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Publié le 1 Septembre 2016

Vous alliez croire que j'allais faire une recette à base de sueur ! Sacripants.

 

Quelques outils qui ne sont pas si vieux que cela, je les ai vus fonctionner.
 

Les paysans, terme non péjoratif,  travaillaient dur derrière ces outils, les chevaux , mulet et ânes étaient encore de partout présents dans notre Provence, et le soleil tapait aussi fort que maintenant, sinon plus. Je me rappelle encore le bruit des sabots des cheveaux ou mulets qui attendait leur ration de foin et d'eau , très tôt le matin, il paiffaient en frappant le sol de leur écuries avec la pointe de leur sabot, cela  s'entendait  dans toute la rue en un bruit un peu sourd qui se répercutait de maison en maison. En effet beaucoup de chevaux de trait avaient leurs "remise" écurie dans le village même.
Le soir certains cheveaux allaient boirent tout seul aux maintes fontaines du villages, puis revenaient tout seul vers leur remise, cela se passait encore dans les année 60.
J'abrège car pleins de souvenirs d'enfance remontent trop facilement et puissamment , me laissant un goût de nostalgie

Ces outils représentent beaucoup de sueur versée par nos anciens pour arracher de maigres récoltes  le sol pauvre et ingrat du Haut Var

Une houe à largeur variable
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Une charrue sans soc à déchausser les ceps de vignes
Maladroit s'abstenir, remarquez les mancheron désaxés

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L'ancêtre des bi-socs modernes
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Une pompe à eau sur brouette avec sa lance
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Des faucilles pour les céréales, l'herbe, les lavandes
Une pensée pour ces hommes et femmes toujours penchés

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Une vieille bonbonnière de nos antiques épiceries. J'ai levé les bonbons  évidemment , avec toutes ces gourmandes qui  viennent voir le blog  c'est plus prudent . rappelez vous ; l'épicier une fois tous les six mois remplissait ce bocal de bonbons ou de haricots, de caramels, de billes, il fallait devinez en prenant le ticket de tombola , le nombre approchant , que contenait ce bocal, et alors vous gagniez le contenu . rappelez vous aussi les pastilles au sucre rouges et blanches ou les petits caramels à 1 centimes d'anciens francs, la pièce était en aluminium
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et oui cette vieille pièce la voila

Et une verseuse de table, huile vinaigre
Très classique de notre provence, et je m'en sert toujours

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 Comme je ne peux pas m'empêcher de faire des bêtises, vous allez subir la série des Zyliss
 

Et bien sûr une antiquité Suisse, l'ouvre boîte  tout en argile du 18 ème siècle, molettes taillées à la main, frein mécanique manuel, une vraie formule 1, vous allez acheter des boîtes rien que pour le plaisir de les ouvrir : Zyliss forever, attention il bouffe ce qu'il y a dans la boîte, mais il est garanti 5 ans

 

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Rédigé par La Cachina

Publié dans #Remontons le temps

Publié le 20 Décembre 2015

C'était quasiment le début du Blog , le vrai début était je pense était  juin 2004. A cette époque, je ne me cassais pas la tête, il y avait beaucoup de "SOURCE le NET"

Cet "article est long et risque fort de vous gonfler

 

Bon, je vais essayer de vous promettre que peut être, je mettrais la recettes des biscuits de Noël

Les traditions de  Noël en Provence

On est au USA et là, ils ne font pas les choses à moitié - https://vimeo.com/476415

Source Ville d'AIX EN PROVENCE

Dans ses « Mémoires et Récits » Frédéric Mistral dit « que la veille de Noël on dételle tôt ». Cette coutume est toujours respectée (l'après­-midi du 24 décembre étant souvent chômé). Le 26 décembre, lendemain de Noël, est jour férié en Provence.

