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Publié le 20 Mai 2017

promis j'ai retrouvé ma galéjade bien planquée dans un trou de pierre, à l'abri des vents

Les pois chiches qui ne font pas péter

 

Il est vrai que les pois chiches* ont mauvaise réputation, pourtant il en existe qui ne provoquent pas des flatulences, bé oui il faut être poli pour dire pets maintenant.

Donc les pois chiches font péter, elles "en provence on dit la pois chiche" sont bien bonnes au goût et pour tout plein de bonnes choses pour votre organisme, mais pas vraiment pour l'intestin, ni l'orifice terminal de celui-ci.

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Toutefois soyez sans crainte, vous pouvez en faire consommer à vos invités de « passage », car l'effet dévastateur à venir n'apparaît que quelques heures après. En bien calculant votre coup, ces gentils invités se retrouveront au mieux, chez eux, et au pire dans leur voiture avec des amis et sur le chemin du retour lorsque les insidieuses  petite grenades à retardement feront leurs premiers dégâts.

Soyez sûrs qu'ils se souviendront de vous et du mot « pounchu ». Ah oui les pois chiches portent différent nom dans notre département, Cèze, Tchi ou Pounchun, mais les effets sont les mêmes.

Alors pourquoi les consommer ? Et bé , tout bêtement parce notre plat régional n'est pas la Bouillabaisse ni l'Aioli, et  que nous sommes « pauvres » , donc que cela nourrit à pas cher comme on dit et que c'est pas mauvais, en plus cela pousse bien dans nos mauvais terrains , voila, libre à nous d'en supporter les inconvénients.

Je zappe la théorie de la cuisson, blablabla, pour arriver directement au sujet de cet article

 

Oui j'ai trouvé des pois chiches apprivoisés , Aleluilla

Fruits de très saintes entrailles

 

Comme bien souvent, je me sustente à midi d'une salade de pois chiches tièdes, avec bien d'oignons, de la bonne huile, du vinaigre et quelques olives noires, au risque de vous choquer j'utilise quelquefois des pois chiches cuitent en boîte. Ba oui, personne n'est parfait

Cette fois donc lors de mes emplettes semestrielles  fautes de boites , j'avais acheté des bocaux de 400 grammes au magasin des « casques à pointes » juste au village à coté (voir épisode de la Bifinett ).

Cette fois ci miracle après mon bon plat de « ponchus » j'ai eu un après midi serein, d'où venait ce miracle? simplement de l'image ci-dessous. je pense En effet ces pois chiches sont cuites évidemment , puis , je pense que c'est un rinçage après cuisson qui élimine les peaux indigestes.

Les magnifiques pois chiches cuitent à la Teutonne

 

Et voici nos minables pois chiches de pauvres  non cuitent, les "pounchus" -pointues- comme disent les parisiens

 

Lors de mon observation une guerre se déclara illico à peine furent elles mises en présence une de l'autre, halalala. encore une OPA  -opération proutt attack-

Bon passons, je vous recommande donc d'essayer ces pois chiches très agréables à notre chimie interne. Cela m'amène à vous causer des guerres intestines qui opposent divers villages proches, tout cela à cause de ces pounchus.

 Il y a fort longtemps presque tous les habitants du Haut Var mangeaient par force ces pois chiches, tous avaient les même problèmes de pets intempestifs *, toutefois cela ne les gênait pas trop pour les travaux des champs. Ailleurs c'était un peu plus délicat, les gratte papiers devaient aller péter dehors, un peu comme pour la cigarette maintenant, mais sans la fumée !

Le premier qui trouva une solution mécanique à ces pets, fut un pauvre  Flassannais, il faut dire qu'il fut grandement aidés par la présence du chêne liège dans la forêt

C'est un pauvre un berger qui par hasard trouva cette solution miracle, comme toute découverte scatologique je ne vais entrer dans le détail, mais en taillant un bout d'écorce de liège il trouva que cela était plus pratique pour boucher les trous qu'un vulgaire morceaux de bois, de la à dire que ........

Comme la morale de l'époque était assez stricte, il n'en parla qu'à un collègue qui s'empressa de le répéter en rigolant à un trou du cul Cotignacéen qui était de passage.

