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Publié le 12 Juillet 2013

 

 

Prends le temps de fêter ta victoire, mais n'invite pas ton adversaire à partager ta gloire.
Daniel Desbiens (1954- )


C'est simplement une histoire vraie qui m'est arrivé il y a quelques années alors que j'étais encore pompier.

Je suis sur qu'elle va plaire à Mireille

C'était dans les années 80, décennie funeste pour nos collines et nos camarades. Peut être ceux qui étaient à la Londes les Maures ou Pierrefeu se souviennent de ce gigantesque incendie, mais cela est une autre histoire. Pour vous donner une vraie idée de ce que doit être la panique que les habitants ressentent, la futilité des moyens employés "pourtant considérables" regardez bien l'avion au premier plan, c'est un Dash 08 assez gros, et l'énormité du rouleau compresseur que peut être un feu en progression libre, voici une photo (copyright SP Var, feu de hyères 2005) qui vous donne pas envie de venir construire dans la forêt Varoise, alors débroussaillez SVP.

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A cette époque nous étions mal nourris en opération, cela l'est encore malheureusement. Lorsque les pompiers arrivaient sur un sinistre c'était pire qu'une nuée de criquets pélerins, je vous passe certains détails assez croustillants, les mères rentraient leurs filles , les paysans montaient la garde avec un fusil près de leurs récoltent, les éleveurs recrutaient des mercenaires pour sauver leurs bêtes, les commerçant baissaient les rideaux, même les cafards se faisaient la malle !

Stooooooooop ! disoons que si nous passions près d'un champ de melons en bordure du sinistre nous en prélevions quelques uns, souvent les gens nous offraient des fruits. Nous en étions très reconnaissant car les fruits frais sont très appréciés, gorgés de sucre et d'eau c'était du pain bênit pour nous car notre ordinaire était la classique ration militaire, plutôt pas juteuse du tout et de plus "constipante". Ma parole ça doit être voulu, point de pause WC chez les bidasses, d'ailleurs s'ils étaient blessés au ventre il y avait un gros geyser de ......... fan de garce je m'égare !

Et les Pizza alors !!!!
On se calme, j'y arrive. A cette époque je partais comme chef de groupe (4 camions + une voiture tout terrain de commandement, soit 18 personnes , hommes et femmes c'est mixte)
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 Je ne vais pas vous détailler l'articulation du groupe , ni ses missions ni y serions encore demain.
Donc un camion , le plus gros, fait des navettes pour ravitailler en eau les 3 qui restent sur le terrain. Ces rotations s'effectuent de nuits comme de jour évidemment.
Bref on avait la dalle, les rations , pain et eau arrivaient plus qu'épisodiquement, mais nous étions habitués.
Les fréquences radios sont saturées et les messages pour le miam, strictement réprimées. J'avais dit au camion navette, de voir s'il ne pouvait pas ramener quelques chose en passant au PC général. Malheur la bourde que j'avais fait, l'équipage de ce camion était redoutable pour cet exercice, il ne fallait pas trop le pousser. C'était le genre à en faire "un peu trop", des pompiers à la vieille,  courageux , durs à la tâche, mais bons vivants, même très bons vivants. Si ces  deux énergumènes fossiles encore vivants lisent ce blog ils se reconnaitront, mais internet et eux c'est totalement incompatible, donc pas de risque de les "charger" hihi.
Ils étaient capables de voler le lait à une laie en train d'allaiter ses marcassins, c'est vous dire, ou profiter d'une panne près d'une villa afin de se débarbouiller dans la piscine (si, si, et le noir ça flotte sur une piscine, c'est du vécu).
A cette époque les camions avaient encore le nom de la commune de la caserne inscrit en gros sur les cotés , devant , et même sur le toit, en grosse lettre noires sur fond blanc , cela servait pour l'identification rapide des engins et de sécurité pour nous et les canadairs, contrepartie on passait difficilement inapperçus, déjà peint en rouge et avec un gyrophare c'est assez duraille.
Donc voici nos compères partis avec un gros camion rouge marqué au nom de la commune........

Crédits photos  Sapeurs pompiers du Var

Les phautes sont cado de jupiter

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Mission, ramener de l'eau pour les autres camions  et accessoirement un peu de nourriture si possible . La première tâche est assez facile, il suffit de faire la queue auprès des poteaux d'incendies qui  sont bien trop rares, ensuite ne pas se mélanger les tuyaux genre spaghetti,ne pas trop les faire cuire aussi, et de repartir le coeur léger le camion plus lourd de 12 tonnes.