Mais le point fort de cette fête demeure le soir du 24 décembre avec toutes ses croyances, ses superstitions, ses coutumes qui viennent du plus profond de la Provence ancestrale.
Les provençaux célèbrent Noël avec dévotion, ils vénèrent l’héritage parvenu de la nuit des temps et savent ce que veut dire « TRADITION ».

 (1) jour où l’on met les graines de blé à germer dans les soucoupes «sietoun», qui seront, plus tard, déposées sur la table et dans la crèche ; c’est jour de foire à Aix…

Le blé de mémé mounic

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La table

La table du soir de Noël doit être dressée à l’aide de trois nappes blanches ; y figurent trois chandeliers, trois « sietoun » de blé. Y figure également le pain calendal (fait de pure farine de blé), formé d’une boule centrale avec douze autres autour ; il  est  piqué  en  son  centre de verbouisset (petit houx des collines) symbole de renaissance. Et en fin de repas les treize desserts. Les chiffres trois et treize lors des fêtes calendales affirment sans cesse l’évidence religieuse.

Le chiffre 3 rappelle la Sainte Trinité :

­trois nappes.

­trois soucoupes de blé.

­trois chandeliers.

­trois tours de table avant de poser « cacho fiò ». 

­trois aspersions de vin cuit sur la bûche. 

 

Le chiffre 13 symbolise le Christ et les apôtres

­le pain calendal. 

­les desserts.

 Les trois nappes :

 Le repas de la veille de Noël, le « gros souper », est servi sur une table recouverte de trois nappes blanches.  La nappe blanche est marque de grand cérémonial, de fête et signe de pureté. Au  moment de partir à la messe de minuit ou d’aller se coucher pour ceux (les  anciens souvent) qui ne s’y rendent pas, la table reste mise avec ses desserts ; on prend soin, alors, de relever les quatre coins des nappes afin d’empêcher les mauvais esprits d’y grimper et de jeter des sorts aux victuailles. En effet une communion avec les disparus s’instaure ce soir là et on sait que, lorsque la pièce principale où est dressée la table sera vide, les âmes des défunts viendront à leur tour partager les desserts.

Au retour de la messe, il n’est pas interdit de grignoter encore les desserts. Les nappes auront été remises en place au préalable mais elles seront encore relevées au moment du coucher. Soyons catégorique, la tradition provençale ne connaît point de réveillon.

Blé de Sainte Barbe :

Blé semé le 4 décembre, dans des soucoupes, « sietoun ». Ils ornent la table et la crèche. La qualité de la germination et de la croissance du blé sera la prédiction d’une année plus ou moins prospère. Cette coutume, héritée de la Provence romaine, où l’on faisait germer le blé en décembre pour marquer le renouvellement de la nature dans la phase du solstice d’hiver, est, à l’évidence aujourd’hui, une des traditions calendales la mieux conservée.

Les chandeliers :

Les  trois  chandeliers  de  la  table  du  soir  de  Noël  ne  sont  pas  là  comme  décoration,  mais éclairent tout naturellement la table. Nous retiendrons seulement que ce soir là si la flamme tournait vers quelqu’un, cela était de mauvais augure… Aujourd’hui, l’électricité nous éclaire mais les chandeliers demeurent, immuablement, sur la table le soir du 24 décembre.

La place du pauvre :

 Dans certaines familles une place est réservée à la table de Noël au cas où un malheureux se présenterait ; dans d’autres on réserve seulement une part. D'ailleurs autrefois la porte de la maison n'était jamais verrouillée ou «barrado» (fermé avec la barre) le soir de Noël.

Roses de Noël :

 Autre tradition de Noël : la « Rose de Jéricho » dite « rose de Noël », « Rose de Judée » ou « Fleur de Judée ». C’est un crucifère dont le nom scientifique est Hellebore noir ; placée dans un verre d’eau, elle s’épanouit pour être exposée sur la table de Noël. Son épanouissement dure cinq à dix jours. Retirée de l’eau, la plante se recroqueville à nouveau et peut resservir des années durant.