Celui-ci fit semblant de rire mais vit tout de suite l'avantage de cette trouvaille, il négocia à vil prix des stocks de liège, pour faire ces « bouchons »

Les Flassannais continuèrent de péter à tout vent, sauf le berger évidemment, alors que les Cotignacéens pouvaient passer toute une journée tranquille et « dégazer » en paix le soir à la fraîche en pissouillant sur les pissenlits des voisins

Pour faire court  se sont les  Carçois qui inventèrent la bouteille et qui furent vraiment ravis lorsque un malin négociant de Cotignac leur vendit à des prix défiant toute concurrence, leurs vieux bouchons « usagés ». Il faut reconnaître que cela « gâtait » un peu le goût du vin carçois, mais comme il  était déjà mauvais d'origine , bof. Comme rien ne reste secret bien longtemps, un jour ce fût la guerre des bouchons qui péta entre ces deux villages voisins, d'ailleurs elle dure toujours.

Quand au Flassannais devenus riches, ils arrêtèrent de manger des pois chiches, pour manger des cébettes, oui c'est bête, car leurs vents sortaient d'ailleurs.

Tout ça c'est de l'histoire ancienne, car depuis le passage du nuage de Tchernobyl, les tortues Hermann des Maures ont muté et grimpent dans les arbres. Et alors !! Bé alors les habitants de Flassans pour éviter que les pauvres Tortues Hermann se tuent en tombant des arbres en se battant contre les écureuils caméléons, recouvrent leurs carapaces de liège amortisseur . Moralité, il vaut mieux que je m'arrête et que j'aille prendre mon sirop pour la "tête"

Tante victorinne va encore dire que je prends des substances illicites !!

 

*pois chiches : ce mot composé est masculin, mais en Provence peut dire la pois chiche, comme on dit , la lièvre etc .... on est comme ça

 

*intempestif : ce mot me plait bien car il veut bien dire  ce que l'on peux lire - tempête - peste - , bref une histoire de vent ....délétère

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Rédigé par La Cachina

Publié dans #Galèjades

Publié le 6 Avril 2017

A cette époque le ventre de la Provence ne criait plus famine depuis longtemps, la vie y était encore un peu rude sans plus, mais pas au point de faire une soupe de sardines

"Toute ressembllance avec des personnages vivant ou ayant existés et purement fortuite"

 

Cela me permet toutefois de vous raconter cette petite historiette

Dans les années 50 dans mon petit village un peu retiré de la côte , le poisson le moins cher et le  plus consommé était la morue sèche évidemment, car  facile à conserver et abondante

Toutefois régulièrement un poissonnier ambulant passait avec sa petite carriole, les poissons étaient maintenus relativement au frais sur un lit de glace, et au dessus un tourniquet à remontage mécanique agitait comme un ventilateur, des brins de ficelle pour tenir éloignée les mouches (merdum aussitox pondix)

Le choix n'était pas bien grand, mais je me rappelle encore que les gens pouvaient se payer de temps en temps des soles, pourtant nous n'étions pas riches.

Les poissons les plus vendus étaient toutefois les poissons locaux, et en saison c'était les anchois, les sardines , les maquereaux , mulets ou muge, saint pierre, congre, rougets, quelques crustacés et des céphalopodes.

Les moins chers étaient encore comme maintenant, les sardines et maquereaux.

 

Soupe de poissons !!!!!!

 

Vous n'allez peut être pas me croire, mais le petite anecdote qui suit est "vraie".

"Lorsque passait le poissonnier, une dame de l’époque, décédée il y fort longtemps, venaient acheter invariablement 6 sardines qu'elle choisissait avec grand soin.

6 sardines ! On ne va pas loin avec ça, surtout qu'ils étaient deux en famille, elle et son fils. Cette dame était loin d'être pauvre, bien au contraire, c'était plutôt la pingrerie qui la faisait agir de la sorte, enfin, je pense.

Alors que nous achetions les sardines en bonne quantité pour faire de bonne grillade, ou pour les faire frire farinées. Cette dame réalisait deux repas pour deux personnes avec ses six sardines

A midi celles-ci étaient frites sans la tête

Le soir les têtes servaient à faire une simili soupe de poisson, avec force fenouil, ail, huile et bien d'autres choses gratuites, offertes par dame nature, plus évidement une bonne rouille

Les têtes ainsi préparées étaient passées au moulin à légume, et les résidus allaient au chat, qui lui aussi faisait deux repas, à midi les tripes, les écailles, et les arêtes

Le soir, les résidus de cette soupe

 

Rien n'était perdu, la mère et le fils vécurent très vieux, comme quoi bonne chère et longévité ne vont pas forcément ensemble.

 

Un jour je vous raconterais que certaines se servaient des écailles pour de faire de faux ongles............., si je ne suis pas mort

 



Les lois sont des toiles d'araignées à travers lesquelles passent les grosses mouches et où restent les petites.
Honoré de Balzac (1799-1850)

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Rédigé par jupiter

Publié dans #Galèjades