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Publié le 27 Juin 2012


Ou comment se faire maudire par son beauf (il est décédé bien jeune mon bien aimé beauf et complice) et par mes invités.


Comme vous ne le savez peut être pas, dans le centre Var, plus précisément sur la commune de Cotignac (quel menteur, car une partie de cette colline appartient à Ponteves, mais on est pas à une guerre près avec nos voisins) est située une colline dominante appelée gros Bessillon (814 mètres) de ce perchoir il y a une vue magnifique sur la quasi totalité du Var et même au delà.


Cela se passait dimanche, jour où nos amis blogueurs Marseillais, MAMIEKEKE que vous connaissez bien et la VARLOPE ( mon pauvre beauf) que vous connaissez aussi bien sûr, s'étaient restaurés légèrement chez cet abruti de Jupi.


Pour faire encore plus bête, ce couillon de Jupi décidât de les emmener visiter le sommet de cette fameuse colline. Tout le monde avait prévu des souliers de marche à cette occasion, même la varlope pensait qu'il fallait marcher.
Mais non, une route goudronnée, je dirais même une autoroute mène au sommet, pour dire que c'est roulant, la chaussée est hérissée de ralentisseurs pour modérer les fous du volant


Nous voilà parti 4 dans la première voiture de Mamiekéké conduite pas son Cricri, suivait la Varlope et son épouse dans sa 206 flambante neuve.

Je croyais qu'il connaissait la route depuis qu'il habite à Cotignac !!!

Le chemin d'accès au sommet fait tout de même 7 km et il est sans issue.
Le temps était assez mitigé et un vent de Sud-Est soutenu soufflait, mais bon j'y suis habitué, Mes visiteurs étaient tous mascara * , noirs , gris , brefs dans un état lamentable

Image

On attaque le chemin, qui n’est pas très bon au départ, du goudron et des trous, il faut slalomer entre les nids de poules, disons heuu!!! des nids d'autruches plutôt.

Ensuite une partie du chemin est vraiment en terre et assez ravinée (c'est en fait voulu pour décourager les "estrangers", je savais qu'ensuite le chemin était goudronné, mais déjà quelques murmures se faisait entendre, et j'imaginais ce que mon beauf dans la seconde voiture pouvais me casser sur le dos.

Ouf le goudron, mais quel goudron, un goudron qui a la pelade, coumo ùn mari can (comme un mauvais chien) il restait juste quelques plaques, le reste des trous et encore des trous, "le salaire de la peur" multiplier par dix, oui c'est vrai j'exagère, mais moi je n'y fais pas attention.

Mais déjà, une petite demande révélatrice:
- on redescend par la même route ?
- bè, oui !
- aïe.

Je pensais aussi au beauf qui me maudissait à distance, et je sentais ses ondes meurtrières me transpercer.
Les trous c'est de la rigolade  ( = bosse chez les chinois), juste un petit apéritif, maintenant les ralentisseurs étaient là , déjà qu'on ne va pas vite à part faire marche arrière je ne vois pas comment on peut nous ralentir. Bref ces méchants ralentisseurs sont disposés en biais (subliés en provençal), et là tout le monde ralenti car autrement cela dégargaille (désosse) la voiture, même les 4x4.
Doucement je m'hasarde à dire qu'il y en a 27 jusqu'au sommet, je crois que j'aurais mieux fait de me taire.
J'avais des picotements dans tout le corps, je suis sûr que mon beauf avait mené sa poupée vaudou pour me martyriser à distance.
Le panorama je le connais par coeur, mais mes amis ne le regardaient pas vraiment, ils étaient un peu crispés, alors pour détendre l'atmosphère j'en sort une grosse et lourde :
- ce n'est pas dangereux, mais la dernière voiture qui est tombée, et bè, c'est une semaine après que l'on a retrouvé les corps, et encore grâce aux corbeaux qui étaient en train de les bouffer.
Heu .... Ambiance Igloo porte ouverte avec un ours blanc qui monte la garde.

Merde alors, ils ne vont pas me vomir ma bonne daube (pas si bonne que ça d'ailleurs).