Cette  plante  figure  nettement  sur  la  liste  des  objets  de  dévotion ; elle a donc une  valeur religieuse, un caractère sacré reconnu. Les premières roses auraient été importées par des pèlerins ou des croisés.

Lou cacho fiò

Juste avant le « gros souper », le plus vieux (3) et le plus jeune (4) de la maison portent une bûche  d’arbre  fruitier  vivant  ou  mort  dans  l’année  (le  choix  de  l’arbre  fruitier,  c’est la fécondité  de  la  terre,  le  symbolisme  du  renouveau).  Ils  font  trois  fois  le  tour de la table familiale et déposent la bûche dans la cheminée, sur les braises incandescentes : cette bûche, en fait, écrase le feu : « cacho fiò » (5). Le plus âgé l’arrose alors de vin cuit, par trois fois, ce qui enflamme la bûche : « bouto fiò » (met le feu) (6). C’est au moment de cette action qu'il prononce les paroles sacramentelles immortalisées par Mistral : Cacho fiò, Bouto fiò, Alègre ! Alègre ! Mi bèus enfant, Diéu nous alègre ! Emé Calèndo tout bèn vèn… Diéu nous fague la gràci de vèire l’an que vèn, E se noun sian pas mai, que noun fuguen pas mens ! (7)

(3) l’aïeul

(4) le « cago­nis »

(5) « cacho fiò » vient du verbe « cacha » qui signifie « écraser » en provençal

(6) « bouto fiò » vient du verbe « bouta » qui signifie « mettre » en provençal

(7) A la bûche ­Transmet la flamme ! ­Allégresse ! Allégresse, ­Mes beaux enfants, que Dieu nous comble d'Allégresse ! Avec  Noël, tout bien vient : Dieu nous fasse la grâce de voir  l'année  ­­prochaine. ­Et, sinon plus nombreux, puissions ­nous n'y pas être moins.

 

Le gros souper

Evoquer le « gros souper » n’est pas chose facile. C'est un repas conséquent mais maigre qui commence vers 19 heures. Il réunit toute la famille. On aura gardé pour ce soir là les meilleurs produits. Il est composé d’un nombre important de plats maigres, sept étant le nombre parfait en réminiscence des sept douleurs de la Vierge. Les mets sont préparés avec soin, variant tout comme  les  desserts, d’une famille à l’autre, d’une contrée à l’autre,  selon le terroir, les productions, les classes  sociales.  Le  tout  confondu,  la  liste  pourrait  être  longue…  Nous citerons  pêle­-mêle :  les escargots, les gratins de légumes  (épinard,  chou­fleur),  la  carde, l’aïoli,  les  poissons  (loup,  muge,  morue,  anguille),  les  omelettes (truffe, artichaut), la brandade, « l’anchouiado »… Les poissons sont généralement grillés, la morue ou l’anguille peuvent être préparées en « rèito »

(8), le  muge  préparé aux olives et tous les  légumes de maintes façons. Sept vins doivent être servis au cours du repas.

 

 

Les treize desserts

Les treize desserts seraient d’origine  marseillaise et paraissent inconnus avant le début du XIX éme siècle. D'ailleurs Frédéric Mistral dans ses « Mémoires » dit que le soir de Noël les desserts étaient nombreux sans préciser le chiffre treize. Leur composition est très variable d'une contrée à l'autre, en voici une liste non exhaustive.

 Obligatoires sont :

­la pompe à l’huile d’olive qui se déguste avec le vin cuit

les  quatre  mendiants :  figues  sèches  (franciscains),  raisins  secs  (dominicains), amandes (carmes), noisettes (augustins) ou noix. Si la couleur de ces fruits rappelle la couleur des robes des quatre ordres religieux qui vivaient de mendicité, il faut toutefois noter que ces vêtements et leurs couleurs ont évolué avec le temps.