 

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Pour la nourriture c'est plus difficile, surtout sans un sou, ben oui vous ne croyez pas que l'on part au feu avec sa CB ou de la menue monnaie, ces accessoires utiles même en forêt restent dans les habits civils à la caserne lors du changement rapide comme la lumière.  Même les  fumeurs en oublient leur poison. Quoiqu'ils ne sont pas à plaindre la fumée est fournie gratuitement par la colline et en plus en différentes  essences très volatiles et entêtantes (boudiou les maux de tête)
Les épiceries ou autres ne sont pas près des lieux d'incendies, la panique (voir photo 1/2) est les encombrements sont fréquents surtout sur la côte,  la mission miam se révélait  difficile.
Si eux se creusaient la tête pour ramener quelque chose, moi je m'inquiétais surtout sur ce qu'ils allaient faire, et j'avais bien raison.
La "chance " allait jouer avec eux , en effet  le Poste de Commandement Mobile  avait été déplacé, car son emplacement initial été trop près du danger (vrai, camping de la Londe). Dans ce PC se trouve toutes les huiles qui décident de "tout", et qui eux se restaurent convenablement.
Tchilin tchilin*, notre camion revenait sur notre position, leur chemin passait devant Le PC, et nos deux gaillards comptaient peut être rapiner deux ou trois rations militaires.

Merdarum, surpriseum,  l'esplanade  était vide et le PC  disparu, merde alors c'était leur dernière chance, ensuite ils rameneraient des pignes, mais nous ne sommes pas des écureuils. Que celui qui a une recette pour accomoder les pignes de pins m'envoie un mail.
Comme on dit ici "mauvaise limonade". La queue entre les jambes (ben oui ce sont des hommes) et tout penauds ils revenaient, et c'est là qu'ils virent  que les mouches vertes faisaient leur petites rondes et oui déjà.

Petite apparté, sur les mouches vertes dites mouches à m....., après de longue années de pompiers , 29 très exactement, je suis toujours très intrigué par la présence de ces pourriture de bestioles, en effet sur les long feux , quelquefois, il faut bien aller aux toilettes comme on dit (malgré les rations), déjà que c'est pas pas facile de trouver un coin "tranquille" parmis ces centaines d'hectares calcinés,
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lunaires même, d' ces diptères colorés, merdassiers à souhait arrivent ils, avec leurs petites ailes de merde , hein ?? Une question existentielle reste ouverte, merci d'y répondre.

Reprenons
Mouches = miam mort, c'est vrai que les feux de forêts laissent leurs lots de cadavres d'animaux de toutes sortes, mais là l'histoire deviendrait vraiment crade et j'ai évité de vous mettre des photos très durent à voir. Donc cette petite ronde de mouches voulait dire quelque chose, mais de la à leur faire découvrir des poissons tout frit il y a qu'un pas que je franchi allègrement, vous avez déjà compris.....
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Celle la elle est lourde et grosse, comme celle d'un plongeur aspiré qui se retrouve sur une branche , et pourquoi pas une paella , non !!!!!!!!!

Version vraie de vraie de vraie
Une petite voiture insignifiante descendait dans le chemin , juste bien en face , entre les deux phares. Nos compères  étaient déjà en colère à cause de leur échec ,"bouffe"  mais cette ferraille au milieu du chemin c'était de trop, il faut savoir que pour se croiser dans nos chemins ce n'est pas de la tarte.
Après les quelques mots doux d'usage très courant par chez  nous dont je vous ferais grâce , et avoir poussé un peu brutalement la voiture dans les taillis, ils finirent par lui demander ce qu'ils faisaient là au "milieu"
- et bé on menait les pizzas que le PC avait commandées, et je ne l'ai pas trouvé, pourtant ils était bien là cet après midi lorsque je suis monté avec les boissons fraîches !
- en effet, fit le moins coléreux et le plus roublard, mais il a changé de position il est bien plus haut dans la colline (faux les PC mobiles se mettent en principe à des endroit très dégagés) jamais vous n'y arriverai avec votre voiture, , c'est facile pour nous,  on les monte , donnez-les nous
- oui mais les sous.
- Qué sous, vous les avez payées ????
- bé  oui !
Pas de problème, indiquez votre adresse, aussitot arrivé une voiture de liaison descendra vous payer à votre boutique.
Faut être barge de croire un pompier dans ces moments là.