Après quelques ralentisseurs, grincements, raclement et quelques piqûres dans le dos (oui les ondes maléfiques du beauf me poignardaient le dos) nous somme arrivés sur le plateau sommital qui se termine sur un précipice et en parking occasionnel.

oh putain ! une sisempe , (vent fort), putan lou vènt bouffe fouar aqui, (putain le vent souffle fort ici) et frais en plus, je met mon anorak et là je vois arrivé mon beauf qui fais un demi tour rapidos rapidos, Why ? juste le temps de dire :
- mais t'es pas calu (fada) tu veux me tuer (et oui le pauvre avait raison de se méfier)

Je ne me rappelais plus que le sommet était littéralement clafi (rempli aux maximum) d'antennes de toute sortes et dans toutes les fréquences, et cela est très très dangereux pour La Varlope qui avait un pacemaker

Alors excuse moi Dédé, je n'ai pas fait exprès, allez, la prochaine fois on ira à Cadarache ou à Tchernobyl


Le reste des commentaires et photos c'est Mamiekéké qui va vous les donner, avec moult détails aussi épineux et sous un autre éclairage


*mascara : mâchurés, mais ici cela veut dire aussi noirs, torchés, bref un peu gais

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Rédigé par jupiter

Publié dans #Galèjades

Publié le 25 Juin 2012

Petit repas entre amis

 

 

 

Donc après mon déjeuner de cote de sanglier chez mon ami, il me dit :

-je suis en train de broyer (le sous bois)  -moi je broie du noir-  tu veux venir ?

Pourquoi pas la compagnie cela n'a jamais fait de mal à personne.

- tu veux broyer ?

- oui un peu

J'aurai mieux fait de tomber sur la tête d'un étage au lieu de répondre ça.

Nous voilà parti, en arrivant il y avait un truc pas clair.

Il y avait deux broyeur un tracteur ballez à roues et un assez big à chenilles.

source le Net

Broyeur forestier

-Tient si tu veux essayer le chenille il n'y a pas Jean (son employé) cet après midi. Mais tu reste au milieu, ne t'approche pas du bord pour pas faire tomber les murs, je les fais avec le (petit) tracteur, ne me tape pas dedans c'est tout ce que je te demande

J'ai déjà conduis un chenille quand j'étais jeune, c'est pas évident, mais là c'était facile il y a juste à poser le broyeur par terre et avancer, comme une tondeuse autoporteuse, mais ce n'est pas une tondeuse!!! Et ce n'est pas de l'herbe, et ce sont des chenilles, ouille et le broyeur, derrière, il a la taille d'une voiture. Les chenilles, t'as déjà vu un char passer sur une voiture en Palestine à la TV, bien c'est pareil.

 

Je te passe les détails de mise en route et recommandations.

 

Le résumé:

 

Il croyait me faire plaisir et moi aussi.

 

Tu es enfermé dans une cage grillagée qui protège les vitres des éclats de bois, je n'appelle pas ça des éclats maintenant, se sont des projectiles.

source le net

Tracteur Forestier à chenilles UNAC

 

Les amortisseurs "yapa" juste le siège hydraulique pour aaaaaamortir.

 

Du bruit   "yen a" de partout = conversation zéro, juste tu t'entend réfléchir. On dirait une toupie de béton rempli de boules de pétanques.

 

Des vibrations  "partout" même les chaussettes elles descendent

 

De la poussière  "beauuuuuuuuucoup" même dans endroit intime elle rentre.

 

De la visibilité logiquement oui tu domines, ben non "yapa», si selon le sens du vent.

 

De temps en temps tu te retournes pour "voir" entre les projectiles de bois, c'est pas mal Hiroshima, mais en pire

 

Voilà

 

Je me suis, dit il va me xlaxonner pour me dire de m’arrêter, NIET.

 Oh Oh !! Les 35 heures on est vendredi, "yapa"

Je te jure si il y a des campeurs avec une tente tu ne les vois pas, même pas les piquets tu retrouve.

Mon dieu faites qu'il n'y ai plus de gas oil.

Pourquoi il ne tombe pas en panne.

Il y a bien un tronc qui va l'arrêter

 

Bon on a fini par s'arrêter et oui, ouf. Un coup de compresseur pour faire partir le gros de la poussière, quelques litres d'eau pour se réhydrater et bye.

 

Reviens quand tu veux,   ouiiiiiii, c'est à moi que tu parles?

L'audition redevient normale qu'après un certainnn temps.

 

Oui, oui, cet hiver

 

Après la douche, voir couleur de l'eau, j'ai du perdre 5 litres d'eau de sueur, en quelques centimètres ou une vertèbre en moins, je sais pas.

 

Dire qu'il y en qui paye pour monter sur les grand huit ou autre pour avoir des sensations.

 

Le pire c'est que l'appareil photo était resté dans la voiture, et à la fin pour pas mettre de la poussière dessus, je ne l'ai pas touché.

Donc pas de photo, mais je vais retourner en douce lorsqu'ils seront arrêtés.

Voilà ma journée;

 

Depuis je bois, je bois,  je bois du lait. Pas faim du tout. J'ai encore le bruit dans les oreilles;

 

Je n’envie pas les personnes qui doivent faire cela tous les jours.

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Rédigé par jupiter

Publié dans #Galèjades