­le nougat blanc, le nougat noir

­les dattes, seul fruit exotique admis, elles symbolisent le Christ et sont présentées dans le plus beau plat de la maison.

Puis, on peut citer : les pommes, les poires, les mandarines, les oranges, le raisin frais, les melons  d'hiver,  les  prunes  séchées  de  Brignoles  (pistoles),  les  chocolats,  les  fondants, les pâtisseries familiales, les confitures, les oreillettes, les tartes aux fruits…

(8) réito ou raito : espèce de capilotade faite avec du poisson frit à la poêle auquel on ajoute une sauce au vin et aux câpres, mets provençal dont on fait particulièrement usage la veille de Noël.

Actuellement, à Aix, on ne connaît pas un repas de Noël sans calisson. Ainsi l’association Fouque,  l’Escolo  Felibrenco  Li  Venturié,  les  Pâtissiers  de  la  Coupo  Santo  et  l’Union  des Fabricants des Calissons d’Aix ont décidés d'affirmer la particularité aixoise et d’un commun accord, en 1998, ces associations ont défini et déposé une liste précise des 13 desserts aixois afin  de  pouvoir  répondre  aux  demandes  de  plus  en  plus  nombreuses  qui  leur  arrivent journellement.

Ce travail a eu pour but de donner collectivement une liste de référence. Il ne s’agit en aucun cas, pour les initiateurs de cette démarche, de s’approprier les 13 desserts. Il était simplement urgent de valider une liste qui désormais fait foi et doit contribuer à éviter des erreurs et autres aberrations.

Voilà donc la liste de ces treize desserts aixois :

­Dattes

­Le gibassié (pompe à l’huile d’olive)

­Nougat noir

­Nougat blanc

­Les quatre mendiants : les amandes, les figues, les raisins secs, les noix (ou noisettes)

­Calissons d’Aix

­Pâte de coing

­Raisin blanc (servant)

­Melon de Noël (verdau)

Orange (ou mandarine)

 

Les 13 desserts sont grignotés pour occuper la veillée jusqu’à la messe de minuit. Les desserts restants seront consommés dans les jours suivants…

Le vin cuit

Les  treize  desserts  sont  accompagnés  du  traditionnel  vin  cuit.  Spécialité de Palette  (près d’Aix), commune du Tholonet, le vin cuit est commercialisé en 1822 par Ferdinand Houchard. Mais, devant le poids des taxes et tracasseries administratives, cette commercialisation sera arrêtée avant 1960.

Pour les provençaux nostalgiques de leur vin cuit, un courageux viticulteur le leur restitue admirablement depuis une trentaine d'années,  malgré  les difficultés qu’il a rencontrées  lui aussi…

 De fait, durant ces dernières décennies, le vin cuit ne venait plus de Palette mais de chez Monsieur Jean Salen, domaine Les Bastides au Puy Sainte Réparade. Nul ne l'oubliera même si actuellement, et depuis 5 ou 6 ans, d'autres producteurs se sont essayés avec bonheur à la fabrication du vin cuit. Ainsi ce produit qui a failli tomber dans l'oubli redevient actuellement à la mode, à tel point qu'un concours de vin cuit est désormais organisé tous les ans, c'est dire la qualité du nectar. Seul regret : il se dégage de cette évolution une impression de produit raffiné et d'exception qui l'éloigne de ses origines.

Lou sauvo­crestian (sauve chrétiens)

C’est avant le départ pour la messe de minuit que nos aïeux accomplissaient le rite d’entamer « lou fiscou » (9) de « sauvo­crestian » (10).

Deux recettes ou versions nous sont données : La première, celle que nous tenons de tradition familiale, est la macération de fruits de micocouliers (falabrego) (11) dans de l’eau de vie. La seconde est de Frédéric Mistral ; grains de raisins confits à l’eau de vie.