Vous devinez la suite..... même moi qui ne bouffe pas pizza  de pizzaiolo, et bé   .........

C'était un truc à ne pas faire, mais je suis bien content d'avoir bouffé les pizzas des colonels et autres huiles, merde alors.
Cela je ne l'ai appris que le lendemain matin, car ces deux malapris m'avaient dit que ces pizzas étaient offertent par un commerçant dont  villa avait été protégée.

Donc ce matin là je me suis fait tirer les oreilles, plus la deuxième couche en rentrant de la caserne par le chef de corps. Quelques jours après  un courrier explicite nous fut envoyé, aïe, afin que cet incident ne se reproduise plus, blabla ....que cela avait porté préjudice à la notriété du SDIS, qu'il y avait le préfet , le colonel de gendarmerie et autres lors de cet incident. blabla......

Alors nous , on est de la merde !!!  Et bien je suis bien content que cela fut fait et prêt à recommencer si je le pouvais.
Pourtant je n'aime pas la pizza des pizzaiolos, je le récapépète!

Et pour le vin ne vous en faites pas, nous sommes livrés directement, d'une façon
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ou d'une autre
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rosé ou rouge
Pour les amateur de Bière nous avons aussi de la mousse. STOP!!!!!!
 
* tchili tchilin *  lentement, doucettement

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Rédigé par jupiter

Publié dans #Galèjades

Publié le 19 Mai 2013

Platon disait : Seul les morts connaissent la fin de la guerre

pas joyeuse  la citation aujourd'hui

 

Mieux vaut une citation de miam : tous les champignons se mangent, certains , une fois seulement


Figurez vous qu' hier après midi j’ai pris une remède de cheval contre mon mal de dos, faut dire que la colonne verticale a plutôt la forme d’un ADN géant, avec en plus les disques lombaires  ressemblent à des assiettes de scène de ménage.

Non mais , tout le monde attend que je leur dise le nom du remède, ce n’est pas de la coco à la  papaye, ni un cortinozoïde crochu vendu en cachette. Les effets secondaires sont un peu fâcheux, il empêche de dormir, portant cela fait douze heures que je l’ai absorbé tellement mon dos me faisait souffrir. J’ai bien essayé de dormir, même de mettre des pinces à linge aux paupières ; que nenni, rien n’y fait, pourtant la soirée avait été arrosée copieusement, voui, la pluie dehors, vous avez remarquez ! Chose encore inédite pour moi, je n’avais jamais vu la chaudière se remettre en marche fin Mai en Provence, d’ailleurs au moment où je vous écrit, il est 4 heures 28 et il fait 9° dehors , évidemment. Et dire que ma prof de français (il y des lustres) disait : faites des phrases courtes ! merci Madame Escriva, si elle voyait les cagades pourries de fautes que j'écris !!! la pauvre

Bon que faire à 4 heures du matin ….couper du bois, chasser les escargots, allumer une feu de camp avec du bois humide , faire des photos de nuits des sangliers qui se délectent de « mes escargots », trucider ces ongulés aux poils rêches, aller réclamer le pincée de sel prêtée à votre voisin il y a trois mois, faire une virée nocturne au Festival (c’est pas mon truc) ???? Il y a des multitudes de choses à faire la nuit, même se transformer en loup garou, merdum c'est pas la pleine lune

Faire le  « marteau » par exemple, maisnan, je vous raconterais cela un autre jour ou nuit si vous êtes sages. Voila, j’ai tout bêtement écrit cet article vraiment très nul et qui va décevoir Tante Victorine

Allez vaï, je vais vous raconter une histoire vraie que j’ai vécue dans ma jeunesse, et croyez moi c’est de l’auto flagellation


L’apprenti à ressort fait le saut de la mort 

crédit photo le net

 

Je ne mettrai pas les vrais noms pour ne pas froisser certaines personnes de mon village.

Lorsque j’étais jeune apprenti électricien il m’est arrivé plein de trucs assez fumeux, même travailler dans un bordel (mais non, comme électricien , pas comme gigolo!!!Celle là n’est pas mauvaise aussi)  d’ailleurs mon premier jour d’apprentissage je n’ai fait que des trous et accroché des tableaux à Riez,  à 50 km de mon village, la journée commença à 8 heures pour se finir à 21 heures à la maison, et bé je me suis dit ça va être dur à ce rythme, mais jeune on est plein de ressorts

Ah oui con de jupinou, tu vas en parler des ressorts !!!

