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Publié le 28 Décembre 2020

 

8/8

On ne faisait pas venir un médecin pour rien, avant, ça coûtait des sous.

Le bon médecin était du village de Carcès, notre jardinier était sur le territoire de nos ennemis les Carçois !

Ne me demandez pas pourquoi nous sommes ennemis, cela remonte à …Louis XIV  ou autre fâchaisons , j'ai le droit d'inventer des mots mois aussi.

Croyez moi c’est réciproque, cela donne quelquefois de bonnes bagarres sur le stade de Foot, mais maintenant moins, les jeunes  "Connectés"préfèrent se battre sur des jeux en réseaux ou par FC et TWIT. on dégénère, quand le pense qu'il y a 16 % d'illettrés en france, pauvre france.

Je connais des jeunes de chez nous qui se sont mariés avec des Carçoises, et bien ils sont grillés, nenni point de retour au village, ils ont trahi, donc ils deviennent Carçois pour toujours, même s’ils divorcent, à vie on lui dira « toi le Carçois ».

Carcès la rivale et ennemie blablabla.....

Donc ce bon médecin après avoir vu notre pauvre jardinier déshydraté tint à peu près ce langage en s’adressant au paysan :

- il faut un peu qu’il se repose, donnez lui à boire de l’eau et du lait de poule (jaunes d’œufs battus avec du sucre et du vin rouge), des choses consistantes, de la bonne viande rouge et bientôt il sera comme neuf.

Martin le paysan, était comme tous les paysans près de ses sous et assez pingre.

- mais la viande rouge ça coûte cher, vouzavé pas une bonne grosse piqûre qui le remette sur pied tout de suite ?

- mon brave Martin cela n’existe pas, et l’entraide humaine qu’en faites vous ?

- bon dans deux jours il a intérêt de marcher, je vous donne une bonne lébrasse (un lièvre) pour votre déplacement parce que en ce moment on est un peu juste !

Le médecin était habitué à ce monde, il était du pays et savait les pratiques en usages, il était souvent payé en nature. Il conseillait de ne pas trop manger de gibier à ses patients (le gibier était de la viande gratuite pour les paysans de l’époque) mais de consommer un peu de viande chrétienne (viande de boucherie) de temps en temps, pour limiter les crises de goutte .
Heureusement un jour il avait recueilli un garçon qui lui servait de domestique, un ensuqué de la lune,  nommé Fadoli, un peu gibbù (bossu) de naissance, ce n’était pas une lumière mais il savait préparer le gibier divinement. Alors comme d'habitude, il allait faire pêché de gourmandise.

Une fois le médecin parti, le Martin essaya de retaper le jardinier le plus rapidement possible, vous m’avez compris !!!

- de la viande rouge , non mais, on mange que des cèzes (pois chiches) toute l'année, et mossieur , il lui faut de la viande rouge !

Mais Martin le grognon fit ce qu'avait dit le médecin.

Comme tous les samedi matin Martin descendit au village de Carcès chercher son pain pour la semaine. La première personne qu’il vit lui dit :
- oh maistre, il va mieux ton éclopé de Cotignac ? - quoi ?
- bé oui le fada que tu as trouvé dans la colle (colline) ! Il est de Cotignac ! - quoi ? - quoi ! quoi ? tu sais dire que ça

- ohhhh salooope ! sale con de putain de merde ! (Vous voyez on sait faire des phrases sans verbe en Provence)
Sans le pain, au pas de charge il remonta à sa ferme. - oh sale counass, où té, vermine.

Sa femme habituée aux mots doux de son mari croyait qu’il parlait au chien.

- qui tu cherches, minou ?

- l’e……….. que je viens de nourrir sous mon toit (remarquez je et mon) avecquedelabonnevianderouge.

- mais il est parti pendant que tu étais au village, où tu as mis le pain ?

Je vous laisse deviner la suite de la conversation : juste un doux gazouillis d’amoureux.