Autre particularité aixoise : la « fenouieto ». A Aix et dans les campagnes des environs, une liqueur connue sous le nom de fenouillette, eau de vie distillée avec de la graine de fenouil, est aussi la liqueur du soir de Noël.

 La messe de minuit

 

Après avoir avalé une gorgée d'une de ces liqueurs, est venu le départ pour la traditionnelle messe de minuit, souvent à pied. Au cours de cette messe, chantée en provençal, a lieu les offrandes des produits de la terre et de la mer, produits du paysan, du berger, du pêcheur. Il y a également le pastrage : l’agneau, dernier né de l’année, est enrubanné et porté soit dans une petite charrette tirée par une brebis et accompagnée de bergers soit dans les bras d'un de ces derniers. Pendant cet office sont chantés les célèbres noëls provençaux dont ceux de Nicolas Saboly : « Lei pastourèu », « Li a proun de gènt », « Pastre dei mountagno », « Pèr noun langui long dóu camin ». La messe de minuit est souvent précédée d'une veillée où se succèdent noëls, lectures et musique au galoubet­tambourin.

Aujourd'hui des messes de minuit sont encore célébrées dans la tradition provençale à Aix (église du St Esprit) et en Pays d'Aix. (9) le flacon (10) le sauve­chrétien est un digestif (11) le micocoulier (falabreguié en provençal) est un arbre du terroir provençal.

Autour de Noël

La pastorale

Les provençaux ne laisseront pas passer le mois de janvier sans assister au moins une fois, sinon  plus,  à  la  représentation  de  la  « Pastouralo ».  Les  pastorales  sont  nombreuses.  Paul Nougier en a recensé plus de deux cent cinquante. Il s’en écrit encore. Le drame le plus réputé est celui d’Antoine Maurel, de  Marseille, qui se  joue depuis 1844. C’est la représentation anachronique et extrapolée en Provence de la naissance du Christ, accompagnée de maintes péripéties. Les comédiens, tous amateurs, portent les costumes régionaux des années 1800­-1830, en usage avant que la vapeur facilite l’acheminement de la mode parisienne à travers nos provinces.

La  pastorale  Maurel  est  une  excellente  étude  des  mœurs  de  l’époque  dont  certaines  sont encore conservées. Parties de Marseille, les pastorales sont jouées maintenant un peu partout en  Provence,  mais  Marseille  et  le  Pays  d'Aix  en  restent  le  berceau  où  les  troupes  sont nombreuses.

Prenant la  suite du Cercle Saint Mitre en 1941, l'Effort Artistique donne tous les ans une représentation fort appréciée à Aix­-en-­Provence.

La foire aux santons

Depuis 1934, la foire aux santons propose aux aixois le large éventail de personnages qui prennent place dans la crèche. Les maîtres santonniers, des plus réputés, y ouvrent leur étal, le choix et la qualité se côtoient dans un égal bonheur.

La foire aux santons après s’être tenue en différents points de la ville (sur la place de Verdun il y a déjà plus de quarante ans) dresse aujourd’hui ses baraques au début de l’avenue Victor Hugo durant tout le mois de décembre.

La  ville  de  Marseille  possède  la  plus  ancienne  foire  aux  santons  (1803)  ;  elle  se  tient actuellement sur le haut de la Canebière.

D’autre villes ou villages ont également aujourd’hui leur foire aux santons et les expositions ou « foire » d’un jour ou deux se sont multipliées ces dernières années un peu partout.

Mais ces manifestations sont très éloignées des authentiques et ancestrales Foires aux Santons d'Aix et de Marseille.

La Foire aux Santons d'Aix, modeste mais d'une qualité rare, demeure sans nul doute la plus belle  vitrine de  l'art santonnier. Son  inauguration,  le dernier dimanche de  novembre ou le premier de décembre, est précédée par  la traditionnelle  messe des santonniers célébrée en provençal et animée par des chants provençaux et galoubets et tambourins.