Voila, c’est presque une histoire banale, c’était en 1970, et plein d’écrivains anglais avaient élu domicile dans notre petit village, oui mon village est très connu et je ne vais pas faire une liste qui vous laisserait dubitatif. Ce jours là,  une belle journée de Mai, pas comme aujourd’hui, nous allâmes mon patron et moi faire quelques réparation dans une vieille bastide qui s’appelle la C    lle, un maison quillée (perchée) sur une colline avec des étages de plus de 3 mètres (oui j’ai mesuré après), et alors, j’étais svelte souple et casse cou étant jeune, la preuve je suis tout cassé maintenant

crédit photo le net

Je reprends, donc cette maison était habitée par un vieil écrivain très british qui avait une femme jeune et superbe, ba oui j’ai des yeux, (d’ailleurs les anglaises sont très belles ou très moches) et par contre ils avaient une fille de mon âge environ très très laide, ou ils l’avaient adopté dans un zoo, ou l’ADN avait transité par Tchernobyl, ou cause la plus plausible les spermatozoïde du père étaient desséché, des spermato morts vivants (mon prof de science nat disait, visez la tête, faut être con pour mettre ça dans une histoire)

Bref je ne vais pas faire une description détaillé de la fille, mais il y a des belles rousses enflammées , comme il y en a des très laides, of course !

Mon patron pour me faire une blague, oui on déconne partout en Provence et à n’importe quel propos, d’ailleurs quand il pleut fort on sort les moutons afin qu’il rétrécissent afin qu'ils puissent  rentrer dans la crèche à Noël,  VOUI, la laine rétrécit !

Donc il me fait monter au premier pour réparer la « poire » du lit  (les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître), et me dit prends ton temps, heu j’aurais préféré travailler dans la chambre à la mère et de beaucoup

Bref pour réparer une poire, il faut ou monter sur le lit (ça se fait pas)  ou le tirer pour passer entre le mur et lui, chose aisée, là c’est la partie technique

Mon patron, que  Dieu soigne  son âme, avait fermé la porte à clé « négligemment » ou "machinalement" comme dans Marius de Pagnol. Et qui il y avait dans la chambre Ro………a, ah, négligemment habillé, même en faisant de gros efforts il n’y avait rien de bien dans cette être de chair qui aurait pu  éveiller un soupçon d’un désir quelconque chez tout jeune de mon âge, même un sein entraperçu était déjà flasque et flétri si j’avais été vampire j’aurai pu lui sucer le sang mais ce n’est pas dans mes gênes.

Bref ses intentions étaient bien affichées, un peu comme dans les films, mais un film d’horreur. Et paf elle me coince avec le lit contre le mur, pan dans les parties sensibles, oui les zoms sont fragiles, mais pas assez pour me laisser faire

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Partie romancée

Je saute sur ma caisse à outils et je sors mes 4 paires de menottes en velours  (tous les électriciens ont ça) je l’attache sur le lit et la bâillonne avec le vieux chatterton blanc qui pèque (c’était pas  Lady Chatterley) ! Je saute sur le lit j'arrache...... Son père qui entend le rafus monte avec l’arquebuse et me transforme en pâté pour chien……

Stopppppppppppppppppp ! T'es complètement à la masse, tu es sur que se ne sont pas des chachets vétérinaires pour cheval

Mais t’es givré, complet avec tes cachets ! va pendre un bain de siège à la Rika Zaraï, et froid !!!!!!!

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Donc je repousse le lit et rapide comme Zorro je saute pas la fenêtre, mais point de fidèle dsestrier , putain 3 mètres sur du dur c’est Hard pour les genoux, mais mon honneur était sauf. Et qui je vois goguenard, mon patron en train de se tenir les côtes et qui me dit :

Et la caisse à outils ?

Bééééééééééééééé, j’avais peur de l’abîmer en sautant avec !

Voila, c’est con mais cette histoire est vraie, un peu enjolivée (nan pas la fille, elle vit toujours et elle est encore plus laide) excusez gentes dames qui me lisez mais c’est vrai, mais elle était gentille , j’ai même bu un pot avec elle ,  longtemps après, longtemps

Il y a prescription

Voir le dépanage du tepee

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Rédigé par La Cachina

Publié dans #Galèjades