Notre jardinier à peu près remis était retourné dare dare vers son village, il c’était enfin rendu compte qu’il était sur des terres Carçoises. Son idée était de retourner chez lui et de s’équiper un peu mieux pour continuer à chercher son Choucou.

Il prendrait la vieille balle jouet qui faisait couic couic, car les sangliers ont un bon odorat et une ouïe excellente. Une cape et un chapeau, de l’eau, du vin dans l'autre outre, quelques figues sèches et 4 amandes, et …..

Chemin faisant la liste s’allongeait, mais il ne s’en apercevait pas. Pour lui le plus pressant était de retrouver Choucou.

Il traçait au plus court, plusieurs fois il raspailla (déraper) sur les clavuns (petit cailloux), encore une colline et il verrait son cabanon.

Cotignac la douce, blottie contre sa falaise

La draille (petit sentier) descendait maintenant, tout d’un coup il se fit renverser par un boulet de canon, vu qu’il n’était pas gras il finit 3 mètres plus loin, choucou comme un chien fou l’avait renversé.

Et oui notre petit choucou après sa longue course, effrayé par le coup de feu, qui l’avait éloigné un temps du cabanon, était revenu vers le seul endroit qu’il connaissait.

Bien sûr il avait un peu "farfouillé "partout dans la maison en quête de nourriture facile, mais un sanglier se contente de peu, quelques truffes, des raisins à l'eau de vie,  les conserves de champignons, il avait même trouver la pignatte de fromage couillen qu'il avait curé

Et puis il avait attendu que son maître revienne, tranquillement allongé sur le lit. Il faut dire qu'il avait eu  peur de la colline et de ses habitants grognons, c’était la seule solution qu’il avait trouvée dans son petit cerveau "choucou maison"

Le petit cabanon à choucou, bien abandonné maintenant

 

Maintenant Choucou était content, son maître était là, il le poussait avec son groin, et notre Jardinier pas trop gaillard sur ses jambes avait du mal à contenir cette grosse boule de poil qui ne connaissait pas sa force.

Pour une fois encore ces deux amis partagèrent la même couche, comme lorsque choucou  était encore marcassin tout tremblant contre la veste du jardinier. Ils dormirent  heureux du sommeil des innocents bercè par les pings des ressorts qui cédaient.

Un heureux petit marcassin avec sa maman
   

Une chose me tracasse comment font les Laies se faire épiler le maillot

 

Bref il était de finir cette histoire de Covid me taraude la tronche

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Publié le 26 Décembre 2020

7/8

Le doigt sur la gâchette, les deux cartouches toutes neuves dans les canons, il sentait déjà l'odeur du cochon rôti.
Clic, clic ?????
- putain de merde, c’est quoi ce merdier ! Elles ont toutes neuves. Ohhh non !


Ce couillon c’était dans sa précipitation trompé de fusil, c’était celui qu’il devait mener en réparation à Marseille.

Les deux sangliers avaient fait un coude à angle droit en entendant seulement ces deux clics, ils ne sont pas si bêtes et ataviquement savent à quoi correspond se bruit, métal contre métal = fermeture de culasse = fuyons les viandards sont là.

Je n'ai jamais vu de sanglier coursé par deux poneys , je suppose que les poneys étaient le fruit d'un croisement poney/lionne plus que probable , vous remarquerez le sanglier prend un virage très penché sans déraper, encore une bidouille de sabot par michechemin

Finie la course poursuite, les deux sangliers courraient droit devant en faisant du bois (les sangliers en fuite ne regardent plus rien, ni genêts, ronces taillis, murets, fil de fer)Vous ne me croyez pas  pour les non initiés un sanglier peu courir à 35 ou 45 km/h et cela  pas mal de temps, vous pouvez largement compter en kilomètres.