La crèche

La crèche est mise en place sur un meuble de la pièce principale de la maison, on la trouvait autrefois très souvent sur la « mastro » (le pétrin) (*).

 

 

 

D'accord la mienne n'est pas terrible

D'accord la mienne n'est pas terrible

Elle reste en place du 24 décembre au 2 février. Doivent obligatoirement y figurer : Enfant Jésus, Sainte Vierge, Saint Joseph, le bœuf, l’âne, l’ange Boufarèu, les trois rois, les bergers, puis au cours des années on peut ajouter le ravi, le meunier, le rémouleur, l’aveugle et son fils, le tambourinaire… Tous ceux qui portent fruits, légumes, bois, tous les petits métiers d'antan et activités agraires en Provence dans  la première  moitié du XIXème siècle. Le nombre de santons est illimité. On dispose aussi étable, maisons, moulin, pont… troupeau.

Attention à la perspective, ne pas mélanger les santons petits et plus grands. Tenir compte que les accessoires soient à peu près à l’échelle.

Sont nécessairement interdits dans une crèche traditionnelle provençale, tout objet en matière plastique  ou  tout  sujet  anachronique ;  également,  jamais  de  guirlandes  étincelantes  et multicolores. Les matériaux utilisés pour la construire doivent être naturels : pierres, terre, verdure, mousse, sable, branches… Des cartons supportent généralement le relief.

Recommandations particulières :

­Placer l’Enfant Jésus dans la nuit du 24 au 25 décembre ­mise en place des Rois le jour de l’Epiphanie (aujourd’hui, le premier dimanche de janvier mais en fait… toujours le 6 !).

Puis ne pas oublier de faire figurer dans la crèche provençale : le « sietoun » de blé de Sainte Barbe, une veilleuse, une étoile.

(*) Précisons, n'en déplaise à certains, que le sapin de Noël n'est pas provençal, il n'existe pas dans notre tradition. Le sapin et sa décoration, exportés des régions germaniques et nordiques, eurent pour but à l'origine d'apporter la lumière qui faisait défaut à cette époque de l'année, cette lumière dont bénéficie naturellement la Provence…

Les santons

Santon vient du mot provençal « santoun » (petit saint), nom donné en Provence à des petits personnages d’argile. Son créateur est un marseillais, Jean­ Louis Lagnel.

Lorsque la Révolution interdit l'accès aux crèches présentées dans les églises, les provençaux inventèrent la crèche familiale : l'artisanat du santon était né.

Le santon, en argile, puis décoré, fabriqué à partir de 1800, succéda aux santons habillés dits « d’église » et aux santons articulés des crèches parlantes, tous de très grande taille. Sa taille s'échelonne entre deux et vingt centimètres.

La  plupart  des  santons  habillés  d'aujourd'hui  n’ont  absolument  rien  de  comparable  ni  de commun  avec  ceux  antérieurs  à  l’apparition  du  santon  d’argile,  bien  que certains  soient remarquables.  Cela  mène  quelques  puristes  à  considérer  seul  le  santon  d’argile  comme véritablement traditionnel.

Le santon traditionnel décoré est fabriqué avec un moule en plâtre en deux parties (le devant et le derrière), qui a été lui­même fabriqué à partir d’un premier modèle fait entièrement à la main par le santonnier. Une fois sorti du moule, le santon subit des retouches et l’ébarbage (faire  disparaître  les  défauts  et  les  jointures  du  moule).  Le  santon  séchera  lentement.

Autrefois, le santon était alors terminé, après une décoration à la peinture à l’eau ; il était donc en argile crue (non cuite) et très  fragile.  Aujourd’hui,  la technique a évolué ;  bien sec,  le santon sera mis au four et cuit à 900° avant d’être décoré avec des peintures spéciales, ce qui rend le santon actuel très solide et généralement lavable, tout en respectant une fabrication suivant les mêmes méthodes depuis près de deux siècles.

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