continuez dehors,  ya des gens qui veulent être tranquilles ou jouer aux cartes peut être, merde alors ! allez je sers une tournée générale !
Merde alors ! était assez courant dans sa bouche.
Rien de tel pour ramener le calme, mais il étaitcertain que les deux finiraient par se taner ou se tuer, ils prirent la porte chacun de leur coté et bien sur plus question de se croiser dans les rues, c'est comme ça encore ; et cela sera une autre histoire.
Les autres à l'intérieur continuèrent leurs bavardages , bien sûr, sur le dos de Fine et autres. Vous m'avez compris* (expression très usuelle ici)
Le mari de fine qui avait pris la honte à cause du jardinier alla de ce pas jouer un tour de con pendant que l'autre cuvait.
Il prit sa pétrolette son fusil et monta au cabanon du jardinier !
Ouais on ne sait jamais avec ces sales bêtes, et puis je me faire un sanglier bien dodu, car je suis sûr qu'il le nourrit mieux que lui même.
Mais il faut que le l'attrape et que je le tirasse bien loin pour le tuer et qu'il ne trouve pas de traces de sang.
La journée baissait et l'ombre commençait à tout masquer.
C'était un temps idéal, il n'emporterai que les bons morceaux pour ne pas trop se charger, le reste aurait vite disparu, avec tous les charognards qui rodent la nuit.
En arrivant la haut il tomba sur un vrai foutoir, l'intérieur ressemblait à une renardière et sentait lou felun  (odeur de fauve prononcée), mais c'était l'enclos du sanglier qui l'interressait.
Depuis qu'il pesait environ 35 kg , le jardinier avait fait un enclos grillagé pour choucou, en effet celui ci faisait trop dégâts lorsqu'il était libre dans la maison.
Choucou couchait donc dehors avec une petite avancée de tole ondulée pour s'abriter des rares pluies, d'ailleurs c'est couillon les sangliers ne craignent pas la pluie
La porte avait un simple loquet sans cadenas quelconque, pourquoi faire d'ailleurs !
Bonne pâte comme tout choucou vis arriver cet homme comme un visiteur, en poussant avec son groin contre la porte il lui fit comprendre qu'il voulait sortir en promenade, comme le jardinier l'avait habitué.
Notre petit cochon connaissait les heures mieux que nous, et l'absence de son maitre lui paraissait bizarre.
Tout les soir, le jardinier ouvrait l'enclos , et choucou partait à fond de train vers la colline toute proche, et quelques minutes après revenait se blottir contre son maitre, Pourquoi ? mystère.
La première fois que choucou avait fait cela le jardinier avait un peu pleuré, car il croyait que choucou venait de prendre le large définitivement. Mais non, choucou revenait toujours.
Donc lorsque le malfaisant ouvrit la porte choucou bondi vers la forêt.
- ben merde alors ! il a senti venir le coup, pas folle la guêpe, mais je t'aurai, en plus tu me facilite la chose , je n'aurai pas à te trainer.
Il parti donc à sa recherche, mais cela se corsa, choucou était parti bien plus loin que d'habitude et il tomba sur  le territoire d' un gros mâle d'une centaine de kg, malgré ces petites pattes il parvint à échapper à ce monstre, mais celui-ci le coursait toujours.
Le mari à Fine se dit je vais faire une beau doublé avant la nuit , il mit deux belles balles dans son vieux calibre douze et épaula, il pensait déjà aux bonnes daubes, aux gigôts bien tendre de choucou, aux multiples boites de pâté.
Il était prêt !!

à suivre

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Rédigé par jupiter

Publié dans #Galèjades