L’autre ensuqué essayait avec son couteau d’ouvrir ce putain de fusil afin de sortir les cartouches. La crosse entre les cuisses il forçait avec ses deux mains.
Ce qui devait arriva, le coup parti, je vous laisse imaginer la suite avec le recul du fusil.


Au passage il se fit brûler les cuisses, arracher le pantalon, et bien roussir les roubignolles. Le fusil alla finir sa course dans un gros buissons d’arnavets (je ne connaît pas la traduction mais il faut savoir que les épines de ces impénétrables arbustes sont recourbées et acérées, genre ne me quitte pas, ah oui cela me revient "la paliure ou couronne du Christ), les ronces sont du doux gazon à coté de cette plante.

L’autre sautait sur place et essayait de voir l’état de son appareil reproducteur.
Ce con de fusil, il reviendrait le chercher après.
C’est donc en marchant les jambes écartées cul nu, qu’il rentra en faisant d’innombrables détours. Il approchait de chez lui, lorsque de bien entendu il tomba sur quelqu’un, et en plus une connaissance.

- éh bé, tu viens de te faire ……… que tu marches comme ça, ils étaient plusieurs ? oh putain ils t’ont piqué le pantalon en plus ! tu veux que j’aille chercher ta femme ?

- casse toi connard ! je me démerde.

- bon, bon ; je te laisse mais je sais pas si tes figues tiendront jusqu’au village elles sont vraiment pénèques (figues très mures plissées et très sucrées, prêtent à tomber au sol).

- casse toi se sont mes figues, ça regarde que moi.
- dommage que je n’ai pas un appareil photo, cela aurait fait un beau souvenir pour rigoler au bar.

Il échappa de peu à la pierre qui lui était destiné, et se cassa vite fait , histoire de raconter au village à sa façon, l’histoire à s’estrasser (mourir de rire) pour de bon, avant que le grand mutilé n’arrive.
Bien entendu il y avait pas mal de gens qui le guettait au village, son histoire se raconte encore aux alentours, sa femme était partit avec un beau mascle (bel homme mâle) car les outils de sont mari ne fonctionnaient plus.


Notre jardinier connu cette histoire que quelques temps après. Sa cuite terminée il remonta vers son cabanon.
Il comptait trouver du réconfort auprès de son Choucou, car les animaux restent fidèles quoiqu’il arrive.

La première chose qu’il aperçu fut la porte de l’enclos ouverte.
Il appela Choucou, pensant qu’il n’était pas loin, mais rien, pas de bruit, il pris la gamelle et tapa dessus, Choucou connaissait bien ce bruit, rien ne vint . Malgré la nuit il chercha partout, appela, en vain.


Au petit matin il finit par s’endormir au pied d’une matte (petit bosquet d’arbustes  principalement des rejets de chênes). Le soleil déjà haut le réveilla, il entreprit de gravir les petits sommets des plus proches collines pour que son appel porte plus loin.


Il imaginait le pire, toujours le pire, il fit le tour de tous les coins où les braconniers posaient leur vilaines « laçades », redoutant à chaque fois de trouver son choucou étranglé.
La faim, la soif le tiraillaient, mais il continuait. L’être humain a des limites, il se résolu à entrer dans la première bastide qu’il aperçut.
Il n’était même plus sur le territoire de sa commune, à vrai dire il ne savait plus rien, le soleil avait tapé fort ce jour là, la déshydratation avait fait le reste.


Sur le coup la vieille en noir qui sortie  sur le pas de la porte ,le pris pour un clochard qui fait la route, mais non il n’avait rien sur lui, ni bâton ni gourdes, rien !
C’était juste une chose maigre. Elle appela son mari et le  posèrent à l’ombre. Il faisait pitié à voir, son état était critique, le mari jugea qu’un médecin était nécessaire.

On ne faisait pas venir un médecin pour rien, avant, ça coûtait des sous.

  à suivre : Olivier Véreux remboursera t'il la visite du médecin

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Vous voulez que je raconte quoi ?

Trêve de plaisanteries je déprime

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